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Clara R, en 2e année de Médecine à Paris 5 nous parle de son parcours et du vécu de sa PACES

Quelle année était votre PACES, quel était son numerus clausus ?

2018 – 2019, 211 places primants, dont 182 avant oral. (+ 117 places à l’oral et 50% d’admission à son issue)

Votre bac, votre spécialité et votre mention ?

Bac S spé SVT mention TB

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?

primante admise d’office (sans oral)

Quel(s) concours avez-vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?

J’ai passé les concours médecine 125ème (même kiné) et pharmacie 70ème

Votre niveau au lycée ? Etiez-vous assidu ou dilettante ?

J’étais plutôt travailleuse, mais je me suis relâchée sur la fin, avec un gros « ras le bol » du lycée. J’avais juste envie d’en partir.

Lors de votre PACES, habitiez-vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?

Mes parents sont de la côte ouest, j’ai déménagé seule en 2017 à Paris. Cette année, en PACES, j’étais en collocation avec une amie Nantaise maintenant en étude supérieure à SciencesPo Paris.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?

J’étais à l’Observatoire, la faculté de pharmacie. J’étais donc à 25min à pieds et 15min à peine en bus, et 20min en métro de la prépa.

Avez-vous trouvé vos repères facilement à la fac ?

Oui plutôt. Comme je l’ai dit plus tôt, je suis nantaise. Je ne connaissais donc absolument personne en arrivant à Descartes. J’ai fait la pré-rentrée du tutorat (que je recommande +++++) fin Août, et j’ai sympathisé assez facilement avec d’autres étudiants. L’ambiance était chouette, et ça m’a assurément permis de rencontrer du monde, et des amis précieux pour toute cette année difficile. Les échos que j’ai eu de la pré-rentrée de ma prépa étaient assez mauvis : bien que très intense en cours, avec des professeurs « pro », l’ambiance était désagréable et dans un esprit compétition, alors que l’année n’avait pas commencé. La pré-rentrée du tutorat est réalisée par des étudiants des années sup’ et ils sont assez déterminés à instaurer dès le début une ambiance bonne enfant, très stimulante (qui m’aura remonté le moral en cours et en concours blanc toute l’année).

Avez-vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?

Je n’ai pas travaillé les cours de PACES avant la rentrée car déjà je n’avais pas les cours à l’avance. Je revenais par contre d’une année de « déscolarisation » pendant laquelle j’avais fait de la musique classique et de l’histoire de la musique. Autant dire que je n’étais paaaaas du tout prête à reprendre la physique et la chimie de Descartes ^^’
Sur les conseils avisés de mon parrain, j’ai décidé de revoir mon programme de maths, de physique et de chimie (enfin ce qui allait m’être potentiellement utile, soit pas mal de trucs quand même) de première et terminale l’été avant. Me replonger dans ces cours après un an sans aucune matière scientifique ou même calcul m’a été indispensable. (j’avais téléchargé une application de calcul mental pour aussi essayer de réveiller mon cerveau) Après, je n’ai travaillé AUCUNE matière ne serait-ce qu’un peu médicale, ou pris de l’avance (à part la pré-rentrée, qui n’est pour moi pas une avance mais une nécessitée) sur le programme de PACES, et je ne pense pas que ce soit utile. Je sais que ma prépa (MEDISUP) proposait des trucs de préparation « indispensables intensifs blablabla, pas de redoublement » auxquels j’avais voulu m’inscrire, mais que, d’un seul et même cri, tous les étudiants d’années sup auxquels j’avais parlé m’ont déconseillée : <>. Bref, grand bien m’en a fait, avant de vous lancer, soyez sûrs de vos acquis du lycée en sciences et reposez-vous.

Pratiquiez-vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?

Alors euh, non hehe…
J’aurais bien aimé, mais ce n’était pas ce que je priorisais. Je prenais d’autres loisirs. J’ai couru à la fin du S1, quelques semaines avant le concours, en novembre. J’étais tellement stressée que j’avais besoin de me défouler un bon coup, et j’allais courir à 22h30 après avoir fini de bosser pour me fatiguer un peu physiquement. (Il faisait bien froid et bien humide, c’était super, lol)

Aviez-vous des loisirs ? Des sorties ?

