Alexandre T, en 2ème année de Médecine à Lyon-Est nous parle de son parcours et du vécu de sa PACES

Quelle année était votre PACES, quel était son numerus clausus ?

2017 – 2018, 341 places en médecine

Votre bac, votre spécialité et votre mention ?

Bac S – Spé SVT – Mention Très Bien

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?

Bizuuuuuth

Quel(s) concours avez-vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?

J’ai passé uniquement médecine – J’ai été classé 48ème pour 1678 inscrits en médecine (et 65ème pour 2201 inscrits au classement général).

Votre niveau au lycée ? Etiez-vous assidu ou dilettante ?

Au lycée, je travaillais surtout de la veille au soir pour les contrôles (sauf histoire-géo) et j’ai beaucoup travaillé pendant la semaine de révision du bac.

Lors de votre PACES, habitiez-vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?

J’habitais en colocation avec mon frère pour des raisons budgétaires. Ça n’a pas été facile tous les jours mais rester avec de la famille m’a beaucoup aidé moralement.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?

Je mettais 30 minutes pour me rendre à ma fac.

Avez-vous trouvé vos repères facilement à la fac ?

J’étais sur le domaine de la Buire (Laennec) donc plus petit que le domaine Rockfeller (Grangeblanche). Il y a un arrêt de métro juste à côté et le site reste assez petit ce qui fait que j’ai facilement trouvé mes repères.
Le premier jour peut paraître intimidant (surtout que j’étais dans un amphi de 500 places) mais on s’y fait vite. Il faut dire que les carrés savent nous mettre dans l’ambiance :D.
Au niveau des cours, la première semaine m’a directement mis dans le bain, et puis on prend rapidement le rythme.

Avez-vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?

Non, non et non. L’année est déjà assez longue comme ça, inutile de se rajouter des jours de révisions en trop. Pour un primant, mieux vaut profiter PLEINEMENT de ses vacances et être à fond pour attaquer dès le premier jour.

J’ai fait le stage de pré-rentrée du tutorat qui s’étale sur deux jours qui permet de ne pas trop être perdu lors des premiers cours ce qui m’a été largement suffisant.
Bien entendu, cela dépend de chacun. Mais je trouve que les stages de pré-rentrée des prépas privées (qui durent une semaine voire plus) ne vous permettront pas de prendre une avance remarquable par rapport aux autres. À mon avis, cela permet surtout aux étudiants qui craignent de prendre trop de retard dès le début de limiter la casse. Toutefois, si vous savez de quelle manière vous allez réviser, le tutorat reste très bien.

Pratiquiez-vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?

Non, j’aurais trop culpabilisé et je ne trouvais pas le temps pour en faire.
Durant mes pauses, je préférais me reposer mais certains préfèrent faire du sport pour se dépenser. Cela dépend vraiment de chacun (y’en a même qui se mettent au sport pendant la PACES !)

Aviez-vous des loisirs ? Des sorties ?

Durant le S1, on n’avait pas de vacances, donc je passais tout mon temps à réviser. Chaque jour.

Pendant le S2, on avait 1 semaine de vacances chaque mois. J’en profitais pour retourner chez mes parents dans le département d’à côté et aller voir mes amis. J’ai également fait quelques soirées (peu arrosées) avec eux ce qui me permettait de me vider la tête et de penser à autre chose à 1 mois du concours. Bien entendu, je révisais le reste de la journée, mais le S2 étant plus long, je n’aurais pas tenu jusqu’au bout sans sortir de temps en temps (ce qui est essentiel à mon goût).

Donc, oui, la PACES vous limite grandement dans votre vie sociale mais il ne faut pas la négliger totalement car le moral est tout aussi important que le travail fourni, et on ne le répétera jamais assez.

Aviez-vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?

Non, personne. J’ouvre la voie :)

Combien d’heures de sommeil aviez-vous par nuit ?

– Lorsque j’avais cours le lendemain, je dormais environ 7h00 (de 23h30 à 6h30).
– Le week-end, je ne mettais pas de réveil (je me levais avant 9h00 généralement, mais je laissais mon corps se réveiller naturellement pour être à fond).
– Pendant les semaines de révisions, je dormais 8h30 (de 23h30 à 8h00).

Combien d’heures travailliez-vous par jour ?

