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Flavie, en 2ème année de Médecine à Paris XI nous parle de son parcours et du vécu de sa PACES

Quelle année était votre PACES, quel était son numerus clausus ?

2016 – 2017, 150 (filière médecine)

Votre bac, votre spécialité et votre mention ?

Bac S, spé Mathématiques, Mention Très Bien

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?

Primante

Quel(s) concours avez-vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?

19e en Médecine

Votre niveau au lycée ? Etiez-vous assidu ou dilettante ?

Un brin dilettante, mais assez bosseuse vers le bac

Lors de votre PACES, habitiez-vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?

Seule, en Cité U près de la fac en semaine. Chez les parents pendant le week-end.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?

4 minutes à pied (et toujours en retard en amphi)

Avez-vous trouvé vos repères facilement à la fac ?

Oui, les cours étaient systématiquement dans le même bâtiment, les mêmes amphis.

La fac d’Orsay est extrêmement vaste, avec 2 lignes de bus qui circulent dedans… Mais on s’y retrouve très facilement étant donné que tout ce qui concerne PACES est localisé au même endroit.

De même, les ED étaient dispatchés dans 2 bâtiments, on s’y retrouvait très facilement, pas de souci de ce côté là.

Avez-vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?

Non, je n’ai pas entamé le programme pendant l’été parce que j’avais envie de profiter à fond de mes vacances et que je voulais décompresser avant la reprise.

La SEULE chose que je conseille de « travailler », c’est de fouiner sur internet et se renseigner auprès de vos connaissances leurs méthodes de travail, leur rythme, etc, comme ce que vous faites en quelque sorte en lisant ces témoignages d’ex-PACES. Vous aurez alors le temps de tester ce qui vous correspond et trouver votre propre méthode en vous inspirant de celles des autres.

Par contre, j’ai fait la pré-rentrée du tutorat qui a démarré mi-août, et je conseille fortement d’en faire une (que ce soit prépa ou tutorat), pour se remettre dans le bain, avoir un avant-goût de ce qui vous attend à la rentrée et ne pas stresser face aux premiers amphis d’atomistique ou d’électrostatique par exemple, qui peuvent paraître très décourageants si l’on n’a pas vu ces chapitres en pré-rentrée.

Pratiquiez-vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?

Non.
Je voulais m’inscrire en asso sportive de la fac, mais les plages horaires ne me correspondaient pas. De toute façon, j’aurais fini par avoir la flemme d’y aller.

Cependant, je recommande chaudement de faire du sport en PACES. Ou du moins de marcher un peu pendant la journée (ex : une petite marche de 15 minutes pour aller des amphis de PACES à la BU à Orsay, au lieu de prendre le bus qui y mène.), ça peut faire énormément de bien.
Pour ma part, j’avais très souvent des longues périodes de déconcentration, et j’avais envie de m’aérer la tête. Les rares fois où j’ai finalement eu le courage de me bouger un peu le fessier pour aller dehors m’ont fait beaucoup de bien.

Aviez-vous des loisirs ? Des sorties ?

Je jouais du piano jusqu’en terminale mais j’ai dû faire une pause de ce côté-là (encore par flemme, ça ne me coûtait rien de jouer une petite demi-heure en week-end pour mon propre plaisir lorsque je rentrais chez mes parents, mais la paresse prenait systématiquement le dessus).

Là encore, je conseille à tous ceux qui savent qu’ils ont une activité qui leur fait du bien (instrument, dessin, yoga, tout ce que vous voulez), d’essayer de la continuer. Ne serait-ce qu’une ou deux fois par semaine, ça fait un bien fou de se détendre dans une activité que l’on aime et qui nous épanouit psychologiquement.

Je sortais parfois avec des amis en début de semestre, parce que c’est là où l’on n’est pas encore assailli par les cours et où l’on prend peu de risque à s’éclater un peu.
Mais comme j’étais en Cité U, au final, je faisais mes « sorties » dans la résidence, je mangeais parfois avec mes voisins et je passais certaines soirées avec eux.

