Sommaire de l'article

JC, en 2ème année de Médecine à Toulouse nous parle de son parcours et du vécu de sa PACES

Quelle année était votre PACES, quel était son numerus clausus ?

2016 – 2017, 84

Votre bac, votre spécialité et votre mention ?

Bac S avec spécialité SVT, mention TB

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?

Doublant

Quel(s) concours avez-vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?

Uniquement médecine (se focaliser sur sa vocation), puis ajout de dentaire en doublant sans assister aux cours. Classements: 117 en primant et 21 en doublant en médecine, 10 en dentaire

Votre niveau au lycée ? Etiez-vous assidu ou dilettante ?

Très bon niveau au lycée, sans être un acharné de travail. Je faisais ce qu’on attendait de moi, rien de plus voire moins. Je me suis toujours reposé sur mes capacités, puis vint la Paces…

Lors de votre PACES, habitiez-vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?

J’étais en foyer étudiant ce qui était un énorme plus, bien plus encore que la prépa ou autre car s’y de petits groupes soudés où chacun relève la tête de l’autre

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?

30min libératrices: ce petit moment est un des rares sinon le seul de la journée où écouter de la musique/discuter/rire se fait sans culpabiliser

Avez-vous trouvé vos repères facilement à la fac ?

La faculté de Toulouse Rangueil est très simple à appréhender : un seul chemin longeant 3 salles de TD, arrivant face à l’amphi au pied de la BU. Une semaine suffit à prendre ses repères spatiaux
Cependant quand on parle de repère durant ces 2 années d’efforts intense, il me vient plus à l’esprit la solidarité: il est essentiel d’avoir au moins une personne de confiance sur qui on peut compter pour s’organiser, partager les cours etc…
Personnellement, mon repère était mon binôme. Formé peu après la rentrée sans se connaître au départ, pendant 2 ans vivre dans la merde en sachant qu’une personne nous comprend, vit la même chose et sera là pour nous aider à chaque galère est un vrai plus
Ne négligez donc pas le contact humain au début de votre rentrée en Paces, particulièrement à la pré-rentrée qui sera plus détendue.

Mais attention à ne pas se faire manger, cela reste une épreuve d’endurance personnelle

Avez-vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?

En primant, on m’a plus conseillé de ne pas le faire. Du coup je ne me suis pas trop posé de question et j’ai profité entièrement de mon été. Et cela reste le choix le plus judicieux à mon sens car se bourrer le crâne de choses que l’on ne comprend pas (sans qu’un prof nous l’ai auparavant bien expliqué) est pour moi contre-productif: on attaque la rentrée l’esprit déjà embourbé de connaissances qui seront vues d’ici un mois et qui seront de ce fait totalement oubliées, enterrées sous la masse de nouveaux savoir vus d’ici là en amphi
Je conseille cependant à ceux qui ont une vraie phobie des maths de demander les cours à des élèves ayant réussi leur paces, histoire de se mettre dans le bain sans trop se prendre la tête car les notions restent simples : il vaut mieux partir confiant

En doublant, je me suis contenté de réécrire mes cours manscrits d’histologie (matière de mémorisation bête et méchante mais plus gros coeff) à l’ordinateur pour gagner du temps durant l’année, où je n’avais plus qu’à annoter les rajouts dans un cours déjà tapé, propre et aéré

Je n’ai pas de réel avis sur cette question en doublant, chacun ressent vraiment le besoin de se détendre ou de repartir tranquillement sur des révisions car l’échec n’y est plus permis

Pratiquiez-vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?

Ces années de paces mettent nos corps à rude épreuve tant psychiquement que physiquement. Pratiquant du sport depuis plus de 15 ans sans interruption, le fait de rester assis toute la journée à lire et relire des cours sans dépenses sportives me rongeait les nerfs

En primant j’allais donc courir de temps en temps avec des amis histoire de prendre l’air me dépenser mais ce n’était pas inscrit dans mon programme: seulement quand j’en ressentait le besoin et la motivation car la course est loin d’être une passion (mais reste le plus simple)
Au début du second quad, on s’est autorisé un mois de sport plus intense dans la frénésie du post-concours avec mes amis du foyer mais ça n’a pas duré car bien qu’ayant une légère période de temps mort (le 2nd quad est entièrement de la mémorisation ici donc peu de travail maison durant les 2 premières semaines), la surcharge de travail su nous rattraper

En doublant je savais que sans sport j’allais saturer : je me suis donc forcé à faire 1h voire 2h de poids du corps (sans matériel) par semaine. Excepté en période de révisions où je ne sortais pas de ma chambre (mais ça ne me manquait pas ici, la pression de l’échec prend le pas sur tout le reste)

Aviez-vous des loisirs ? Des sorties ?