◾ Pendant un jour de cours :
– J’avais 4 heures de cours le matin ;
– Je rentrais chez moi vers 13h00 et je reprenais à 14h30 ;
– Je travaillais jusqu’à 19h00 ;
– Je mangeais et je reprenais à 20h30 ;
– Je continuais jusqu’à 23h00.
Le tout en faisant des pauses de 15-20 minutes pendant la journée (qui sont essentielles). Je travaillais alors environ 10h (en comptant les heures de cours) pendant la journée. Cela reste théorique car c’était pas aussi tranché, mais dans l’idée, c’était à peu près ça.

◾ Pendant un jour de week-end ou pendant les semaines de révision :
– Je me levais vers 8h00
– Je commençais à travailler vers 9h00
– Je m’arrêtais vers 13h00 puis l’après-midi c’était pareil qu’en jour de cours.
Donc, finalement, 10 heures de travail personnel pur, cette fois-ci.

Même si certains peuvent prétendre travailler 12 heures par jour voire plus, cela ne témoigne en rien d’un meilleur apprentissage. La qualité prime sur la quantité.

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?

◾ POUR REVISER UN COURS DE MANIERE GENERALE
Lorsque je révise un cours je suis très lent, mais je retiens bien. Ce qui marche le mieux avec moi, c’est de réciter. La première fois que je vois le cours, je le lis très attentivement en essayant de retenir un maximum de détails et en créant le plus de moyens mnémotechniques possibles (même tous cons), indispensables à mon sens.

Plus je revois le cours, plus je délaisse la lecture pour l’explication orale (tout seul dans ma chambre). Parce que pour pouvoir expliquer, il faut avoir compris. Dès que je bloque, c’est que j’oublie un détail ou que j’ai mal compris.

Pour apprendre une page, je relisais un paragraphe puis je le récitais sans me tromper. Je lisais celui d’après et je récitais depuis le début de la page. Et ainsi de suite … Et à force de revoir le cours, je savais juste au coup d’oeil ce que le paragraphe disait exactement. Cela me permettait d’avoir en tête les pages et de me représenter le cours mentalement (j’ai une mémoire très visuelle).

Bien sûr, la manière d’apprendre un cours n’est que très personnelle, il n’y a pas de méthode miracle. Il faut juste se connaître, et savoir ce qui marche le mieux pour soi (c’est pour ça que travailler un minimum au lycée est important, car ça permet de cerner la manière dont vous apprenez le mieux).

◾ POUR LE S1
J’appliquais la méthode classique mais très efficace des J. Pour ceux qui ne la connaîtrais pas, lorsque l’on a un cours un certain jour, on l’établit comme étant J0. Puis on reporte la révision de ce cours plusieurs fois et de manière de plus en plus espacée. Personnellement je reportais au lendemain (J1) puis à J3, J10, J20, J30, J45, J60, J75, J90 (le S1 durant 3 mois).

Il me suffisait alors d’ouvrir mon agenda et de réviser les cours qui y étaient inscrits. L’inconvénient de cette méthode, c’est qu’on se retrouve parfois avec des journées très chargées. Alors soit je reportais certaines révisions à des jours moins chargés, soit je sautais des révisions de cours que je maîtrisais bien. L’avantage du S1, c’est qu’il y a moins de par-coeur qu’au S2, donc cette méthode me suffisait bien et je pouvais généralement la suivre assez rigoureusement.

Pour les cours d’UE3a ou d’UE4, il fallait passer le plus vite possible aux exercices. Donc dès que je connaissais à peu près le cours et les formules, je faisais des QCM pour m’entraîner et apprendre des mes erreurs à la place de réviser le théorique. Et quand j’estimais que je devais revoir le théorique, je le faisais.

Il faut pas non plus rester figé, il faut que les révisions soient modulables et s’adaptent à votre apprentissage. C’est pour ça que c’est bien de partir avec une méthode de travail initiale mais celle-ci doit évoluer et devenir de plus en plus personnelle pour coller au mieux à votre manière d’apprendre.

◾ POUR LE S2
Au départ, j’appliquais la même méthode qu’au S1. J’y arrivais plutôt bien. Mais dès que les cours de spécialités ont commencé à arriver, j’ai rapidement été débordé. Le S2 ayant plus de par-coeur, je n’ai pas pu tenir le rythme des J, j’ai donc finalement abandonné la méthode à 1 mois et demi du concours.

