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Thomas G, en 2e année de Médecine à Paris 11 nous parle de son parcours et du vécu de sa PACES

Quelle année était votre PACES, quel était son numerus clausus ?

2017 – 2018, 150 places en médecine, relativement peu dans les autres filières, de l’ordre de quelques dizaines max.

Votre bac, votre spécialité et votre mention ?

Bas S spé SVT, mention très bien

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?

primant !

Quel(s) concours avez-vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?

Seulement médecine. 9ème au premier semestre, 8ème après le second.

Votre niveau au lycée ? Etiez-vous assidu ou dilettante ?

Plutôt du genre à pas trop se fatiguer. Je révisais la veille des contrôles la plupart du temps, mais j’écoutais le cours (la plupart du temps hehe)

Lors de votre PACES, habitiez-vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?

Chez mes parents oui, heureusement !

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?

Ça dépendait, mais en moyenne 30 bonnes minutes

Avez-vous trouvé vos repères facilement à la fac ?

Oui, très facilement même.
Les premiers jours sont un peu difficiles surtout que le campus d’Orsay est très grand. Mais comme j’entrais en PACES avec des amis, c’était beaucoup plus simple !
Il y avait plusieurs endroit où manger et les amphis étaient toujours les mêmes.
Un peu plus dur pour les salles de TD en revanche qui étaient un peu plus dures à trouver d’autant plus qu’elles tournaient. Mais on s’y fait vite !

Avez-vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?

Oui j’ai fait un pré rentrée, surtout pour prendre de l’avance. Je savais que le programme était chargé alors je voulais arriver en PACES et avoir le confort de certaines connaissances pré établies.
On me l’avait conseillé et je le conseillerais aussi, que ce soit dans une prépa privée ou via le tutorat.
Je ne pense pas qu’il soit nécéssaire de travailler un mois entier mais commencer une à deux semaines en avance peut être un réel plus.

Pratiquiez-vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?

Non mais j’aurais sûrement dû… À la fin j’étais essoufflé rien qu’en montant une côte… Je pense que courir une fois par semaine ne m’aurait pas fait de mal.
Certains de mes amis ont continué de pratiquer du sport chaque semaine.

Aviez-vous des loisirs ? Des sorties ?

Au premier semestre aucune sortie. Mes loisirs consistaient à regarder la télé et parfois à voir mes amis.
Au second je n’ai pas pu réitérer ces sacrifices… J’ai continué à faire des soirées le premier mois, puis ensuite j’ai repris mes soirées télé de temps en temps…
Je sortais mon chien par contre tous les jours, ça m’aérait.
Rien de bien passionnant !

Aviez-vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?

Ma tante seulement mais elle ne pratique plus.

Combien d’heures de sommeil aviez-vous par nuit ?

J’étais plutôt un « gros dormeur », minimum 8h30 de sommeil par nuit. Je poussais à 8h00 en période de révision.
Surtout dormir le temps qu’on a besoin, sinon on n’a aucune productivité le lendemain. On est plutôt inégaux face au sommeil.

Combien d’heures travailliez-vous par jour ?

9 heures minimum la plupart du temps. Je pouvais monter jusqu’à 13 heures en période de révision.
Il faut arriver à être régulier sur son travail, c’est la bête noire de la PACES, ce qui me terrifiait le plus en terminale. Mais bon… c’est une routine qui s’installe !
Bon j’avoue au début du deuxième semestre je n’arrivais pas à redémarrer le rythme après les vacances… après je pense que c’était le cas pour beaucoup d’entre nous.

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?

Ma méthode était de ne pas en avoir… ou presque ! J’admirais les gens qui faisaient des planning, qu’ils respectaient à la lettre.
Moi je travaillais selon mes envies mais je variais les matières au maximum, histoire d’alterner les matières à réflexion et à par coeur.

