Comment apprendre et retenir l’anatomie ou UE 5

 

UE 5

Organisation des appareils et des systèmes : morphologiques et fonctionnels généraux

 

C’est la première chose qui vient à l’esprit du non-initié lorsqu’il entend le mot « médecine » et de fait, l’UE 5 lève le voile sur l’élément le plus fondamental de cette discipline : l’anatomie du corps humain. Cette unité d’enseignement posera des bases que vous approfondirez tout au long de vos études médicales, année après année ; autant dire qu’elle est plus que prise au sérieux par les professeurs !

L’élément principal qui distingue l’UE 5 des autres UE est la masse gargantuesque d’informations à connaître. Parce que son sujet est foisonnant, cette matière, pourtant généralement appréciée des élèves, occupera une très grande partie de votre temps d’apprentissage. En effet, il s’agira de connaître exhaustivement tous les cours, qui iront de « la présentation de l’organisation générale des appareils et des systèmes » à l’étude des « aspects morphologiques et fonctionnels qui faciliteront l’abord de la physiologie, de la séméiologie et de l’imagerie »… et la façon dont l’UE est évaluée impose une connaissance par cœur de ces notions.

Bref, autant être franc, il y a du pain sur la planche. Ceci est encore plus vrai pour les primants, qui découvrent entièrement l’étendue des cours, que pour les doublants. Cependant cette différence n’a que peu d’impact le jour de l’épreuve, car les doublants ne conservent que des restes mineurs de leur passage en anatomie en première année. Et pou cause, un dicton résume parfaitement l’ampleur de la tâche en anatomie générale : « L’anatomie s’apprend sept fois et s’oublie six fois ». En route…

Unité d’EnseignementUE 1UE 2UE 3aUE 4UE 5UE 3bUE 6UE 7UE spé(2)
Pondération dans la moyenne finale (%)(3)Médecine1617977771317
Odontologie15161077771318
Pharmacie19148746111219
Maïeutique1617977771317
Semestre1er1er1er1er ou 2nd1er ou 2nd2nd2nd2nd2nd

Ce qu’on ne vous dit pas (assez)

1. L’anatomie doit être apprise avec curiosité, voire passion

L’UE 5, que l’on nommera aussi « anatomie » est une matière à deux faces, aussi abondante et foisonnante d’une part, que détaillée scrupuleuse de l’autre. Les étudiants qui prétendent à une bonne note en anatomie doivent donc maîtriser de longs pans de cours de façon approfondie, dans les moindres détails, pour ne pas dire mot pour mot. C’est la matière où le par-cœur pur et dur paie, car il n’existe pas d’alternative.

Chaque année, cette nécessité du par-cœur en décourage plus d’un de s’attaquer à la masse de travail nécessaire pour venir à bout du programme. Ces étudiants la perçoivent comme une matière monolithique, sans saveur, à ingurgiter à la va-vite juste pour avoir une note le jour du concours. Ils sont la plupart du temps rebutés dès les premiers cours, et la route est longue et monotone jusqu’à leur note (souvent basse) aux concours.

A l’inverse, ceux qui réussissent l’anatomie sont ceux qui se passionnent et s’émerveillent pour ses origines, ceux pour qui l’étude du corps humain est devenue, au-delà d’un moyen pour avoir une note aux concours, une source de motivation de passer en deuxième année pour en découvrir davantage. En effet, l’anatomie s’étudie de la première à la dernière année des études de santé, alors autant vous passionner pour sa cause dès la PACES, sinon la route risque d’être, là aussi, longue et ennuyeuse.

C’est cette attitude passionnée et curieuse que nous prêchons. Car ne nous mentons pas : les premiers cours vous paraîtront indigestes, comme c’est le cas pour tout le monde. Mais vous verrez au fur et à mesure que l’anatomie est une matière extrêmement noble, riche, profonde, passionnante. Ce n’est pas un hasard si elle a été étudiée et améliorée par les plus grands cliniciens et médecins de leurs époques respectives. Et plus vous réussirez, plus cela vous intéressera. Instaurez ce cercle vertueux dès les premiers cours, vous vous en remercierez longtemps.

2. Les schémas sont des appuis décisifs dans la maîtrise de l’UE 5

Depuis ses origines, l’anatomie est une science clinique, une science de l’observation. C’est par l’examination minutieuse des articulations, des muscles, de la vascularisation, et d’autres, que des générations de chercheurs ont peu à peu compris les liens d’interdépendance qui lient entre eux chacun des éléments, des organes, et déterminé la position et le rôle de chacun d’entre eux.