Ce que j’ai fait, c’est que je connaissais les cours du tronc commun, donc je ne les révisais que très rarement et je m’entraînais surtout aux QCM pour l’UE2b, l’UE3b, l’UE5 et l’UE6 pour m’habituer aux items. Et je reprenais la méthode des J mais uniquement avec la spé. J’ai là aussi été débordé, mais vu qu’il y a en majorité de l’anatomie en spé, les cours se retenaient assez bien et je suis aussi rapidement passé aux QCM.

Finalement, à la fin du S2, je faisais beaucoup de QCM et quand je me trompais sur un item, je relisais le paragraphe entier qui est en rapport avec ma faute (voire le chapitre parfois). Cela permettait de tout travailler, et de mettre en évidence mes points faibles pour les corriger.

Faisiez-vous des fiches ? Si oui comment ?

Je révisais tous mes cours (hormis l’UE7) sur polycopiés. Etant donné que tous les détails sont essentiels, il n’y a pas grand intérêt, selon moi, à faire des fiches si ce n’est ré-écrire exactement le même cours. Ceci dit, ré-écrire le cours peut être un moyen pour certains de bien l’assimiler, mais pour moi, c’était une perte de temps.

J’ai tenté de faire des fiches avec toutes les formules en UE3a ou UE4. Mais une fois faites, je les revoyais jamais car je me sentais plus à l’aise sur le poly et les explications à côté.

De plus, je suis perfectionniste, donc je sais pertinemment que faire une fiche m’aurait fait perdre plus de temps qu’autre chose.

Avez-vous travaillé seul(e) ? En groupe ?

La plupart du temps, je travaillais seul, chez moi.
Toutefois, il est possible de rejoindre des « groupes de travail » à Lyon Est. Ceux-ci consistent en 5 étudiants et 1 référent qui se rejoignent toutes les semaines pour corriger des QCM préalablement élaborées et envoyées par le référent avant la séance.
Ce groupe de travail m’a été très utile. D’un côté parce que l’étudiante en P2 (le référent) pouvait m’aider sur des points mal compris mais surtout parce que cela m’apportait un bon soutien moral dans le fait de pouvoir parler avec le référent et les autres P1.
Je n’étais pas dans l’académie de Lyon durant mes années lycée, je ne connaissais donc personne (et se faire des nouveaux amis en P1 est assez difficile). Du coup c’était le seul moment où je pouvais parler avec des gens qui savent ce qu’est réellement la PACES, et ça me faisait du bien de travailler avec eux.

Travailliez-vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?

Chez moi.
Là aussi, question de préférence. J’ai essayé la BU, mais je suis trop vite distrait en regardant ce que les autres P1 révisent et ce qui se passent autour de moi. Chez moi, j’ai tout à proximité, et je suis beaucoup plus serein et concentré. Et puis surtout, je révise mon cours en récitant à haute voix, donc pas top dans la BU :D.
La BU s’avère utile pour ceux qui ont dû mal à se motiver, seuls. Je comprends que le fait de voir d’autres étudiants travailler permet de se booster. De plus, on est bien moins tenté d’aller sur notre téléphone. C’est pour ça que beaucoup y révisent tout de même.

Etiez-vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?

Au tutorat.
Le tutorat et les services qu’il offre vont varier d’une fac à l’autre, donc je parle pour Lyon Est.

À Lyon Est, je trouve ça inutile de prendre une prépa privée (du moins, pour son prix exorbitant). Il est tout à fait possible de réussir uniquement avec le tutorat. Il offre :
– Des colles hebdomadaires avec un classement beaucoup plus représentatif que les prépas et relues par les profs
– Des groupes de travail pour un encadrement personnel
– Des concours blancs également plus représentatifs
– Des activités pour se changer les idées
– Un forum où les tuteurs répondent aux questions
– Des polycopiés des années passées (suffit de compléter les nouveaux détails) très complets
– Des corrections d’annales
– Des banques de QCM par chapitre et corrigées
– Des archives de colles corrigées
– Et bien d’autre encore…

Le tutorat donne LARGEMENT de quoi réussir sa P1 sans claquer des milliers d’euros, selon moi. En revanche, dans des villes où les services que le tutorat propose sont plus limités, les prépas peuvent s’avérer plus intéressantes.

Etiez-vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?