Un médecin m’a un jour dit qu’en première année, il fallait savoir perdre du temps. « Cool ! » me suis-je dit, « Je ferai des pauses dès que j’en ressentirai le besoin »
Alors en théorie, on peut tenter de l’appliquer. Mais en pratique, si on est dans les bonnes conditions de travail et focalisé sur cet objectif qu’est la réussite, on s’autorisera peu de pauses tant qu’on n’aura pas vu de résultats satisfaisants (surtout en primant). Quand on mange, un autre travaille. Quand on se douche, un autre travaille etc… Il faut avoir un tempérament de tueur dans cette première année, ou du moins tout faire pour se donner l’impression qu’on l’a. Je me suis donc contenté des sorties post-concours (finaux et blancs) et des fêtes de Noel/Reveillon pour m’aérer l’esprit, avec 2 ou 3 sorties (pas soirées !) le soir dans l’année lorsque des amis de chez moi me rendaient visite

En doublant, je m’accordait plus de temps pour mes loisirs (regarder des films en mangeant un bon vieux kebab des familles, écouter de la musique à chaque pause) et je pouvais rester à table jusqu’à 22h30 car je savais où j’en étais, mes résultats me convenaient (concours, concours blancs, colles). J’étais donc bien plus confiant et enclin à m’autoriser du temps que je jugeais mérité !

Aviez-vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?

Issu d’un milieu rural, je n’avais aucune autre expérience du milieu étudiant ou médical dans ma famille
Seul la force de la vocation peut ici permettre d’accéder à l’étape supérieure, et aucunement le seul souhait d’exercer dans un domaine connu tel papa/maman. Sans réelle motivation, on ne peut terrasser une année de travail comme celle qui vous attend

Combien d’heures de sommeil aviez-vous par nuit ?

Grande surprise de cette paces : le sommeil
Habitué à des nuits de 10h, je me disais que sans celles-ci je ne pourrait jamais travailler convenablement
Et bien contre toute attente, mon corps s’est habitué au manque de sommeil : 6h me suffisaient amplement mais mes journées étaient très aérées (hors de question de travailler 18h dans la journée, je vous l’assure et vous rassure)
Il est vrai que le matin je privilégiait aussi 15 petites minutes de sommeil supplémentaires plutôt que de déjeuner car quand c’est l’heure de travailler sur le planning, c’est l’heure et on assume (tant pis on rattrapera tout ça a midi)
Attention, j’ai fait ça car mon corps le supportait très bien. Une fois de plus je ne le conseille qu’aux personnes qui sont dans le même cas. Testez vous de temps en temps, mais restez toujours à l’écoute de votre organisme car la fatigue entraîne la baisse de moral et ça, c’est inenvisageable (en théorie…) car potentiellement fatal

Combien d’heures travailliez-vous par jour ?

En primant j’avoisinait les 11h-12h de travail entre les cours, les révisions et la prépa. Je savais que je devais tout donner : arriver le plus proche du NC, espérer y mettre un pied et se dire que tout ça en valait la peine
Je sais pas pour vous mais passer de 6h de travail par jour au lycée + 20min de révision à ça peut paraître vertigineux. Rassurez vous pauvres robots engloutisseurs de connaissances : on est tellement conditionné que ça arrive naturellement (tout le monde fait pareil, et même si c’est pas vrai faut se dire que ça l’est). 4h matin, 5h aprem et 3h le soir reste accessible et compatible avec de bonnes nuits de sommeil, une fois organisé

La Paces c’est rien de plus qu’un marathon, un trèèèès long marathon. La ligne d’arrivée se profile lentement mais elle se profile. Vous allez y arriver si vous ne lâchez rien, jamais. Retenez ça
En doublant j’ai bien moins travaillé (entre 8h et 10h par jour, quelques fois moins) car j’avais tellement tout donné en primant que cette année était un pure révision. De toute façon, il m’était impossible de travailler autant qu’en primant (la fatigue arrive bien plus vite, la pression aussi) : j’ai donc opté pour un rapport optimal entre travail et « repos » pour avoir le meilleur état d’esprit possible au cours de l’année

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?