J’ai continué de faire de la musique plusieurs fois par semaine dans ma chambre, par tranche de 20min, (parfois 1h, oups), c’était de vraies pauses qui me sortaient complètement de la PACES, parfois un peu trop.
J’ai aussi regardé pas mal de films pour tenter de poser mon cerveau avant de dormir, surtout au S1, quand j’étais très très stressée. ça me faisait me coucher assez tard, mais je sentais que j’en avais besoin.
Je suis sortie aussi quelques fois au restaurant, dans ma rue (timing souvent chronométré à 1h, 2h quand ce n’était pas ma « soirée pause » de la semaine) pour voir mon père ou mes amis.
J’ai aussi passé beaucoup de mes pauses avec ma colloc chérie qui n’était pas en médecine, avec qui je discutais et prenais mes repas quand je pouvais.
Au S1, je dînais presque tous les soirs au CROUS en face de l’Obs, à 18h30 en sortant de la fac avec une amie rencontrée à la pré-rentrée avec qui je discutais la plupart du temps de tout sauf de la PACES. (FAITES la pré-rentrée du tutorat)
Je voyais pas mal de gens ne parler que de cours avec leurs amis à la fac et je détestais ça. Vous passez votre vie dans vos fiches, déconnectez entre deux cours 10min, c’est indispensable! Trouvez des amis rigolos avec qui déconner, c’est probablement un des trucs les plus importants qui m’ont permis d’avoir mon année.
Prendre de vraies pauses aussi, c’est super important, au S2 je peux en dire quelque chose. J’étais moins stressée et j’ai passé des après-midi (voir des journées) entiers presque chaque semaine avec ma copine à oublier que nous étions en PACES. Bon nous abusions probablement un peu des pauses, et après s’être vues, nous passions les jours qui suivaient à être productives comme jamais! Finalement ça vaut le coup, même si j’avoue avoir terriblement culpabilisé sur le moment.

Aviez-vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?

Ma tante est infirmière et m’a pas mal parlé de son métier, de son avis sur les médecins, etc. Sinon, absolument pas.

Combien d’heures de sommeil aviez-vous par nuit ?

Au début du S1 je faisais des insomnies une à deux fois par semaines, donc des nuits où je dormais peut-être 3h. C’était exténuant parce qu’après je ne rattrapais pas mon sommeil. Je finissais la semaine avec des journées de weekend ou j’étais tellement fatiguée que je ne pouvais rien faire mais pourtant le stress me gardait éveillée. J’ai fait de l’hypnose pour y remédier et ça a très bien marché. J’ai senti tout de suite la différence, la fatigue me mettais tellement à bout que je craignais devoir abandonner. J’ai le reste de l’année dormi entre 7h et 8h par nuit environ. Je n’étais pas très régulière, mais comparé à mon rythme de début de S1, c’était déjà très bien pour moi.

Combien d’heures travailliez-vous par jour ?

Le nombre d’heures travaillées n’est pas si important je crois. Je devais travailler réellement aux alentours de 10h-11h par jours, parfois 8-9h. J’essayais d’être le plus efficace possible et faisais souvent des pauses. Au S1 je m’arrêtais toujours à 22h30 et ne débordais presque jamais, quoique je sois en train de faire. Au S2 je finissais plutôt vers 23h voir 23h30, car ayant plus de matières, je fonctionnais par choses que je voulais faire dans la journée.

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?

Le S1 et le S2 sont vraiment très différents à P5. Vous verrez, votre méthode de travail sera beaucoup plus au point au S2, après un semestre à apprendre à vous connaître et ce sera le cas de tout le monde. Ne vous reposez pas là-dessus.

Au S1 je travaillais plus par plage horaire : Je faisais de la physique le matin, ou les chapitres difficiles de chimie (pour moi c’était les parties calculatoires, acides/bases, etc), je faisais de l’histo quand j’avais la flemme de faire autre chose, donc souvent je finissais par ça, entre 21h30 et 22h30, et glissais des cours par-ci par-là.