Oui, j’étais la plupart du temps dans les 15% meilleurs des colles du tutorat. Il m’est arrivé parfois d’être en dessous (2 ou 3 colles dans l’année), ce qui permettait de me mettre une claque et de me motiver à travailler l’UE en question.
Lorsqu’on est mal classé, il ne faut pas voir ça comme un échec mais plutôt comme un moyen de se rendre compte de ce qui va mal, c’est très important de ne pas se laisser démotiver par ses résultats de colles s’ils sont pas ceux attendus.
Il ne faut pas non plus travailler que l’UE de la colle, la veille. Ça serait contre-productif.

Aviez-vous du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez-vous ?

Comme j’ai pu le dire plus haut, j’arriver à me maintenir plutôt à jour au S1. Lorsque j’avais des cours de retard, je les reportais dans des journées moins chargées.
Au S2, j’ai dû adapter mes révisions pendant le semestre (cf. plus haut).

Quel était votre rythme de travail ?

Il était soutenu, comme tout P1 qui se respecte. Mais il faut savoir le ponctuer de petites pauses indispensables pour des révisions efficaces. Quand je voyais que je commençais à partir dans mes pensées et que je n’arrivais plus à apprendre, je me prenais 15-20 minutes pour faire autre chose et puis ça permet de repartir de plus belle.

Le mieux est d’écouter son corps, et dès qu’on décroche, une pause s’impose. Tout dépend des personnes, certains préfèrent réviser 4heures sans s’arrêter puis faire une grande pause après.

Dans quel état d’esprit étiez-vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?

Plutôt compétitif. Mais pas dans le sens où je voulais que les autres échouent, mais dans le sens où je voulais donner le meilleur de moi-même et être meilleur que les autres. Qu’on la réussisse ou pas, la PACES permet d’en apprendre plus sur soi-même et ses propres limites.
Mais je n’hésitais pas à aider d’autres P1 si on me posait une question. Ceux qui cherchent à faire tomber les autres ne méritent pas d’être médecin, à mon sens. Si on est en PACES, c’est avant tout pour exercer un métier dont la vocation est d’aider autrui.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?

Au S1, surtout le premier mois, plutôt stressé car c’était la grande découverte, la recherche du rythme de travail, de mes limites, les premières colles, la solitude, l’incompréhension, les difficultés. Mais le fait de travailler chez soi, loin des 2000 autres étudiants permet de ne pas se mettre trop la pression non plus.
Au S2, je me suis plutôt relâché (moralement parlant) ce qui m’a permis en fin de compte de le vivre plus agréablement sans pour autant voir mes résultats baisser.

Quelle attitude aviez-vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?

En cours théorique, bien que je voulais pertinemment être concentré au maximum, je perdais souvent le fil.
Dès que le prof venait de dire quelque chose que je n’ai pas compris, je relisais le paragraphe du poly pour comprendre, et du coup, je perdais les paroles du prof. Je le faisais car je ne supportais pas ne pas comprendre un point (et je pouvais pas vraiment m’en empêcher).
Toutefois, grâce à la fidélité des polycopiés, ce n’était pas si grave que ça, mais je perdais un peu de temps chez moi du coup.

Comment preniez-vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?

Je pensais tout prendre sur ordinateur. Mais je me suis vite aperçu que les polys représentaient un gain de temps considérable. J’ai donc utilisé mon ordinateur portable uniquement pour la SSH.
J’utilisais le téléphone comme dictaphone les premiers cours mais j’ai vite arrêté car la qualité était mauvaise et je perdais trop de temps, car je réécoutais tout pour être sûr que j’avais tout noté.

Donc finalement je révisais sur poly (en surlignant et annotant) sauf la SSH sur ordi.

Les différentes questions posées régulièrement sur le forum par les autres P1 me permettaient d’être tenu au courant des petites modifications du cours que j’aurais loupé.

Vous serviez-vous des annales pour réviser ?

Oui, c’est indispensable. Je me demande même s’il est possible de réussir la PACES sans réviser les annales.
Tout simplement, les annales sont les questions posées par les profs, donc il n’y a rien de plus précieux pour s’entraîner au concours.

Il faut toutefois rester vigilant sur la correction ; elle peut être erronée ou obsolète. Le tutorat, c’est des étudiants, l’erreur est humaine et ils les corrections peuvent dater de plusieurs années, donc attentions aux récents modifications.

En général, je trouvais le temps de faire toutes les annales pendant la période de révision. Cela me permettait d’avoir les questions et surtout la correction de certains exos compliqués en tête car les profs reposent parfois des exos similaires voire identiques : quelle gain de temps de points !