Aviez-vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?

Deux grands-parents médecins, mais ils ne comptent pas vraiment comme aide, ils vivent en Chine…

Combien d’heures de sommeil aviez-vous par nuit ?

Ca variait selon les semestres et les périodes au sein du semestre. Il faut surtout voir en fonction des besoins de chacun. Ne pas se priver du sommeil dont on a besoin est EXTREMEMENT important !

Au semestre 1, à Orsay, les amphis ont lieu le matin. Je me couchais vers 1h30 ou 2h du matin pour me réveiller vers 8h00 (et courir à l’amphi de 8h15). Ca me faisait donc environ de 6h à 6h30 par nuit.
C’est vraiment peu, et je me retrouvais souvent à faire une sieste d’une (parfois deux) heure l’après-midi lorsqu’il n’y avait pas d’ED.

Au semestre 2, les amphis ont souvent lieu l’après-midi, tout comme à Châtenay. Là, je me couchais vers 3h00 du matin et je me réveillais vers 10h00 (s’il y avait ED le matin) ou 10h30 voire 11h00 (si pas d’ED). J’avais alors entre 7h et 8h de sommeil, ce qui est quand même beaucoup plus correct.
Par contre, je me prenais une grosse raclée lorsque des amphis avaient lieu le matin à 8h15 et lorsque j’avais la prépa à 8h, et que j’étais habituée 6j/7 à mon rythme nocturne.

Pendant les semaines de révision, au S1 et S2, je faisais des nuits de 3h00 du matin à 11h00 en général. Ca équivaut au final à quelqu’un qui fait des nuits de minuit à 8h, mais juste en décalé.

Combien d’heures travailliez-vous par jour ?

En période de cours, comme j’allais à presque tous les amphis et ED, je révisais en moyenne 4 à 5 heures par jour, surtout le soir.

En période de révision, ça montait à environ 10-11 heures par jour.

Avec des pauses, des pauses, et encore des pauses (un peu trop parfois).

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?

J’ai trouvé une méthode sur internet pendant les vacances, que j’ai mise en application dès la rentrée. Par chance, elle me correspondait bien (même si je l’ai modulée en fonction des emplois du temps et de la période de révisions).
Je me suis rendue compte que ce qu’il me fallait, c’était de réviser mes cours comme on suit une liste de courses au supermarché. J’avais extrêmement peur de me retrouver perdue à décider de ce que je devais bosser sans vraiment savoir si c’était la bonne chose à faire. J’ai donc fait en sorte que cela n’arrive jamais.

Je m’étais fait un planning dans une appli d’agenda, que je mettais à jour régulièrement (si ce n’est quotidiennement vers la fin des cours où l’on commence à crouler sous l’accumulation des nouveaux chapitres tout en jonglant avec les anciens).
Pour chaque cours en général, je les revoyais à J0 (le soir-même de l’amphi ou le lendemain max), J3 (au début quand c’est faisable, surtout S1, impossible au S2), J10, J30, J60, J90 (au S2 seulement parce que le semestre s’étale davantage).
Après, selon s’il y avait ED ou concours blanc ou prépa, je modulais et je déplaçais un chapitre à la veille ou le lendemain. De même, pendant les week-ends et les périodes de révisions, je blindais le planning.

Cela marche surtout pour les matières à par coeur. Pour le reste (Chimie, Physique, Statistiques), j’avoue que je comptais sur la prépa pour me motiver à les bosser.

Faisiez-vous des fiches ? Si oui comment ?