En apprenant bêtement l’anatomie comme un pavé, et en faisant l’économie de chercher à savoir à quoi se rapporte ce savoir dans le plan de l’espace, beaucoup d’élèves font une erreur fondamentale, tant un texte retranscrit de façon très sous-optimale l’interconnexion extrêmement complexe des éléments qui permettent la vie d’un corps. La compréhension correcte de l’agencement des différents éléments du corps humain passera avant tout par une excellente visualisation de ces derniers in situ, dans la position exacte que chacun occupe. Cette visualisation devra passer par l’arme absolue de l’UE 5 : le schéma.

« Pour l’UE 5 et tout ce qui est anatomie : j’ai fait de la révision quotidienne un impératif, et surtout, j’ai essayé de VISUALISER un maximum »

Sophie R. PACES réussie en doublante

En UE 5, le secret d’un apprentissage efficace et sans grande douleur est la visualisation de chaque élément, phénomène ou mécanisme, qui passe par sa retranscription par un schéma, même lorsque le cours est du texte brut. Nous verrons comment faire par la suite.

3. Vous devrez travailler en binôme lorsque les conditions l’imposeront

Suivant les universités et les professeurs, les cours d’anatomie diffèrent. Quand certains professeurs fournissent les polycopiés de leur cours ainsi que d’éventuels documents annexes, d’autres ne fournissent rien, obligeant les élèves à prendre notes et schémas en même temps que le professeur dicte son cours, ce qui fait de l’anatomie une matière unique de ce point de vue. Dans ce cas, il existe deux solutions qui ont fait leur preuve.

  • La première consiste à assister aux cours d’anatomie en binôme, l’un prenant seulement le cours écrit du professeur, l’autre ne prenant que les schémas. En combinant les deux parties (notes et schémas), vous aurez un cours parfaitement clair et propre.

« Pour l’anatomie, j’ai toujours eu un binôme (ma coloc pendant ma première P1, et une autre amie pendant ma P12) : je tapais les cours à l’ordi pendant qu’elles refaisaient les schémas, puis on s’échangeait tout ça par mail. »

– Manon, PACES réussie en doublante

  • L’autre option consiste à venir en cours avec un dictaphone pour pouvoir enregistrer les explications du professeur, tandis que vous ne vous contentez que de prendre les schémas à la main (ou à l’aide d’un appareil photo). Une fois chez vous, vous reprenez le cours au dictaphone. Cette méthode est cependant bien plus chronophage que la première, mais permet pour certains d’apprendre en recopiant.

Le reste des universités fournit un polycopié qui rassemble les textes et les schémas s’y rapportant. Dans ce cas, il est nécessaire d’assister à tous les cours accompagné de votre polycopié, afin d’y noter les explications supplémentaires que le professeur serait susceptible de donner.

 ADN des cours de l’UE 5
Période des cours magistrauxEtalée sur le semestre
Complexité Moyenne – Elevé (la complexité réside dans l’exhaustivité de la connaissance du cours)
Critère de sélectivitéFiabilité et rapidité dans la réponse aux QCM des détails.
Temps dédié à l’apprentissageRépété, à étaler sur toute la durée du semestre
Pertinence de surinvestir Elevé, il faut connaître parfaitement son cours de fond en comble

Comment mémoriser pour réussir

  

 Feuille de route en UE 5
Progrès de long terme via l’étude du cours ++
Progrès de long terme via la répétition d’exercices
Type de fichesRéalisation de schémas et dessins
Chronologie d’apprentissageTrès régulier
QCM typesGénéralités et détails de cours, avec schémas

1. Vous devez visualiser pour apprendre

a. Vous devez appuyer votre apprentissage sur les schémas

S’il y a bien une matière dont l’apprentissage passe par la visualisation et la représentation des concepts dans les plans de l’espace, c’est bien l’anatomie. Visuelle, pleine d’interconnexions complexes, de flux et de d’interdépendances, elle fait un sujet parfait pour le schéma.

C’est pour cette raison qu’à chaque texte donné en polycopié et en cours est associé un schéma. Les schémas ont une importance capitale dans l’apprentissage et la mémorisation des notions théoriques : ils font directement intervenir la mémoire visuelle, la plupart du temps bien plus efficace que son homologue auditive.

« En anatomie, je tâchais de visualiser un maximum de choses : avoir une bonne représentation dans la tête, c’est quelques phrases de cours en moins à connaître. »

Elise S. PACES réussie en doublante

Même si votre université, le jour de l’épreuve, ne pose que très peu de schémas, vous devez vous obliger à les surmaîtriser, car ils sont aussi d’excellents appuis pour trouver la réponse à des questions que vous vous poseriez. Si vous connaissez votre schéma parfaitement, il n’est pas exagéré de dire que le texte s’y rapportant est appris aux deux tiers.