UE1 : Chimie/Biochimie
Chimie : Je suis allée à tous les cours et je le conseille vraiment pour bien COMPRENDRE. Je pense n’avoir clairement pas assez fait d’exercices dans cette matière. Je connaissais bien mon cours mais ne me suis pas assez entraînée minutée. J’aimais vraiment bien les cours (Go section 1 à l’observatoire avec Mr Belmond qui était responsable de l’UE1 à la fac en chimie et donc qui rédigeait le concours ++++) mais les épreuves d’UE1 (chimie+bioch) sont de vrais marathons (enfin faut courir vachement vite quand même) et sont assez peu digestes. J’ai toujours favorisé (et ça le S1 et le S2 et dans toutes les matières), la qualité de mes réponses à la quantité de QCM auxquels je répondais. Donc je ne pense pas avoir jamais finis un sujet de chimie/biochimie, (d’où l’entrainement minuté manqué).
Biochimie : Alors en biochimie je suis allée en cours la plupart du temps (sauf à la fin du S1, ce qui est un peu bête quand on à presque fait tout le programme en cours). Je trouvais la matière intéressante, mais les professeurs trop inégaux, et les fiches médisup HORRIBLES et très très longues. Je bossais avec un seul support : soit les fiches medisup, soit le tutorat (les fiches sont très bien en Bioch, et beaucoup plus synthétiques pour comprendre). Je lisais les fiches/les cours dans l’optique de tout comprendre (ou presque, en bioch, certaines choses restent obscures). La deuxième voir troisième lecture me permettait de comprendre mieux à chaque fois. Je n’essayais pas d’apprendre mais de comprendre un maximum de choses. Ensuite, mon réel « cours » était finalement mon carnet d’erreur, qui faisait office de fiches de ce qui me semblait pouvoir être exigible et l’avait été les années précédentes, dans les ED, les tutos etc. Pour le coup, ce carnet-là, je le connaissais sur le bout des doigts. En bioch, tout n’est définitivement pas à connaître par coeur, mais certains points sont à apprendre dans les moindres détails (méthodes d’étude, avec les produits, les vecteurs AAV, etc), et j’avais tout dans mon carnet d’erreur-carnet de cours. La bioch c’est très long et plutôt de la réflexion. J’étais très nulle, alors avant les révisions, j’essayais de faire des concours (blancs, les vraies annales je les ai gardées pour les révisions) de bioch 30min-1h tous les matins en me levant (souvent entre 7h-7h30 et 8h-8h30). J’ai vraiment beaucoup progressé grâce à ça, et ai fini par réussir à vraiment avoir au-dessus de la moyenne.

UE2 : Biocellulaire/Histologie-Embryologie
la Biocell c’est peut-être ce qu’il y a de plus intuitif, je voyais mes fiches et essayais de tout comprendre. J’allais en cours avec Chrystel qui était vraiment géniale. Après pour les détails qui tombent il y a des trucs récurrents avec des cours à connaître ++ (bio du dèv, apoptose, cycle cellulaire) mais sinon les questions de cours sont assez pointues et originales.
L’histologie c’est votre matière de par coeur du S1, c’est pas compliqué. Après la partie gamèto-embryo est plus reloue à apprendre, avec des détails +++ des nb de jours etc, bref courage. Je faisais des frises chronologiques pas mal et des schémas pour l’histo (un peu pour apprendre en me détendant).

UE3 : Physique/Biophysique
La physique c’est intéressant, j’aimais bien ça surtout que c’est assez gratifiant car le travail paie. Je galerais vraiment au début, et c’est en essayant de tout comprendre, en refaisant plusieurs fois les démonstrations du cours (bannissez les fiches medisup), en faisant et refaisant les ED (+++) que vous allez progresser. Il ne faut surtout pas lâcher ! J’ai commencé, je bloquais dès les premières questions, je ne trouvais pas etc. Ceux pour qui c’est intuitif dès le début ont de la chance, mais pour les autres, l’intuition s’apprend je vous jure.
La biophysique en soi c’est intéressant (enfin j’aimais bien en pré-rentrée avec les tuteurs du C2P1) après quand il a été question de faire des épreuves, des exercices, d’aller dans les cours nébuleux des profs qui partent du principe que vous savez déjà bon nombre de chose c’est plus la même. Il y a plus de par cœur qu’on le pense, et connaitre très bien ses formules, les propriétés de trucs qu’on comprend pas rend l’épreuve très con. Tout ça sans calculatrice, avec des calculs à rallonge et des aides au calcul pas toujours intuitives. Bref, la biophysique je me suis forcée à la travailler le midi, comme ça je la travaillais tous les jours un peu, pas trop tellement c’était chiant. Je voyais pas mal le cours et faisais ensuite des exos où il faut comprendre le raisonnement des profs, souvent récurrents sur de nombreux QCM types. Méthode++ marquée dans le carnet d’erreur, ou faire des fiches et s’entraîner plus que moi minuté, pour devenir efficace (ce que je n’étais pas).