Je faisais 2 types de fiches :

1 – Des fiches A4 où je résumais mes cours à partir des fiches médisup en les apprenant. Je précise ma méthode :
-J’écrivais au crayon à papier, sur des feuilles blanches, car je savais que je mettrais un temps infini si j’utilisais des codes couleurs et des feuilles à carreau, chose que j’ai comprise quand j’étais au lycée. (« Merde, j’avais utilisé le stylo rouge pour les titres avant, et ils étaient tous à deux carreaux de la marge, alors que je viens de l’écrire en noir contre la marge, je fais quoi, maintenant ? ». Oui, j’étais un peu psycho). Si j’avais besoin de mettre en valeur des choses, je prenais les feutres fins bic de toutes les couleurs et j’encadrais à l’arrache ce que je voulais à la fin (titres, trucs importants…)
-Je n’écrivais PAS TOUT. On dira ce que l’on veut, mais TOUT N’A PAS LA MÊME IMPORTANCE DANS UN COURS. Oui, certains profs tapent là où ça fait mal, mais globalement, ils filent tous droit et n’ont pas vraiment la motivation de chercher à piéger sur le petit détail écrit en italique en bas de la page dans leur propre cours.
Je résumais ainsi parfois 10 pages de fiche médisup en 1 fiche recto-verso (bon, j’avoue, j’écrivais petit).

Je faisais en général ces fiches vers J10 voire J30. Lors de mes révisions, j’utilise souvent deux supports à la fois : les cours médisup et mes propres fiches. Je me concentre sur ma fiche à moi, et dès que je retrouve un passage que je ne maîtrise pas bien, je me réfère au cours médisup.
Ces fiches concernaient uniquement les matières à par coeur, et n’étaient pas non plus systématiques. Par exemple, en anatomie, je copiais le cours et les schémas en amphi et je révisais avec, jusqu’à ce que le cours médisup nous soit donné. De là, j’utilisais uniquement ce dernier support.

2 – Des feuilles A4 thématiques que j’accrochais au mur. C’était inconscient, mais le nombre de ces fiches augmentait étrangement vers la fin des révisions, comme si je me disais « ça, je n’aurai plus le temps de le revoir, alors je vais l’accrocher au mur pour me rassurer ».
Par exemple, je l’ai fait quasi-systématiquement pour la Métabo, où les schémas permettent de mieux visualiser l’ensemble.
J’avais commencé à faire des fiches de formules pour la chimie et la physique mais j’ai fini par abandonner.
J’utilisais aussi la méthode du post-it au-dessus du bureau, avec formules ou listings importants par contre, un conseil : ne pas en accumuler trop, sinon on ne sait plus où donner de la tête.

Avez-vous travaillé seul(e) ? En groupe ?

J’ai passé l’année à travailler seule, dans ma chambre, sur mon lit ou mon bureau.
Je n’ai jamais trouvé de personnes avec qui je réviserais vraiment sérieusement, et de toute manière j’étais constamment dans ma Cité U.

Travailliez-vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?

S’il fallait comparer la BU, située à 20 min à pied (comprenant une montée, eh oui, quand on est paresseux, on calcule tout) ou alors seulement accessible par bus ou voiture (que je n’avais pas), contre ma piaule à 4 min à pied, si confortable avec le frigo et les étagères remplis de bouffe et de gâteaux à 50cm de mon lit si moelleux… Bref, je n’ai jamais révisé dans la BU.

Je suis donc restée dans ma chambre pour bosser. J’ai eu quelques moments de faiblesse où le bruit dans la résidence m’insupportait (car oui, ça crie pas mal là-dedans), mais j’ai toujours fini par avoir la flemme de me bouger à la BU et je compensais le bruit par des boules Quies.

Par contre, je l’avoue, la motivation avait tendance à s’échapper assez vite, donc je conseille vivement à ceux qui ont du mal à travailler seuls en milieu confiné et familier, avec le téléphone, le PC, etc, à portée de main, d’essayer la BU pour voir si l’atmosphère « studieuse » de la bibliothèque leur correspond davantage.

Etiez-vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?