« Pour l’anatomie, j’utilisais pas mal de schémas de différents ouvrages (c’est vraiment une matière visuelle. Apprendre par cœur le cours me semble moins efficace). »

Jacques D. PACES réussie en doublante 

« En anatomie, je me servais plus des schémas que du texte, je pouvais replacer dans l’espace, ça aide sur les questions pièges. »

Marie C. PACES réussie en primante

« Pour l’anatomie, je mettais des schémas partout sur les murs de ma chambre, je suis même allée jusqu’à plastifier les plus difficiles pour les accrocher dans ma douche … »

Murielle E. PACES réussie en doublante

Lorsque vous êtes face à un schéma, pour l’apprendre efficacement, deux méthodes ont jusqu’ici fait leurs preuves :

1. Fixez le schéma, et prenez deux minutes pour vous imprégner de son sujet, ses tracés et ses légendes. Puis, cachez seulement les légendes et entraînez-vous à les nommer, jusqu’à ce que vous sachiez parfaitement tout placer au bon endroit.

2. Fixez le schéma, puis redessinez-en une version simplifiée autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que vous l’imprimiez si bien que vous sachiez le dessiner et le légender parfaitement sans.

Bien évidemment, associer ces deux méthodes permet de parfaire son apprentissage, et de parer à toute éventualité.

L’apprentissage par la visualisation de l’anatomie passe aussi par le surlignage des notions élémentaires du cours et des définitions : munissez-vous de vos surligneurs préférés, et confectionnez-vous un code couleur précis que vous maintiendrez tout au long de vos cours d’anatomie.

Par exemple :

  • jaune pour les angles,
  • vert pour les axes,
  • rose pour les données numériques,
  • orange pour les définitions, etc.

A chaque lecture, vos yeux seront guidés vers ses repères haut en couleurs.

b. Quand une notion est obscure, faites vos propres dessins et schémas

Nous l’avons vu, les schémas sont d’une importance capitale. Aussi, si jamais vous êtes empêtré dans un gouffre de notions et qu’il impossible pour vous de sortir la tête de l’eau, votre bouée de sauvetage sera la réalisation d’un schéma personnel « pseudo anatomique » du texte en question.

Par exemple, vous êtes coincé dans la « cinématique de la marche » : ne perdrez pas trois heures sur la même page à comprendre quel muscle fait quoi. Prenez une feuille et faites-y un schéma personnel des notions se trouvant dans les différentes parties de votre chapitre, en couchant sur le papier chacune des notions écrites noir sur blanc. Joignez enfin ce schéma à la page correspondante de votre cours, afin de toujours avoir sous la main ce précieux dessin, qui vulgarise et simplifie un texte dense et abscons. Attention toutefois, vous êtes en PACES et non aux Beaux-Arts : il s’agit de faire le plus simplement du monde des schémas clairs, concis et lisibles pour ne pas perdre de temps.

« Les schémas m’ont beaucoup aidés en anatomie, et d’avoir différents supports (exceptionnellement) en plus des diapos, je travaillais avec un atlas d’anat (Netter). Je dessinais beaucoup. »
Julie T. PACES réussie en primante

Pour aller plus loin, vous pouvez vous aider de supports anatomiques de références trouvés en dehors de vos cours. La référence reste L’atlas d’anatomie humaine de Franck Netter, disponible dans toutes les bibliothèques universitaires.

Nous vous conseillons aussi d’excellents sites internet permettant de visualiser le corps humain en trois dimensions, avec une extrême précision ; comme www.zygotebody.com ou www.visiblebody.com.

c. Devenez votre propre cobaye

L’anatomie a cet avantage qu’en principe, vous avez toujours votre sujet… sur vous. Vous pourrez ainsi mettre en pratique une partie de votre apprentissage anatomique sur votre corps (et sur celui des autres bien entendu). Cela peut même constituer une sorte de jeu – en PACES, on s’amuse avec ce qu’on peut, hein.

Ainsi, pour le chapitre sur les articulations et les os, vous pouvez par exemple reproduire exactement les angles naturels des articulations de vos mains, de vos bras, citer les noms de vos os du membre supérieur, inférieur ; voire même les différentes vertèbres. Mais aussi situer avec plus ou moins d’exactitude, les différents organes de votre corps, foie, rein, vessie, définir les tracés de votre système sanguin, etc. Cet entraînement n’a de limite que votre imagination (et votre souplesse…) et ça marche ! N’ayez pas peur du ridicule…

A chaque fois que vous situez un os, récitez ce que vous connaissez sur cet os (le type d’os, les muscles qui s’y insèrent, le nom de l’articulation principale, les os auxquels il est relié, etc.). Faites-en de mêmes pour les organes, les vaisseaux etc.