En primant a chaque début de cours je dégainais mon dictaphone et prenais note de ce que le prof disais, en annotant le temps sur ma feuille (cours manuscrit) si j’étais dépassé par les mots de l’enseignant, histoire de le réécouter au calme après

Autant concentré en cours que chez moi en révisant, lorsqu’il s’agissait de réflexion je ne quittais pas une leçon tant qu’une notion m’échappait (même si parfois je pensais avoir compris alors que hmmmmm… non). Chaque procrastination est gage de retard, il faut se le mettre en tête. Les profs piègent partout, un cours s’apprends dans sa globalité, rien n’est à laisser au hasard

Lorsque je me jugeais assez concentré, j’attaquais les cours de mémorisation : lire vite mais lire bien, car lire vite pour relire souvent
Je n’allais pas me coucher tant que les cours de l’aprem (j’avais cours de 14h à 18h) n’avaient pas été étudiés au moins une fois. le lendemain matin je faisait des QCM sur ce que j’avais appris la veille (je mémorisais mieux qu’avec la leçon pure), j’allais en cours l’aprem puis rebelotte
Le week-end je prenais le samedi pour relire certains cours de la semaine, et le dimanche je revoyait de vieux cours et préparais mes colles.

Point important: il ne sert à rien de se prendre pour un cowboy et d’arriver aux colles sans les avoir réviser car se dire « ouai, je suis mal classé mais si j’avais révisé j’aurai fait mieux » est une très mauvaise méthode : quand on prend une balle dans le pied, elle reste et c’est pas le bandage qui la soignera (surtout si vous prenez une autre cartouche dans la foulée).
Essayez d’être prêt avant chaque petit défis, sans pour autant vous mettre la pression pour rien: les mauvaises colles ça arrive à tous. Vous n’apprenez jamais dans le vide, tout vous servira donc quitte à s’échauffer avant le concours, autant le faire avant ces petits exercices où vous serez classés

Faisiez-vous des fiches ? Si oui comment ?

Aucune fiches, j’essaie de relire mes cours le plus souvent possible avec mon fluo jaune et annotations au crayon à papier
Cependant une fois chaque leçon terminée, je relisais super attentivement chaque phrases du cours et notait les moins mémorisables sur une feuille à l’arrache. Quand j’avais 5min après une leçon, je les relisais puis en réécrivait d’autres, toujours sur la même leçon car certaines choses sont désormais acquises tandis que d’autres, toujours pas…
Ces brouillons de mémorisation étaient donc sensés se raccourcir avec le temps

Exemple typique : la biocell où tout le texte est à apprendre (3 livres entiers donnés en début d’année). Ben même en l’ayant relu des trentaines de fois, j’apprenais chaque jour un nouveau petit détail qui avait fait la différence par le passé dans les annales

Avez-vous travaillé seul(e) ? En groupe ?

La Paces se fait seule, cependant je savais que je pouvais compter sur mes rares amis galériens à la moindre question.
Etre solidaire c’est salutaire, mais être solitaire c’est ça l’idée

Travailliez-vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?

Je travaillais chez moi, pour moi la BU était un endroit de souffrance physique et morale : mal assis sur ces chaises de bois à regarder notre troupeau d’étudiants mal-menés par le début de carrière choisi. J’y étais de surcroît plus enclin à m’endormir qu’à bosser
J’étais mieux chez moi sur mon fauteuil, où je pouvais faire une pause sans voire des centaines d’autres travailler et me mettre à culpabiliser pour un rien
J’ai toujours eu l’habitude de me motiver et de m’organiser tout seul, suivre une cadence imposée me dépasse

Cependant j(ai conscience que c’est un endroit plus que prolifique pour beaucoup, la vue des autres y travaillant étant souvent facteur de motivation

Etiez-vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?

Les 2

Le tutorat de notre fac est énormément organisé, un vrai plus pour Toulouse. Il est en perpétuel développement et saura prendre en charge l’élève qui le réclame, autant pour perfectionner sa compréhension des cours que pour le soutenir
On peut parfaitement réussir son année en se basant sur les annales, les cours et les exercices du tutorat. Tout le programme y est balayé, donc il reste très complet (puis mis à jour chaque année par les néo-P2)
De plus, le support est tout autant numérique que physique: les tuteurs répondent 24h/24 sur le forum dédié, et vous pouvez les rencontrer dans la fac que ce soit durant les permanence (réponses aux questions tous les mardis) ou autre

La prépa n’est pas essentielle, mais est un confort à ne pas négliger : les profs sont incollables sur le cours qu’ils nous ré-enseignent, nous donnent une quantité plus que suffisante de nouveaux QCM pour perfectionner sa compréhension etc…
Il est vrai qu’en doublant, j’ai pris qlq matières en prépa uniquement pour me rassurer car avec l’expérience, j’ai vite compris que les annales que nous fournissent les professeurs sont amplement suffisantes si bien maîtrisées, tout particulièrement le 2e quadrimestre basé sur la mémorisation

Etiez-vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?

