Actuellement, dans quelle filière êtes-vous et en quelle année ?:
Médecine 2ème année

Quelle fac, et l’année de votre PACES ?:
Paris VI  2010-2011 et 2011-2012

Votre bac ? Votre spécialité ? Votre mention ?:
Bac S – Spécialité Physique-chimie – Mention Très bien

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?:
Doublante

Quel(s) concours avez vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?:
Primante, j’étais classée 1000 et quelques. Doublante, j’étais 317.

Votre niveau au lycée ? Etiez vous assidu ou dilettante ?:
Assidue

Lors de votre PACES, habitiez vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?:
Je vivais chez mes parents avec mon frère.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?:
Entre 35 et 40 minutes.

Avez vous trouvé vos repères facilement à la fac ?:
Non, ça n’a pas été simple : le lycée ne nous prépare absolument pas à ce qu’est la PACES. Au lycée, si on travaille, on progresse.
Pas forcément dans les notes, mais au moins dans les appréciations des professeurs qui se font de plus en plus encourageantes.
En PACES, il n’y a plus d’appréciations de professeurs pour se remotiver, et le travail fourni donne parfois l’impression de ne pas être récompensé.

Avez vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?:
Je n’ai pas touché aux cours avant ma rentrée de primante : j’ignorais totalement ce qui nous serait demandé, je préférais donc m’économiser et profiter à fond de mes vacances.
Avant mon année doublante, j’ai travaillé les matières du S1 où j’avais le plus de difficultés. Bosser ces matières loin du stress de la PACES m’a permis de comprendre la manière dont je devais les travailler.

Pratiquiez vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?:
Il m’arrivait d’aller courir pendant une heure le dimanche matin. Ce n’était pas du tout régulier, c’était quand j’en avais envie.

Aviez vous des loisirs ? Des sorties ?:
Primante, j’ai fait quelques sorties avec des amis (2 par semestre environ). Je m’accordais parfois le droit de regarder un film le samedi soir, mais rarement.
Doublante, je m’accordais tous les samedis soirs (à partir de 19h) pour décompresser. Mais je ne me couchais jamais après minuit, de façon à ne pas perdre mon rythme.

Aviez vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?:
Non.

Combien d’heures de sommeil aviez vous par nuit ?:
Environ 7 heures la semaine. Le dimanche, je dormais 9 heures environ.

Combien d’heures travailliez vous par jour ?:
Environ 10 heures (cours en amphi compris).

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ? (Soyez le plus précis):
C’est compliqué comme question, car certains lecteurs désespérés se diront peut-être « chouette ! je vais faire comme elle ! ». Ce n’est pas si simple. Une méthode de travail est propre à un individu, il ne faut pas copier/coller exactement la méthode de quelqu’un d’autre.
De plus, les méthodes varient d’une matière à l’autre.

Pour donner quand même quelques points de mes méthodes de travail :
– j’essayais d’être le plus possible à jour : lorsqu’un cours en amphi était passé, il devait être appris, ou au moins lu.
– je faisais toujours mes EDs, ou au moins j’essayais (en physique, ce n’était pas toujours si simple) : je n’allais à leur correction que si je les avais fait.
– je faisais de l’anatomie TOUS LES JOURS : pendant mes trajets de métro (environ 1 heure par jout en tout), et certains jours je la travaillais également à mon bureau avec le Netter
– en anatomie, je tâchais de visualiser un maximum de choses : avoir une bonne représentation dans la tête, c’est quelques phrases de cours en moins à connaître.
– en anatomie, pour les muscles (insertions, rôles, etc), j’avais rédigé des petits papiers que mon papa tirait un à un en m’interrogeant.
– pour les matières à réflexion, je voyais rapidement le cours et je passais assez vite aux exercices d’entraînement.
– en biochimie, pour la partie sur le métabolisme, j’avais réalisé des petits papiers pour m’entraîner à reconnaître certaines molécules, ou les étapes du cycle de Krebs, etc.
– lorsque je n’étais pas concentrée, j’écrivais les mots importants de mon cours sur une feuille de brouillon (en gros, je prenais des notes de ce qui était rédigé dans le poly). La feuille de brouillon allait ensuite à la poubelle, le but n’était pas de faire une fiche.

Faisiez vous des fiches ? Si oui comment ?:
Cela m’arrivait, mais assez rarement. Je confectionnais des affiches pour ma chambre ou pour la porte des toilettes avec le cycle de Krebs, le cycle cellulaire, ce genre de choses.
Je collais aussi beaucoup de post-it sur mon mur, avec des petits détails du cours que j’oubliais tout le temps (nom d’une protéine, données chiffrées, etc).

Avez vous travaillé seul(e) ? En groupe ?:
J’étais très entourée dans mon travail : je travaillais souvent en bibliothèque avec des amis. Nous nous posions des questions lorsque nous ne comprenions pas quelque chose, mais nous ne travaillions pas réellement ensemble, à se poser des questions d’entraînement, etc.

Travailliez vous à la bibliothèque  de votre université ou chez vous ?:
Primante, au S1, je ne travaillais que chez moi. Au S2, qu’à la bibliothèque. Aucune de ces deux techniques n’a marché.