Souvent, ce dans quoi j’avais des difficultés, j’essayais de me caller une plage horaire dans ma journée pendant quelques semaines, pour en faire tous les jours.

Je visais toujours la compréhension la plus complète de mon cours possible et n’hésitais pas à aller chercher les infos ou le vocabulaire manquant sur internet. Je prenais plus de plaisir à réaliser le maximum de lien entre les différents cours et les différentes matières.
Je n’avais jamais l’impression d’apprendre mon cours vraiment, même au S2. Je lisais mes cours avec attention, le plus de concentration possible, et acceptais de ne pas tout comprendre dès le premier coup, en me disant que je comprendrai tout la fois suivante. L’idée de me poser devant un cours et me dire « apprends-le par cœur » me dégoutait. A force de lire mes cours beaucoup de fois, de faire des annales, des polys d’exercices, je les connaissais très bien. Je ne me les suis jamais récités, ça m’ennuyait beaucoup. C’est ce que j’ai fait pendant ma pré-rentrée, et ça me prenait tellement de temps que je n’ai pas fait d’exercice et me suis retrouvée devant mon sujet blanc de fin de pré-entrée sans pouvoir RIEN remplir, alors que je connaissais tout par cœur. Bref, je ne l’ai plus jamais fait.

Au S2 quand je ne revoyais pas des cours le matin, je prévoyais les cours de l’après-midi pour être plus à l’aise. Vous serez moins perdus et décrocherez donc moins facilement. Vous pouvez aussi spotter les endroits où vous ne comprenez pas pour porter une meilleure attention au moment du cours. À l’idéal si vous avez le temps de le faire au S1 c’est génial, parce que pour le coup, comme c’est surtout de la réflexion, vous pouvez aller poser des questions éclairées à la fin, plutôt que de devoir, après avoir la tête farcie de trucs que vous comprenez pas, devoir tout reprendre le soir ou le lendemain et devoir attendre le cours suivant, une fois que vous serez de nouveau farcies de nouveaux trucs incompris pour aller poser votre question. Moi j’avais du mal à m’organiser pour, comme nous avions ED le matin.

UE4 Maths : alors ici j’ai été mauvaise. Le début du semestre était facile alors j’y suis allée beaucoup trop tranquille et ai bien galéré ensuite. Surtout que les preuves de maths vont vers la difficulté ces dernières années. Entraînez-vous très très régulièrement pour être toujours rodé sur toutes les parties, sans jamais en négliger une.

UE5 Anatomie : Cette matière était chouette, et assez exigeante, bien que probablement moins que dans d’autres facultés avec plus de « par coeur ». J’alternais cette matière au milieu de cours qui m’ennuyaient. Je prenais plaisir à refaire les schémas et avais un carnet de points importants ou difficiles à mémoriser que je regroupais par cours avec un présentation lapsus ludique possible. J’ai bouffé des annales vraiment à fond et les ai toutes refaites deux/trois jours avant le concours en me donnant 2/3 du temps donné à l’épreuve. Au début du semestre, je ne parvenais pas à finir les sujets et ai fini avec au moins 15min d’avance au concours.