J’ai participé à toutes les colles du tutorat (0 en prépa)
Et le résultat fut, autant pour moi que pour mes amis, sans équivoque : à une dizaine de place prêt je me retrouvais toujours aux alentours de mes résultats finaux : entre 100 et 130 en primant puis 80% des colles dans les 20 premiers en doublant
Donc ne les négligez jamais : bien que tout peut arriver, les colles sont de réelles simulations/stimulations qui vous renseignent sur vos lacunes et points forts.
Avoir un point fort c’est bien, mais combler une lacune c’est mieux

Aviez-vous du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez-vous ?

J’ai crée ma méthode de travail expliquée plus haut dans le seul but de n’avoir jamais de retard. Et cela à plutôt bien fonctionné: en primant je suis arrivé à mes premières révisions avec la totalité des cours appris. Quand je dis appris, ça veut dire que je les avais lu plusieurs fois et pensais les maîtriser un minimum (le 100% n’existe pas)
J’ai donc pû perfectionner mes défauts dans chaque matière en révisant 3 fois le programme entier sur les 3 semaines de révision

Quel était votre rythme de travail ?

J’avais un rythme totalement différent en primant et doublant (planning plus bas)
Mais j’ai vite appris à travailler de façon autonome, selon mes propres méthodes que j’ai perfectionné sur 2 ans
Aucun des programmes glanés sur le net ne me correspondaient vraiment, le mien m’apparu comme lu plus approprié pour bosser efficacement

Dans quel état d’esprit étiez-vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?

Je suis très partagé sur ce point là
J’ai un très grand esprit de compétition car je veux toujours être meilleurs que les autres, amis ou non.

Cependant j’ai vu ces 2 années comme des Jeux Olympiques: mon petit groupe d’amis était ma nation et j’ai toujours était là, tout comme eux, pour se soutenir et avancer ensemble vers le podium. Mais je devais aussi mener ma barque et ramener mes petites médailles
Gare à ceux qui s’éparpillent dans le social et forment de grands groupes d’amis: certains peuvent donner de mauvais cours ou vous répondraient nawak pour vous passer devant. Une place reste une place.

Etant un étudiant discret, peu me demandaient conseils/avis. Quand cela arrivait, je donnais alors la meilleure réponse possible
(ne devenez pas parano et sachez que vous aussi, il se peut que vous ayez un jour besoin d’aide extérieure)
Je me dit que la confiance se forge et se mérite, mais la confiance se tord et s’effrite

Restez confiant, croyez en vous et avancez dignement. On se forme seul, on apprend à se connaitre seul, on s’élève seul. Mais on surmonte ça à plusieurs

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?

Je n’ai jamais été un élève stressé, que ce soit en cours ou avant de grosses épreuves comme le BAC
Ça ne m’a pas quitté en Paces : le tout est de se dire, sans hypocrisie car c’est le début de la fin, qu’on a fait le maximum et qu l’on a rien à se reprocher. C’était ma vision de primant…

Vous vous doutez bien qu’en doublant, quand on sait que ça passe ou ça casse, la pression n’est pas la même
Maaaais de nature optimiste, je m’étais mis en tête depuis des années que j’y arriverai. Même dans les moments de doute, j’y croyais. Je voulais devenir médecin

Après un an où on apprend à se connaître, il arrive que l’on sache se juger, savoir si on en est capable. Et je pensais l’être, donc le stress était amoindri bien que toujours subsistant

C’est une question très personnelle que le stress: il peut être bénéfique comme nuisible, un grand stressé peut tout faire sous l’adrénaline, un grand détendu peut tout gravir car allégé par le confort de la sereinité

Quelle attitude aviez-vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?

Comme expliqué plus haut, très concentré en primant car on part de rien et on doit tout maîtriser : ça commence donc par le cours théorique (sauf les maths pour ma part, vous verrez par vous même)

En doublant, posté au dernier rang de l’amphi j’entendais à peine ce que disais le prof mais je continuais d’enregistrer tous les cours que je réécoutais en fonction du feeling.

C’est pas glorieux mais je passais autant de temps sur mon téléphone et à discuter qu’à écouter les cours. La fatigue a fait que je n’avais plus autant de concentration sous le coude qu’en primant, ajouté au fait que mes cours étaient appris à l’avance grâce à l’année passée
C’était ma clause de conscience

Comment preniez-vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?