Ensuite mes envies variaient avec les jours de la semaine. Le dimanche par exemple, j’étais incapable de me concentrer correctement sur mes cours, ce qui faisait que je passais au moins les trois quarts de mon temps de travail à faire des QCMs d’entrainement ou à refaire des concours blancs, des TD…

Sinon à chaque semestre je prenais le plus d’avance possible sur les matières à par coeur qui, d’une part sont très dense, et d’autre part présentent un grand coefficient. J’ai pu diminuer mon retard face aux doublants et je pense que cela m’a été d’une grande aide.

Quand j’abordais un nouveau cours, je le lisais une première relativement bien, puis j’enchainais directement avec les QCMs pour voir ce que j’avais retenu. J’essayais de revoir chaque cours régulièrement afin de ne rien oublier au fur et à mesure.

En résumé je dirais que je ne me forçais pas à travailler ce que je ne voulais pas travailler le jour J, mais je ne remettais jamais plusieurs fois d’affilée au lendemain ce que je devais faire, parce que à un moment, faut se forcer…

Et par rapport à ma présence en cours, si au premier semestre elle devait être de 75% environ, au second, elle est tombée à 25/30%.

Faisiez-vous des fiches ? Si oui comment ?

Non, je les lisais jamais. Alors parfois j’en faisais car écrire permet de retenir, mais je les donnais à des amis (en échange de bouffe tel le gros que je suis). Je faisais parfois des cartes mémos, c’est-à-dire des petites cartes avec une notion écrite dessus, et au dos, les infos importantes à connaitre (ex: acides aminés, SSH, …).

Avez-vous travaillé seul(e) ? En groupe ?

Deux semestre, deux approches.
Au premier relativement seul quand je n’étais pas en cours (la je m’asseyais avec mes amis, j’avais du mal à me concentrer). Je restais seul chez moi sinon. Pendant les révisions du semestre 1, j’ai passé plus de deux semaines chez moi sans voir mes amis.
Au second je ne supportais plus de rester seul, ça devenait trop difficile pour moi. J’allais donc à la BU avec mes amis où on riait, on s’entraidait etc…

Travailliez-vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?

Comme précisé plus haut beaucoup de BU (bibliothèque universitaire) au second semestre. C’était ma deuxième maison.

Etiez-vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?

Les deux, car ils sont complémentaires. Le tutorat est indispensable en raison de ses entrainements très réguliers. Une préparation est d’une grande aide aussi, j’en recommanderais une à quiconque a les moyens.
La prépa nous donnait des fiches de cours très détaillées avec les annales corrigées à la fin, c’était très précieux. Quand au tutorat, celui de P11 est très développé, le système de parrainage permet d’avoir de vrais « parents PACES » pour quand on a besoin de parler, car il y a des hauts et des bas, c’est ça la PACES. En plus, ils organisent un concours blanc général peu de temps avant le vrai concours, qui est vraiment l’entrainement indispensable à avoir à chaque semestre.

Etiez-vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?

Plutôt oui, surtout en fin de semestre quand je concours approchait. Il m’arrivait d’arriver premier sur certaines matières, mais c’était rare ! Au second semestre j’ai eu une baisse dans les classements ce qui m’a un peu découragé mais cela m’a poussé à donner toujours plus, et mes efforts ont fini par payer.

Aviez-vous du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez-vous ?

Au premier semestre aucun, j’en était très fier. Au second un peu, d’autant plus que le par coeur fait partie intégrante de ce seconde semestre.

Quel était votre rythme de travail ?

Je travaillais par tranche de deux/trois heures avec entre chaque tranche, une pause de 10/15 minutes. Après c’était adaptatif : si au bout d’1h50 j’avais fini un cours, je ne commençais pas quelque chose si c’était pour l’interrompre 10 minutes plus tard, dans ce cas la, ou j’avançais ma pause, ou je la reculais (la plupart du temps de l’avançait :p ).

Si je prends l’exemple d’une journée de révision, je me mettais au travail vers 8h30 puis je travaillais 2×2 heures (surtout les matières à par coeur le matin). puis l’après midi je faisais 3x2h avec plus de matières à réflexion (pour casser la monotonie de la lecture de cours).

Dans quel état d’esprit étiez-vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?