UE6 ICMédicament : C’est la matière dans laquelle j’ai développé le plus de moyens mnémotechniques. On la craint beaucoup car elle est très exigeante, mais finalement apprendre les molécules m’étais plus trivial que les institutions de santé publique. Je m’inventais des histoires tes des jeux de mots tous plus idiots les uns que les autres pour retenir des chaînes de mécanisme d’action, des médicaments mais qui se sont révélés vraiment efficaces.
Je rassemble un peu l’ICM et la santé publique (bien que j’appréciais plus le premier que le deuxième) car ce sont pour moi les deux matières de « par coeur » par excellence, dont les détails ne sont pas intuitifs. Ce sont ces deux matières que je travaillais le plus de mes journées s’organisais autour de ces cours. J’intercalais donc entre ces « cours principaux » les autres matières (anat, physio et des exercices de maths) qui m’étaient plus digestes. Les jours où je n’avais pas cours, j’essayais de faire deux cours de chaque ; d’ICM et de SP. J’écrivais souvent un plan avec les titres de parties/sous parties du cours sur une feuille à côté pour essayer d’avoir une vision d’ensemble, et comprendre comment le prof avait construit son cours.

UE7 Santé Publique/Sciences humaines : J’ai parlé de la SP au-dessus déjà, bon courage, cette matière est parfois (souvent) très barbante et je trouve peu rentable. Disons que je la travaillais énormément pour simplement m’en sortir.
Je préférais largement la SH dans laquelle j’avais de meilleures notes. J’aimais vraiment bien rédiger les questions et jongler avec toutes les notions des différents cours en essayant de faire des liens/parallèles intéressants et originaux pour répondre aux problématiques.
Encore une fois, je n’avais pas l’impression « d’apprendre » cette matière à proprement parler. Il m’était impossible de voir ces cours tard, alors c’est la première chose que je faisais TOUS les matins au S2 : je lisais 1 cours, tous les jours en tout premier avant de commencer ma journée. J’aimais bien alterner le cours avec des maths. je faisais habituellement un cours de SH en 1h parfois moins (2x 25min pour préserver ma concentration au max) et injectais 1 exercice de maths après chaque 25min. J’allais en cours pour le plaisir plus que parce que ça m’était utile. Les fiches de la prépa étaient très bien et correspondaient parfaitement à ma méthode d’apprentissage dans cette matière.

UE8 tronc commun = physio : J’ai beaucoup entendu dire que cette matière était facile, mais je n’ai jamais été d’accord. Il m’a fallu pas mal de relectures et surtout une bonne vision d’ensemble pour comprendre le programme de physiologie dans son intégralité (ce qui est assez indispensable). Les cours s’enchaînent de façon logique et vous avez besoin de tout pour faire des liens utiles. L’emploi du temps de tronc commun est intense au début du second semestre et il ne faut pas délaisser la matière ensuite. Pour cette matière, j’ai réussi à voir presque tous les cours le matin avant d’y aller, et les ai beaucoup relus dès le début. Ça m’a permis d’être à l’aise assez rapidement. je n’aimais pas les séances à la prépa et préférais raisonner pour trouver mes propres méthodes de résolution au QCM que les bêtes tableaux de par cœur de Médisup. Il faut en général se méfier des méthodes bateau de Médisup qui marchent sur « toutes les annales » car revues tous les ans, mais qui ne seront pas toujours valables pour la question du prof de cette année. Surtout en physio, où comprendre est quand même super chouette :)

UE8 Spé médecine : J’avais lu les cours de cette matière avant la reprise sur les fiches de la prépa de l’année précédente et avais trouvé les cours très intéressants. (il m’avait fallu plusieurs lectures pour ne plus être perdue, surtout pour les premiers cours) Cette épreuve m’a ensuite toujours portée au S2, malgré ma nullité prononcée dans les épreuves de Biochimie du S1. J’avais là aussi pas envie d’apprendre et ai préféré revoir les cours en ligne avec grande attention pour essayer de tout comprendre. J’ai comme pour la biochimie réalisé des récaps de cours dans mon carnet d’erreur pour me souvenir des incontournables. Je n’allais pas en cours en direct, car c’était au Saints-Pères et c’était à 8h le vendredi matin ;)

Faisiez-vous des fiches ? Si oui comment ?