Je peux vous dire que quand vous voyez des exos au concours que vous avez corrigé la veille, vous souriez :)

Comment était organisée votre journée ?

◾ Journée de cours :
– Je me levais à 6h30
– Je me préparais et sortais de chez moi à 7h30
– J’arrivais à la fac vers 8h00
– Je suivais les cours qui duraient jusque 12h30
– J’arrivais chez moi vers 13h00
– Je mangeais et me reposais jusqu’à 14h30
– Je révisais les cours de la journée très minutieusement
– Si j’avais fini avant 19h00, je commençais les cours que j’avais noté dans mon agenda avec la méthode des J (soit je révisais par apprentissage, soit je révisais par des QCM, cela dépendait de ma connaissance du cours, de la matière, du temps disponible, de mon retard actuel, …)
– Je reprenais à 21h30 et finissais ce que je pouvais
– J’arrêtais à 23h00.

Le week-end ou en semaine de révision c’était pareil, sauf que je révisais le matin de 9h00 à 13h00 à la place d’aller en cours (toujours en suivant la méthode des J : je révisais les « J » les plus récents d’abord).

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?

En PACES, deux points clés : la motivation et le travail. C’est toujours ce qui revient, mais c’est parce que c’est ultra important. Pourquoi voulez-vous réussir la PACES ? Pensez à ceux qui vous soutiennent, au métier que vous pourrez exercer par la suite, aux connaissances que vous allez engranger, à l’argent peut-être, au prestige, à la réussite, à la satisfaction personnelle, l’accès à la carrière de vos rêves, le billet d’entrée pour un métier unique, enrichissant et passionnant.

Ce n’est pas parce que vous êtes en PACES qu’il faut oublier son corps. Ecoutez-le. Dormez, mangez, reposez-vous, lavez-vous (oui, certains le néglige). Une bonne hygiène de vie est indispensable. À quoi bon devenir médecin si on ruine sa propre santé pour le devenir ?

Ne vous inquiétez pas si vous ne savez pas comment vous allez faire, si tout ça vous paraît impossible parce que c’est ce que tout le monde ressent au départ. Vous allez prendre le rythme, vous allez vous y faire, et une fois lancés, vous ne verrez plus le temps passer. Et puis, sacrifier 8 mois pour un avenir plus que passionnant, ça vaut le coup nan ?
Pour que ça soit plus simple, prenez le temps de vous intéressez aux matières. Elles ne sont pas là que vous votre plus grand mal, elles recèlent de connaissances très intéressantes.

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?

En terminale, je me suis fixé un objectif : avoir la mention TB pour me mettre en confiance pour la PACES. J’ai donc travaillé chaque contrôle (la veille au soir mais correctement) pour être le mieux préparé au bac. Ça m’a permis de ne pas passer d’une année sans travail à une année monstrueuse de PACES car j’avais déjà adopté un semblant de méthode de travail pour le bac.

Je pense qu’avoir suivi un rythme assez constant de travail et surtout en ayant gardé ma motivation le plus longtemps possible a permis de me démarquer. Peur de l’échec, penser à la réussite, au métier de médecin, entre autres, m’ont permis de persévérer dans cet état motivé. Je savais pourquoi j’étais là, et ce que j’attendais de moi.

Pour terminer, comment avez-vous trouvé cette première année des études de santé ?

Cette PACES a été très enrichissante. Elle m’a permis de mieux me connaître, de me poser une réelle difficulté dans la vie. J’ai pris plus de confiance en moi, une meilleure appréciation des petites choses de la vie.
Rien que le fait de tenter la PACES relève du courage. Nombreux sont ceux qui n’osent même pas y aller par peur de la quantité de travail.

Pour dire, j’ai failli ne pas aller en PACES. Et bien, j’aurais fait la plus grosse erreur de ma vie.

Que pensez-vous du site www.reussirmapaces.fr ?

Ce site m’a permis de me représenter la PACES avant même d’y être. J’ai pu m’informer par rapports aux différentes méthodes de travail, chercher ce qui me conviendrait le mieux, prendre une prépa privée ou non. Il m’a été très utile pour ne pas être totalement perdu dès les premières révisions. Je ne regrette pas du tout de l’avoir découvert, et j’espère que mon témoignage aura permis d’en aider quelques uns :)