J’étais à la fois au tutorat et à Médisup. Les deux ont leurs avantages :

Le tuto, tout le monde y va, leurs classements sont donc plus représentatifs. Par ailleurs, leurs QCM sont très souvent beaaaucoup plus tordus que ceux des profs, du coup ça permet de bien s’entraîner et de voir nos points faibles. Par contre, c’est un peu rageant parfois de les voir pépouze sans stress assis sur l’estrade, à glander et discuter entre eux. Mais ça peut devenir une source de motivation, se dire que l’an prochain, on sera peut-être à leur place, à se prélasser et admirer les PACES bachoter.

La prépa privée qui coûte un bras, voire deux, est malgré tout un énorme atout pour la PACES. Je dirais qu’il est vraiment compliqué de passer primant sans ça. Et, oui, médisup est la meilleure dans le domaine, car les profs se basent sur les cours des profs d’amphi et font tous leurs TD et leurs CB en fonction des annales. C’est presque flippant, ils ont appris à réfléchir comme nos profs de fac, à nous dire quel prof piège sur quelle notion, quel QCM tombe systématiquement… Parfois, leurs méthodes sont tordues, mais globalement, pendre médisup est un avantage considérable.
Pas tant que ça en fait, puisqu’un grand nombre de primants prennent médisup et qu’un grand nombre de doublants prennent Concours +, qui appartient à la même entreprise que médisup.

Si vous n’avez pas les moyens de faire une prépa, ce qui est parfaitement compréhensible, achetez au moins les fiches à des P2 qui se feront un plaisir de vous les vendre pour rentabiliser un peu l’argent qu’eux-mêmes ont dépensé.

Etiez-vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?

Oui, j’étais quasi-systématiquement dans le numérus clausus sur l’année, au tuto et à la prépa.

Sauf en physique (surtout à Paris-Sud qui est quand même une grande fac de physique), où le programme est assez chaud et dont la motivation me manquait pour la bosser correctement.

SURTOUT, ne pas se focaliser sur ses notes de concours blanc, toujours regarder le classement. Oui, vous pouvez avoir eu 11 dans une matière, mais si vous êtes 60e, tout va bien.

Aviez-vous du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez-vous ?

J’avais maximum deux ou trois jours de retard sur l’année en suivant mon planning de J0, J10, etc.

De toute façon, je passais mon temps à moduler mon planning.

Si j’avais du retard, je balayais sous le tapis certaines matières (la physique, encore) pour me concentrer sur des matières à par coeur. Disons que je ne voulais pas miser sur la physique parce que je ne me faisais pas confiance là-dessus, et que les profs posent parfois des exos hardcore au concours. Je réussissais à me démerder sur les exos les plus simples et je me contentais de ça.
Par contre, si vous trouvez le moyen de bosser également les matières à réflexion (Chimie, (Bio)-Physique), FAITES-LE. Vous aurez un avantage par rapport à ceux qui ne le font pas.

Quel était votre rythme de travail ?

Assez catastrophique en terme de constance sur la journée parce que je ne trouvais pas le courage d’éteindre mon téléphone, ou même de le ranger dans un tiroir pour ne plus l’avoir en vue.
Du coup, il m’arrivait souvent de réviser une demi-heure ou 3/4 d’heure puis de passer 5-10 minutes sur le portable.

Je ne m’imposais jamais des tranches horaires en fonction des matières dans une journée, juste une série de chapitres à réviser (en variant les matières et la difficulté des cours, bien sûr). Les plages horaires peuvent devenir contraignantes et au final s’avérer plus stressantes que productives. Mais certains fonctionnent comme ça, c’est à chacun de voir.

Je me gardais toujours une heure et demie à deux heures par repas (sauf le petit dej que je prends en révisant parce que le cerveau est tout frais). Je regardais souvent un épisode d’une série à ce moment, le problème étant d’avoir la motivation de s’arrêter. J’évitais les films, trop longs.