Doublante, je suivais un peu mes envies. Un jour j’allais dans telle bibliothèque, un jour dans telle autre, un autre jour chez moi.

Etiez vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?:
Je n’ai jamais suivi de prépa, sous quelque forme qu’elle soit. Je suis contre le principe : selon moi, il est dégoûtant de construire son business sur le stress des étudiants, et en plus, si le tutorat n’existait pas, ce serait une entrave à l’égalité des chances. De plus, je ne voulais pas qu’en cas de réussite du concours la prépa s’approprie cette réussite en disant que sans elle je n’aurais pas réussi. Pour moi, les gens qui passent avec une prépa seraient passés sans. Inversement, l’échec au concours n’a aucun lien avec l’absence de prépa.

Heureusement, le tutorat existe. A Paris VI, il est très développé.
J’y suis allée durant mes deux années en PACES. Je le recommande vivement : c’est l’unique alternative d’entraînement GRATUIT. C’est un bon moyen de s’entraîner pour le concours et l’esprit d’entraide y est encouragé.

Aviez vous du retard dans vos cours ?  Si oui, comment le gériez vous ?:
J’ai eu du retard durant mes deux années de PACES.
Primante, j’étais complètement dépassée, je ne gérais absolument pas ce retard.
Doublante, j’avais moins de retard, ce qui semble plutôt normal. J’ai tâché de miser sur mes points forts pour compenser les chapitres que je n’avais pas eu le temps de voir.

Quel était votre rythme de travail ?:
Je travaillais tous les jours – m’accordant seulement le samedi soir (et parfois le dimanche matin) comme détente.

Dans quel état d’esprit étiez vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?:
J’étais plutôt dans un état d’esprit altruiste. Je ne passais pas des heures et des heures à aider les autres, mais je répondais aux questions qu’on pouvait me poser, j’encourageais les gens que je connaissais quand ils avaient un coup de déprime.
Le tutorat de Paris VI et son forum m’ont beaucoup encouragée dans ce sens.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?:
J’étais plutôt stressée, mais j’essayais de vivre mes journées au jour-le-jour, sans penser à l’échéance, en pensant de façon la plus optimiste possible. Je faisais en sorte que mon stress soit un stress positif : il me permettait de remettre en question mes méthodes quand c’était nécessaire, de me pousser à travailler d’avantage quand j’en avais marre. Mais je ne pense pas avoir été stressée au point d’être incapable de faire quoi que ce soit, du moins pas durant mon année doublante.

Quelle attitude aviez vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?:
Primante, j’étais dispersée. Physiquement j’étais là, je regardais le cours, j’étais calme, on aurait pu me croire attentive, mais mon esprit était souvent ailleurs.
Doublante, je n’allais pas à tous les cours. Je les choisissais avec soin, en fonction de la matière, du professeur, du bénéfice que j’allais retirer de l’écoute du cours et de mon envie. J’ai considéré qu’il ne servait A RIEN d’aller à un cours – même fondamental – si j’étais trop fatiguée pour écouter ou si je savais qu’au bout d’1/4 d’heure je penserai à autre chose.

Comment preniez vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?:
A Paris VI, nous avons la chance d’avoir les cours sous forme de polycopié.

Vous serviez vous des annales pour réviser ?:
Plutôt en fin de semestre, pour me tester durant la période de révision.

Comment était organisée votre journée ?:
Lorsque j’allais à la bibliothèque, je travaillais de 9h à 12h puis de 13h à 17h. Puis je rentrais, je travaillais de 18h à 19h30 et de 21h30 à 23h.

Lorsque je travaillais chez moi, je travaillais de 8h à 12h, de 13h30 à 16h30, de 17h à 20h, et de 21h30 à 23h. Je travaillais plus longtemps quand j’étais chez moi, mais l’essentiel est d’être efficace. Mieux vaut travailler un peu moins en bibliothèque et être concentré, plutôt que de travailler longtemps en pensant à autre chose.

Le dimanche je travaillais chez moi mais je me levais un peu plus
tard.

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?:
Il faut travailler dès le début des cours, être le plus attentif possible en cours : aller à un cours sans rien écouter est une perte de temps.
Il faut aussi savoir remettre ses méthodes en question, plutôt que de s’obstiner. Il n’est JAMAIS trop tard pour changer de méthode.

Savoir s’écouter est plus important que de savoir écouter les autres. Peu importe que Josiane apprenne ses cours de telle manière, et que Raoul travaille 14 heures par jour. Trouvez votre rythme, croyez en vous.
Si vous retenez ce que vous apprenez, c’est que votre méthode est la bonne. Si vous ne voyez vraiment pas comment vous pourriez travailler plus sans tomber malade ou dépressif, alors continuez comme ça.

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?:
Je ne suis pas plus intelligente que les autres. Sans doute pas plus motivée que certains.
Pour moi la PACES est une année de stratégie. J’ai eu comme stratégie de sacrifier certains chapitres pour en favoriser d’autres. Ca a payé. Ca n’aurait pas forcément payé pour tout le monde.

Pour terminer, comment avez vous trouvé cette première année des études de santé ?:
Dure, mais on s’habitue (si si).

Que pensez vous du site www.reussirmapaces.fr ?:
Utile !

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