Je ne faisais pas de fiches sur des fiches mais dans mes carnets d’erreurs beaucoup. Mon carnet d’erreur était plus des récap’ de cours, avec des détails clés, agrémenté des erreurs que je faisais souvent, chapitre par chapitre. Il était surtout très organisé pour le rendre le plus lisible possible. J’avais des formules en Biophy, du vocabulaire en Bioch, etc.
Au S2, j’avais du mal à inscrire mes erreurs dedans car je partais de l’idée que si j’avais fait une erreur, c’était parce que je ne connaissais pas mon cours. Alors je préférais revoir mon cours, et noter les points difficiles à retenir, faire des schémas, dans mon carnet d’erreurs. C’est seulement sur la fin, quand je me bourinais des annales toute la journée et que je relisais mes cours, que j’écrivais des récaps. Après j’apprenais pas mal en résumant tout sur un rapide schéma, ou en notant les mots importants, en faisant des synthèses au maximum, que je conservais dans des carnets de notes. Les cours sont énormes et denses, surtout au S2, et apprendre l’essentiel c’était déjà en savoir beaucoup. Je travaillais toujours sur mes cours complets, mais aimais synthétiser sur papier et donc dans ma tête pour avoir un plan cohérent.

Avez-vous travaillé seul(e) ? En groupe ?

Je travaillais seule tout le temps, mais je n’hésitais pas à poser des questions sur des points de cours à mes amis dans l’amphi et nous avions une conversation de groupe active sur laquelle nous posions toutes nos questions.

Travailliez-vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?

J’ai travaillé chez moi la plupart du temps.

Etiez-vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?

J’étais au tutorat et à la prépa Médisup. J’ai des amis qui s’en sont sortis sans prépa, mais comme presque tout le monde la prend à Descartes et que mes parents me l’ont proposée, j’ai préféré la prendre.
Ça m’a été utile car le fait d’avoir des fiches à jour est très confortable et rassurant quant à la prise de notes ou les changements de programme d’une année sur l’autre. Les cours à la prépa étaient plus ou moins utiles et on doit effectivement pouvoir s’en sortir sans avec une bonne méthode. Après je conseille quand même de se trouver les fiches de Médisup de l’année précédente. (des scans sur Drive circulent en début d’année, no stress)

Etiez-vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?

Le problème des classements c’est qu’avant le concours du S1 on ne sait pas ce qui est représentatif. Les concours du tutorat ou de la prépa se faisaient sur 400-500 personnes pour de grosses promos à l’université mon année. Mais en général votre résultat est plus ou moins transposable sans faire x2 ou x3 car les gens qui viennent en concours blanc sont les plus motivés. Après à 50-100 places près, c’est assez variable pour certains, et tout le monde progresse à son rythme. Vous ne performerez pas forcément partout en fonction de votre méthode de travail. Au tutorat, ils fixent une barre des 10% sur leurs résultats, je n’ai jamais été dedans, pourtant j’ai été classée 126ème au S1 et 125ème au S2. Il ne faut surtout pas se démoraliser d’un mauvais classement. Je me souviens avoir été classée très mal en physique notamment au deuxième tuto en octobre (genre 325/400) et ai fini par avoir mon S1 grâce à cette matière! Ne lâchez rien, c’est quand les gens se prennent des taules et qu’ils font impasse qu’en ne le faisant pas et en continuant de vous accrocher sur cette fucking matière qui vous pose pb que vous gagnerez 300 places.

Aviez-vous du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez-vous ?

J’avais assez peu de retard en général. J’en ai eu un peu en histologie au S1 mais c’est plus parce que j’avais mal appris mes cours et qu’il a fallu que je les réapprenne un peu au dernier moment. Pour vous dire, au S2, quand j’arrivais au week-end sans avoir vu un cours de la semaine à la fac j’étais en panique. Et ça a dû arriver peut-être 2-3 fois.

Quel était votre rythme de travail ?