Je me faisais souvent des pauses, pour le goûter, etc (même si je passais mon temps à grignoter en révisant), et parfois des siestes, soit par manque de sommeil, soit parce que révisions sur le lit obligent… Mais c’est un bon moyen d’être au taquet en se réveillant. Oh, et ne pas oublier de mettre une alarme, au risque de dormir deux ou trois heures d’affilée (vécu, plusieurs fois)…

Dans quel état d’esprit étiez-vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?

Au début de l’année, on est un peu préparé à tout, et on sent la compétition vibrer dans l’amphi lorsqu’il est encore à peu près plein à cette période. On se méfie un peu de tout le monde, surtout lorsque l’on ne connait peu ou pas de gens.

Puis lorsque l’année avance, on se rend souvent compte que la compétition ne sert pas à grand chose, si ce n’est nous plomber le moral à nous-même. On se fait des connaissances, ça devient plus léger. Du coup, l’esprit altruiste entre en jeu. Mais ça a toujours été avec un petit fond de compétition pour moi. Ca faisait un peu partie de ma motivation.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?

En général, assez décontractée, on s’habitue à une certaine routine. Les concours blancs du tuto et de la prépa sont là pour nous rappeler à l’ordre, mais globalement, ça allait.

Bien sûr, j’avais quand même quelques périodes de stress, avec craquage, etc, et c’est là que le soutien moral est vital et indispensable, qu’il provienne de la famille ou des amis.

Quelle attitude aviez-vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?

Ca dépend des profs, évidemment.

En général, j’étais concentrée et je suivais sur la fiche médisup ce que disait le prof. Mais il est très facile de se déconcentrer, alors j’essayais de garder un stylo dans la main au maximum, à la fois pour m’occuper manuellement et prendre en notes certaines choses importantes absentes de la fiche (oui, ça peut arriver).

Après, très franchement, vous verrez que certains amphis sont absolument inutiles. J’y allais parfois pour la bonne conscience, mais je perdais mon temps et je le savais.

Comment preniez-vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?

J’avais acheté les fiches médisup d’années précédentes (ce que fait la quasi-totalité des étudiants, y compris ceux qui ont pris la prépa pendant l’année, donc faites-le, voyez ça comme un investissement, sinon vous serez désavantagés). Au début, j’essayais de tout prendre en note malgré tout parce que j’avais lu sur internet que la prise de notes facilite l’apprentissage. Mais au final, on se retrouve à recopier ce qui est écrit sur la diapo du prof. Inutile.

Du coup, je suivais avec les fiches médisup le reste de l’année.

Par contre, lorsque des chapitres changeaient de prof une année sur l’autre, j’écrivais sur papier au crayon. J’avais tenté l’ordinateur mais je me suis rendue compte qu’en relisant le cours chez moi, je passais mon temps à faire de la mise en page alors que la fiche médisup nous serait donnée une semaine plus tard.

Vous serviez-vous des annales pour réviser ?

Oui, mais uniquement vers la période des révisions. Avant ça, l’utilité est moindre. Je conseille de réviser un cours plusieurs fois avant de faire les annales, je trouve cela plus efficace et plus intéressant.

Après, une prof de médisup nous avait proposé comme méthode de lire le cours en diagonale puis faire les annales juste après. Evidemment, on n’y connait rien, mais ça peut éventuellement permettre d’avoir une approche différente du cours juste après. A voir.

Comment était organisée votre journée ?

Je parlerai uniquement de la période de révisions, le rythme de travail pendant la période de cours se résumant à travailler le soir en rentrant. Rien de spécial.

Lever vers 10h30, soins du matin, petit dej, révisions jusqu’à env 14h où je mangeais midi.
En général, je reprenais vers 15h30 ou 16h, jusqu’à environ 21h-22h où je dînais, et je reprenais vers 23h-23h30 jusqu’à environ 3h du matin.
Parfois, les journées étaient ponctuées de séances médisup. Je maudissais celles qui tombaient le samedi matin à 8h.

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?