C’est ainsi qu’en combinant théorie et « pratique », vous ferez des progrès dont vous-même serez étonné, et vous serez probablement impatient de mettre en pratique tout cet apprentissage sur vos futurs patients. 

2. La logique doit toujours faciliter votre apprentissage

 Souvenez-vous toujours : le corps humain est une incroyable machine dont l’agencement est quasi-parfait, et où rien n’est dû au hasard. Mettez-vous bien cela dans la tête : chaque muscle, chaque trajet nerveux, chaque forme d’os, chaque articulation revêt un rôle spécifique dans la réalisation d’une fonction, et sa conformation tridimensionnelle n’est jamais le fruit du hasard. En apprenant vos polys, vous devez vous mettre dans la blouse du futur clinicien que vous serez, qui garde en tête – parce que c’est une vérité fondamentale de l’étude du vivant – que tout est lié par la logique.

Obligez-vous au maximum à bannir l’apprentissage par cœur bête et méchant de vos cours, et au contraire à privilégier une démarche logique de la recherche de la cause à l’effet dans votre apprentissage, celle d’un clinicien qui souhaite comprendre avant d’apprendre, le pourquoi du comment.

Si j’ai telle forme d’os, c’est qu’il a pour but de faire ça et ça, donc tel muscle s’y insère et est alimenté par telle branche de tel système sanguin et contrôlé par telle branche de tel système nerveux, etc.

« Le conseil que je donnerais dans cette matière est de ne pas apprendre bêtement os par os puis muscle par muscle… Il est plus facile d’apprendre en sélectionnant les leçons, exemple : J’apprends les os de l’épaule, les muscles qui vont avec, l’arthro, puis je reprends les os du bras, les muscles du bras, l’arthro… puis avant bras… etc ! Car tout s’imbrique, et il est plus facile d’apprendre les insertions des muscles sur un os en visualisant tout simplement le muscle ! Au début on est très long pour apprendre et puis ça finit par venir … »
Angélique B. PACES réussie en doublante

Revoyez les cours dans l’ordre logique des choses. Les professeurs aborderont l’anatomie en suivant une chronologie extrêmement logique. Ils commenceront par les généralités, puis le système squelettique, puis les articulations, les muscles, le système sanguin, le système nerveux… On part des fondations pour aller vers le plus précis.

Sachez faire de même lorsque vous reverrez vos cours, adoptez cette chronologie axée sur logique : avant de s’attaquer aux muscles, il faut connaître parfaitement le système squelettique et articulaire. On n’apprend pas à écrire avant de connaître parfaitement l’alphabet.

Certaines notions sont extrêmement difficiles à retenir telles qu’elles apparaissent dans le cours. Il devient alors judicieux d’en retenir une version simplifiée à l’extrême pour les ressortir plus facilement. C’est particulièrement le cas des enchaînements de notions. Retournez à la partie sur la mémoire (III.B) pour en savoir plus.

Prenons l’exemple de l’embryologie et la formation du système nerveux central.
L’embryologie de l’encéphale se caractérise par un double phénomène de segmentation, avec multiplication de vésicules cérébrales. Initialement composé de 3 vésicules, ces dernières vont se diviser pour donner un cerveau à 5 vésicules, qui sont d’avant en arrière : le télencéphale, le diencéphale, le mésencéphale, le métencéphale et le myélencéphale.

Pour retenir facilement cet enchainement, créez un mot imaginaire composé des premières lettres de ces mots : « T » pour télencéphale, « D » pour diencéphale, « Més » pour mésencéphale, « Mét » pour métencéphale et « Myé » pour myélencéphale. Ce qui donne « TDMésMetMyé ».

Faites de même pour d’autres enchainements. Vous n’avez que l’embarras du choix !

3. Repasser encore et encore sur les cours sera essentiel dans votre réussite

Sachez-le, quand bien même l’anatomie serait en passe de devenir votre passion, ce n’est pas en la lisant deux ou trois fois que vous la connaîtrez assez pour décrocher une bonne note aux concours. Tous les médecins passés sur les bancs des amphis avant vous pourront vous le confirmer : l’anatomie doit être lue et relue, le plus de fois possible. Le fameux dicton « l’anatomie s’apprend sept fois et s’oublie six fois » est tout sauf une légende de carabins. Comment faire, précisément ?