En primant à la main (j’étais pas assez organisé pour l’ordinateur) accompagné de mon dictaphone
En doublant le maximum de cours bien présentés à l’ordinateur, le reste étant des annotations directes sur les polys et diapo des profs distribués à l’avance, voire imprimées

Vous serviez-vous des annales pour réviser ?

J’ai repris maintes fois toutes les annales dans toutes les matières depuis 2012 (réforme paces). Peut paraître répétitif mais c’est en forgeant que vous connaissez la suite

Comment était organisée votre journée ?

En primant, approximativement et sans compter les pauses et imprévus
7h15 : levé
8h – 12h : QCM puis repas et trajet
14h – 18h : amphis puis métro pour rentrer
18h45 – 19h30 : comble les trous avec le dictaphone
19h30 – 21h : repas
20h30 – 00h30: leçons de la journée

En doublant, là ça change pas mal
9h : levé
9h30 – 12h30 : relecture/QCM puis repas
14h-16h/17h : parfois en cours pour la bonne conscience mais très peu concentré car leçons vues et revues
–> 19h30 (en fonction de l’heure à laquelle je revenais de cours) : révision des cours vus la journée, mais bien plus rapidement qu’en primant
21h15 – 01h : révisions de vieux cours et avance sur les prochains

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?

Avant d’arriver en paces, vous allez sûrement avoir un tas de conseils pour l’organisation, de la part de votre entourage, de témoignages, de vidéos etc…
Toutes ces intentions sont bonnes et interessantes. Pertinentes pour vous ? Là se trouve la difficulté

Vous allez apprendre à vous dépasser psychologiquement, crouler sous la masse de travail très rapidement, la fatigue va tenter de prendre le dessus. Mais écoutez vous, comprenez vous et organisez vous. VOTRE organisation, celle qui se sera développée au cours de votre année de primant (j’espère qu’elle sera suffisante) et perfectionnée en doublant si besoin
Vous pouvez lire tous les conseils du monde mais ne vous perdez pas, tirez en des idées et créez votre monde de travail

Soyez maitre de vos émotions, toujours. Ne laissez rien vous submerger. Vous êtes fatigué ? Repos. Votre cerveau surchauffe ? Pause. Vous êtes mal ? Discutez

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?

La paces c’est 2 choses pour moi: l’organisation et la volonté
L’un sans l’autre ne fonctionne pas pour moi: on sait ce que l’on veut devenir, alors il faut tout faire pour. Maîtriser tout ce que l’on peut maitriser
2 ans sans vie sociale, épuisés où chaque jour se répète avec des connaissances qui s’accumulent tout autant que les doutes, ça façonne un caractère

Sans ce mental qui me faisait fixer la réussite des yeux j’étais rien, mais couplé avec le soutient de mes amis j’étais tout. Accrochez vous

(Doublant uniquement) Qu’est ce qui a contribué selon vous, à votre redoublement ? Quels enseignements en avez-vous tiré pour in fine, réussir ?

Pourquoi ai-je redoublé à peu de places ? Parce que la quille que je suis à allègrement loupé les 2 plus gros coeff de l’année, et ayant un bon niveau mais sans plus en primant, je n’avais pas assez pour compenser

En doublant, moins de doute et plus de confiance sur mon état mental et mes capacités m’ont fait espéré la réussite jusqu’au dernier moment. Rester optimiste

Le fait d’avoir ce noyau d’amis et ce cadre d’étude (foyer) à énormément joué, j’en suis certain. Pour moi le résultat n’aurait pu être le même sans cette bouée de sauvetage qu’est la confiance en ses partenaires

Pour terminer, comment avez-vous trouvé cette première année des études de santé ?

Ahhh ben dure on va pas se le cacher hein

Mais elle fut si enrichissante et valorisante ! Se sentir progresser jours après jours, mois après mois ! Savoir qu’on à qu’un seul objectif, et 2 ans pour lui rentrer dedans (dites vous que vous avez qu’un an, ça fait plus serein, du moins au début…)
On stagne pas, on se développe

Même si le succès n’est pas au rendez-vous, cette détermination que vous aurez accumulée et transformée en confiance en soi vous ouvrira un grand nombre de portes jusque-là insoupçonnées

Que pensez-vous du site www.reussirmapaces.fr ?

Je connaissais ce site mais je n’y ai jamais trainé. Je savais juste que, si j’arrivais à passer la paces, le moins que je puisse faire pour aider le plus grand nombre de lycéens intrigués et en attente d’informations serait de témoigner ici

Chose faite, bon courage et lâchez rien !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here