La vie n’est pas rose en PACES, ni même plus tard dans les études médicales (internat…). Je pense que chercher à recruter le maximum de monde en PACES n’est pas une bonne chose, surtout si l’on se retrouve avec des menaces de tirage au sort de la part du ministère de l’éducation. Bref.

Il ne faut pas avoir peur de faire de loooongues études. De toute manière, même après, un médecin se doit d’actualiser ses connaissances au fil des progrès scientifiques, etc. Comme nous disait un prof d’UE7, en réalité, « vous en avez pour perpet’ « …

De même, malgré ceux qui vous diront « La motivation fait tout, le lycée, ça n’est pas la PACES, si vous ne bossiez pas avant mais que vous vous y mettez, vous y arriverez, etc », n’empêche que.
Un étudiant qui a bossé correctement au lycée, appris ses cours régulièrement (ou à peu près), aura plus de chance d’avoir trouvé une méthode de travail qui lui correspond ou qu’il peut faire évoluer plus facilement et ainsi se débrouiller en PACES, plutôt qu’un étudiant qui n’apprenait pas grand chose au lycée parce que les cours ne l’intéressaient pas (et je comprends parfaitement ce point de vue) et qui risque de davantage galérer pour trouver son rythme et sa motivation, même s’il est passionné les cours de P1.
D’ailleurs, à propos du programme, il est tellement vaste qu’il faut savoir s’accrocher : on mélange l’anatomie, la biochimie, les cours sur les médocs, avec de la physique type électrostatistique, mécanique, ou encore des trucs un peu plus random comme des cours de droit, de champignons, de plantes…

Oui, on voit des gens, en qui on ne croyait pas, réussir brillamment leur PACES, mais ça reste rare et ardu. Je pense que ces personnes travaillent encore plus que les autres avec une motivation hors-du-commun, ce que j’admire. Mais posez-vous ces questions : Etes-vous vraiment intéressé par le fait de devenir médecin ? Etes-vous prêt à sacrifier certaines choses (vie sociale, loisirs) pour faire l’ermite pendant un an ? Vous sentez-vous d’emmagasiner des tas de connaissances aléatoires et de les ressasser en permanence pendant le semestre ?

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?

Deux choses majeures ressortent :

D’abord, le fait d’avoir reçu le conseil de trouver ma motivation (par un référent médisup) : vouloir devenir médecin, c’est loin, au final assez flou à notre âge. Penser à ça fonctionne surtout pour ceux qui se sentent une vocation dans le métier, je pense.
Je me motivais avec des trucs à la con : Survivre jusqu’à la soirée post-concours, viser les grandes vacances, s’imaginer au tutorat l’an prochain, penser à la P2, la P2, la P2… Ca a l’air tout bête mais ça permet de se remonter le moral dans l’immédiat parce que ça parait quand même beaucoup plus concret.

Ensuite, le soutien moral que j’ai reçu, notamment des amis que je me suis faits à la Cité U qui n’étaient pas en médecine, ils me permettaient de respirer, d’aller les voir quand ça n’allait pas…
Profitez aussi du soutien de vos parents, mais aussi de vos plus proches amis, ne coupez pas entièrement les ponts pendant un an, ça fait beaucoup de bien d’être en contact avec des êtres humains qui ne vous parleront pas des cours de PACES pendant deux heures…

Pour terminer, comment avez-vous trouvé cette première année des études de santé ?

Eprouvante, ardue, mais au final, on est très vite plongé dedans, et le temps passe vite en fin de compte.

Et lorsque l’on a terminé 9 mois de dur labeur, réussite ou non, on se sent fier d’avoir survécu !

Que pensez-vous du site www.reussirmapaces.fr ?

Il m’a été particulièrement utile pendant les vacances d’été avant la PACES, cela m’a permis de mieux réaliser ce à quoi j’allais faire face et de me préparer psychologiquement.

Le système de tri par fac est particulièrement pratique !

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