  • Faites une première lecture du cours avant le cours magistral. Si votre université donne ses cours sur des polycopiés, rien de mieux que d’effectuer un premier survol du cours afin d’avoir une vue d’ensemble et repérer les éléments qui vous semblent compliqués.
  • Soyez extrêmement attentif pendant les cours magistraux d’UE 5, ils constitueront la toute première étape de votre visualisation de l’anatomie dans l’espace. Beaucoup trop d’étudiants délaissent ces cours magistraux, percevant l’amphi comme une perte de temps, et préférant se référer aux polycopiés du professeur. En étant concentré sur le cours, vous prendrez une longueur d’avance sur ceux restés chez eux, car vous aurez en mémoire à la fois les explications orales et visuelles du professeur.
  • Revoyez vos cours le plus de fois possible. Sans tomber dans l’overdose, essayez autant que possible d’y consacrer une à deux heures d’apprentissage par jour soit environ de relire un à deux chapitres minimum, en respectant au mieux les conseils cités plus haut.

« Je faisais de l’anatomie TOUS LES JOURS : pendant mes trajets de métro (environ 1 heure par jour en tout), et certains jours je la travaillais également à mon bureau avec le Netter »

Aurore T. PACES réussie en doublante

« Je me gardais l’anat pour le soir, avec coucher vers 23h-23h30 »

Marion E. PACES réussie en primante

  • Entraînez-vous aux QCM et aux annales. Les QCM sont d’une importance capitale en anatomie, car ils vous permettent de savoir précisément sur quelle partie de quel chapitre vous n’êtes pas encore au point. Les annales, quant à elles, permettent de bien cerner ce que le professeur attendra de vous lors de l’épreuve du concours.
Il vous aidera beaucoup de lier les mêmes notions de différents cours entres elles. Lorsque vous retrouvez deux mêmes notions de cours dans deux chapitres différents, il est judicieux de vous mettre des rappels dans la marge d’une notion à l’autre. Vous vous approprierez ainsi le programme par un second « crible », différent de l’ordre cursif que tout le monde a déjà, ce qui solidifiera vos connaissances. Cela préviendra entre outre les nombreux cas où, plus tard dans vos révisions, vous tomberez sur une notion que vous aurez déjà couverte dans un chapitre précédent sans savoir exactement où et à quoi elle se rapportait, ce qui est extrêmement agaçant !
  • Réalisez avec vos amis des quiz anatomiques. Après avoir appris un chapitre, réalisez des quiz sur ce même chapitre en vous posant des questions sur le chapitre. Lorsqu’un joueur se trompe, un autre doit être capable de le corriger (ou d’apporter des précisions si sa réponse est incomplète) sans regarder le cours. Cela peut aussi fonctionner avec des non-initiés disposés à vous aider, par exemple des personnes de votre famille !

« En anatomie, pour les muscles (insertions, rôles, etc.), j’avais rédigé des petits papiers que mon papa tirait un à un en m’interrogeant. »

Laure S. PACES réussie en doublante

Dans le feu de l’action

Comme vous l’aurez compris dans les méthodes, vous devez répondre aux QCM avec la même chronologie que celle utilisée pour l’apprentissage de vos cours : répondez en premier lieu aux QCM sur les généralités, puis à ceux sur les os, puis à ceux sur les articulations ainsi de suite. Normalement, le sujet est construit en suivant la chronologie élémentaire, mais vous n’êtes pas à l’abri d’un changement… qui constituerait donc une opportunité pour vous qui sachez désormais comment vous y prendre !

Lorsque qu’un QCM porte sur un schéma, vous devez immédiatement avoir en tête ce schéma. Ainsi, dès que vous découvrez votre sujet, identifiez les schémas qu’il met à contribution, et remémorez-vous leur construction. Notez en priorité les réponses correspondantes aux schémas que vous avez en tête ; vous attaquerez les QCM de notions de cours par la suite. Commencer ainsi vous permettra de ne pas tomber dans le trou noir visuel, que le stress conséquent provoque bien souvent.

 

Réussir l’UE 5 : Ce qu’il faut retenir :

Visualisez le plus possible chacune des nouvelles notions que vous apprenez. Votre apprentissage s’en trouvera facilité et vous retiendrez bien plus facilement.

Cherchez toujours la logique qui sous-tend chacun des cours.

Préparez-vous à lire et relire le cours. Pimenter cet apprentissage de QCM, annales et quiz anatomiques vous facilitera la tâche.