Aucun esprit de compétition, je détestais les gens (bien que très peu nombreux) qui n’aidaient pas par pur égoïsme. Cependant, je travaillais pour moi, et ne voulais pas culpabiliser de saisir ma chance.
C’est surtout la motivation qui m’a poussé. Les deuxième années (aka les P2/DFGSM2) nous parlaient de ce qu’il y avait après la PACES et franchement ça me faisait rêver, et je peux aujourd’hui confirmer que ce n’étais pas du baratin.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?

Stressé, je suis anxieux de nature, mais avec la PACES, j’en ai perdu des cheveux.
J’ai pris des compléments alimentaires contre le stress afin de ne pas me faire envahir par la panique à l’approche des épreuves.
Je doutais tout le temps de moi, de mes capacités, c’est très dur de savoir où on en est par rapport aux autres, et on a peur que nos bons classements aux concours blancs soient dus à la chance.

Je stressais dès la terminale pour la PACES en me demandant si j’en étais capable.
Se faire confiance, c’est la clé pour réussir.

Quelle attitude aviez-vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?

J’aimais beaucoup décontracter avec mes amis… je perdais plus mon temps qu’autre chose, d’autant plus que je n’allais pas dans l’amphi du prof, mais dans un amphi où le cours était vidéo-projeté.

Comment preniez-vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?

Je ne prenais pas les cours sauf en anatomie (papier pour pouvoir faire les dessins). Je suivais le cours en même temps sur mon ordinateur car je m’étais procuré les cours de l’année précédente.

Vous serviez-vous des annales pour réviser ?

Bien sûr. Elles sont indispensables. Beaucoup de profs sont réguliers dans ce qu’ils font tomber au concours, il est donc impératif de savoir ce qu’ils aiment faire tomber. J’en raison tous les jours.

Je pouvais être sûr qu’elles avaient été toutes faites une fois le jour du concours arrivé?

Comment était organisée votre journée ?

Plutôt rythmée étonnement comparées à ma méthode de travail.
Réveil régulier, j’emportais de quoi grignoter quand j’allais à la BU (je ne tenais jamais jusqu’au déjeuner).
Je mangeais souvent à la même heure (une heure minimum de pause pour manger ! Faut pas abuser, la bouffe c’est sacré).
Puis après ma séance travail de l’aprèm, je m’octroyais une petite pause le soir.
Coucher à heure fixe (fallait parfois jeter le téléphone loin loin loin…)

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?

Foncez, donnez tout afin de ne rien regretter, ça passe plus vite qu’on ne le pense, et franchement, après une année comme ça, succès ou pas succès, on est vachement fier de soi.

On rencontre pleins de gens, de médecins, d’étudiants passionnés.

Les métiers à la clé sont tous incroyables, si ce ne sont les meilleurs métiers qui existent.

Je ne regrette absolument pas, j’ai beaucoup grandi, travailler ne me fait plus peur désormais.

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?

Une certaine lucidité face aux attentes de la PACES, peut être une approche plus stratégique des cours. Je ne sais pas, c’est dur de connaitre la réponse à la question « pourquoi moi? »

Pour terminer, comment avez-vous trouvé cette première année des études de santé ?

Enrichissante de tout point de vue, je suis nostalgique aujourd’hui quand je pense à nos soirées passées dans les amphis car nous avions concours blanc, ou bien nos fous-rires à la BU. On apprend pleins de choses.
Je ne dirais pas que je le referais pour le plaisir car le mot « plaisir » n’est peut être pas approprié pour décrire l’expérience PACES. Mais au final, on n’en sort pas traumatisé, ce sont des mois qui passent vite (avec des giga vacances à la fin qui font plaiz).

Que pensez-vous du site www.reussirmapaces.fr ?

Je l’ai tellement parcouru dès la terminale que je pense avoir lu tous les témoignages. Ça m’a beaucoup rassuré et informé quant à la réalité de cette année, car faut dire, on entend beaucoup de choses qui ne sont pas toutes vraies.

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