Au S1 je commençais entre 7h30 et 8h habituellement, parfois plus tôt et avais l’habitude de me lever et presque de petit déjeuner à mon bureau. J’avais en général une baisse de régime vers 11h30, m’arrêtais vers 12h30, déjeunais (parfois je déjeunais plus tôt et rebossais un coup avant d’aller à la fac) et allais en cours de 13h30 à 18h à la fac du lundi au jeudi, puis à la prépa de 14h à 18h30 de vendredi. J’allais presque à tous les ED (sauf biophysique, sheitan) qui avaient lieu le matin souvent 2x/semaine de 8h45 à 12h. Ces jours-là je déjeunais rapidement puis allais à la BU genre 45-50min avant les cours en amphi. À 18h30 j’allais dîner au Crous et je rentrais chez moi habituellement vers 19h30-20h et tentais de me remettre à travailler tant bien que mal pour bosser en général 2h-2h30 avant de m’arpenter vers 22h30 et me coucher. J’avais du mal à rester concentrée pendant cette période. Je faisais habituellement une pause le matin vers 11h, puis avais des pauses de 10min entre chaque cours.

Au S2 je m’y mettais plus vers 8h et finissais mes journées vers 23h-23h30. Il n’y a presque pas d’ED à la fac donc je travaillais chez moi le matin ou j’allais à la prépa de 8h à 13h (gros rush ensuite pour aller à la fac, en marchant avec un sandwich). Comme je l’expliquais plus haut, je faisais beaucoup de petites pauses puis une de 20min environ comme au S1 dans la matinée. Le soir j’essayais de revoir mes cours de la journée et allais me coucher vers 23h45-minuit.

Après je n’étais pas très rigide avec mes plages horaires, je faisais parfois (assez souvent en fait) des pauses de 45min, parfois 1h vers 11h car j’avais une grosse baisse de concentration. Dans ce cas je mangeais plus tôt et retravaillais après, en fonction de mon humeur/ma fatigue. J’ai essayé de chronométrer mes pauses, mais ça ne m’a pas vraiment réussi. Il me semble plus important de chronométrer votre travail, d’être le plus efficace possible, puis être laxe sur vos pauses pour vous détendre. Si j’avais besoin de plus, c’était pas grave, de toute manière, me forcer à reprendre n’aurait pas été productif et j’aurais finalement perdu du temps. Certains sont de vraies machines et arrive à vivre à la seconde près en PACES, j’en étais incapable. Ma copine se levait à 6h30 et commençait à travailler à 7h-7h30. J’ai essayé parfois, mais si ça ne vous convient pas, C’EST PAS GRAVE. Surtout gardez votre rythme, si vous êtes sensé dormir habituellement, vous arriverez à tenir quelques jours puis vous serez épuisés et finalement perdrez du temps.

Dans quel état d’esprit étiez-vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?

Altruiste. L’esprit de compétition c’est sympa quand c’est motivant dans le sport, etc, mais quand c’est pour « tous les ni*er » ça ne me faisait pas particulièrement de bien. J’étais plus efficace dans un meilleur état d’esprit, quand j’étais souriante, qu’on s’entraidait, qu’on hurlait aux tutos, et qu’on partageait tous notre merde quoi. Au contraire, les gens qui se prenaient trop au sérieux m’exaspéraient. Au concours, j’étais entourée de 3000 étudiants mais je n’avais pas l’impression de les « affronter». Finalement, vous ne pouvez pas influer sur ce que vont produire les autres, donc vous vous débattez contre vous-même.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?

J’étais très stressée au S1, vraiment. Par contre je suis arrivée au concours tranquille, comme à la maison. Au S2 je l’étais peut être pas assez les deux premiers mois parce que ça roulait sans pb et que j’ai dû prendre la confiance. C’était très con parce que je prenais pas mal de journées à ne rien faire. Mes résultats ont chuté à chaque CB, doucement mais sûrement et j’ai fini encore plus stressée qu’au S1 en me détestant de tout mon être à l’idée de me planter à cause de mon arrogance. Je suis arrivée à Villepinte tellement stressée que j’ai cru que j’allais vomir sur ma copie d’UE7 le premier jour, fort agréable. Après une fois que les épreuves commençaient, ça allait à chaque fois. Travailler sur votre mental/Stress, c’est HYPER important. J’ai fait de la méditation tout le semestre et avant chaque épreuve, parce que rater son année car on a paniqué le jour J c’est trop con. Cherchez le bon état d’esprit! ;)

Quelle attitude aviez-vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?

Ça dépendait vraiment. J’avais beaucoup de mal à rester concentrée un après-midi entier, mais j’essayais au maximum. J’allais en cours pour voir les profs fascinants qui m’ont définitivement aidé à garder le moral et à avoir mon année, mes amis, et ai beaucoup aimé l’ambiance dans les amphis.

Comment preniez-vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?

Sur papier, dans des cahiers habituellement, sinon je complétais le poly de cours. Je ne suivais pas les cours avec les fiches médisup car les pbs de correspondance de page/diapo me perdaient, à moins de déjà connaître la fiche. Sinon apprendre sur la fiche c’est très bien si vous bossez chez vous. Après vous verrez, certains polys sont biens (SP, ICM) voir mieux que les fiches ++++ (Chimie, Physique, Maths).

Vous serviez-vous des annales pour réviser ?

Au S1 j’ai fait les annales pendant les révisions. Je me gardais néanmoins une demi journée sur deux jours pour revoir les points de cours/méthode où j’avais des difficultés. Au S2, je faisais les annales ou des polys d’exos du tutorat ou de la prépa après avoir vu quelques fois le cours, juste avant de le reprendre une nouvelle fois. J’ai refait les annales de façon plus intensive et en fonction de mes difficultés pendant mes révisions du S2, mais sans faire que ça comme au S1. Me chronométrer m’a beaucoup servi, en réduisant mon temps au fur et à mesure pour être à l’aise au concours.

Comment était organisée votre journée ?

Comme dit plus tôt, je petit-déjeunais très rapidement, voir à mon bureau, ça ne me posait pas de pb, dès le réveil. Je me préparais plus tard, généralement pendant/mes pauses de la matinée. Comme je n’habitais pas avec mes parents, mes pauses consistaient souvent en de la vaisselle, des courses, de la préparation de nourriture etc. Le midi et le soir quand je ne mangeais pas seule je prenais 1h30 souvent pour décompresser. (Parfois je stressais juste pendant 1h30).

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?

Si vous êtes régulier que vous travaillez avec envie, curiosité, assiduité et que vous avez de bonnes bases de chimie/maths/physique (pas besoin d’être de petits génies de sciences hein, juste l’essentiel), ça paiera! Il faut trouver le bon équilibre entre se remettre en question et se faire confiance.

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?

J’étais sûre que c’était ça que je voulais dans ma vie, peu importe le temps que ça prendrait. J’ai toujours pu me reposer sur ma motivation, vraiment inébranlable. J’ai eu très souvent peu d’échouer, mais jamais de ne plus avoir envie. À la fin du semestre, je ne voulais pas être en vacances, je voulais avoir mon année. (même si j’étais exténuée et que clairement il me fallait des vacances)
Avoir fait autre chose pendant un an avant ne m’aura que conforté dans ce choix. Ne pas douter une seule seconde de ce pourquoi vous êtes là et vous vous imposez ça vous fera gagner un temps précieux, donc posez-vous bien la question.

Pour terminer, comment avez-vous trouvé cette première année des études de santé ?

Je m’arrachais pour ce que je rêve de faire donc finalement, arrivée aux concours, je ressentais juste de la gratitude de pouvoir être là et tenter ma chance dans une super fac. Cette année était intense mais j’en garde un bon souvenir, avec de supers rencontres et vraiment la possibilité de se dépasser pour son objectif.

Je sais que P5 inquiète beaucoup, mais je ne regrette pas une seconde, car si elle est réputée plus difficile, les épreuves le sont pour tout le monde. De plus, le fait de ne plus avoir de redoublement augmente largement vos chances d’être pris directement, sans les diminuer aucunement en général. Redoubler est extrêmement fatigant : vous avez plus de chance de l’avoir la première année dans une fac sans redoublement que sur deux ans dans une fac normale car vous serez plus frais. Cette réforme vous permet de plus une meilleure réinsertion dans un autre cursus le cas échéant. Bref, go Paris Descartes.

Que pensez-vous du site www.reussirmapaces.fr ?

Il m’a beaucoup inspiré avant ma P1, et aidé pendant. J’avais enregistré en favori de bons témoignages pour me rebooster :)

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