Actuellement, dans quelle filière êtes-vous et en quelle année ?:
Pharmacie

Quelle fac, et l’année de votre PACES ?:
Bordeaux 2 Victor SEGALEN, année 2011-2012

Votre bac ? Votre spécialité ? Votre mention ?:
BAC S, spé SVT. Mention Bien.

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?:
Doublant

Quel(s) concours avez vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?:
Médecine; Pharmacie. Classé ~ 530 è en médecine (insuffisant) et 80 è en pharmacie.

Votre niveau au lycée ? Etiez vous assidu ou dilettante ?:
Très correct. Je bossais déjà énormément à l’époque, je ne supportais pas de ne pas être à jour où de donner l’impression de me relâcher. Bien sûr, je me détendais pas mal, mais mon travail passait en priorité et je ne m’autorisais que peu de sorties, n’ayant très franchement pas de facilités.

Lors de votre PACES, habitiez vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?:
Tout seul, en appartement.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?:
Je dirais 15-20 min, selon si je courais pour rattraper mon retard 😉

Avez vous trouvé vos repères facilement à la fac ?:
Assez facilement. J’ai fait des rencontres très positives au tutorat, on a vite formé un petit groupe qui a pu se charger d’explorer la faculté dans les règles, histoire de s’y retrouver un minimum du point de vue des salles d’EDs, entre autres.

Avez vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?:
Oui, quelque peu.
L’histologie, la biochimie, les disciplines qui fonctionnent majoritairement au « par coeur », en fait. La concentration n’était pas nécessairement optimale en plein été, mais j’essayais tout de même de m’y astreindre pendant 3h/j sur 3 semaines.
Il n’y a pas de « pourquoi » très précis, je n’avais pas envie de trop perdre certains acquis, surtout compte tenu de la vitesse avec laquelle les choses sont apprises en PACES.

Pratiquiez vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?:
Petit footing de temps à autre, d’une heure. Mais très rarement.
Passé Novembre, je ne suis même plus sorti de chez moi autrement que pour aller à la fac ou faire les courses.

Aviez vous des loisirs ? Des sorties ?:
Aucune sortie. Juste la soirée de Noël, pendant laquelle j’ai révisé même dans le trajet de bus !
Je geekais sur le PC pendant mes pauses histoire de m’aérer les idées, ou je me contentais tout simplement de ne rien faire. J’avais énormément besoin de décompresser, quitte à être complètement inactif durant mes pauses.

Aviez vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?:
Du tout.

Combien d’heures de sommeil aviez vous par nuit ?:
5-6h. Ce n’était pas extrêmement régulier. J’essayais de me coucher avant minuit, de me lever vers 7h. Mais le sommeil ne vient pas toujours aussi rapidement que l’on pourrait l’espérer !

Combien d’heures travailliez vous par jour ?:
En dehors des cours ( = 4h) je bossais entre 6h et 8h/jour.
En révisions : 11h-13h.

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ? (Soyez le plus précis):
Je n’avais pas de méthode très précise, désolé !
Pendant les révisions, je prenais mes cours de manière totalement aléatoire: disposés, voire éparpillés sur le sol de mon appart’, je prenais un cahier d’UE au feeling, et je me mettais à bosser jusqu’à saturation. Alors, je changeais de matière. C’est assez efficace de changer de matière régulièrement, je conseille vivement !
En ce qui concerne les semaines de cours, je me débrouillais pour revoir ceux de la journée dès la sortie d’amphi (avec dans l’optique de n’avoir pas ou peu de retard).
Le WE, je gommais mon éventuel retard et revoyais les cours de début de semaine, ceux qui me posaient problème, également.

Faisiez vous des fiches ? Si oui comment ?:
Je n’ai pas fait de fiches.
Simplement des schémas, pour relier les cours entre eux.
Je fonctionne énormément sur la conceptualisation, j’ai besoin de relier des éléments simples entre eux.
Je dessinais donc le squelette du cours ou d’une réaction, pour obtenir d’énormes planches ramifiées comme un arbuste !
Peut-être peut-on baptiser ça des fiches, mais les notes rédigées n’étaient que très peu présentes.
Schéma à la main ou via paint (oui, oui) +++.

Avez vous travaillé seul(e) ? En groupe ?:
Hum. Cela dépendait. J’avais un groupe de travail aux objectifs très variés (aucun d’entre nous ne présentait les mêmes concours, quasiment !). Cela nous permettait de bosser dans une ambiance on ne peut plus conviviale et plus que soudée.
Quand je rentrais chez moi, je me remettais au bachotage, pour une mélodie solo, ce coup-ci !
Finalement, l’alternance avait du bon, j’adorais la joie de mes camarades et j’appréciais aussi pas mal de pouvoir travailler un peu plus sereinement lorsque je débarquais dans mon appartement.

Travailliez vous à la bibliothèque  de votre université ou chez vous ?:
Là aussi: alternance.
Chez moi, à la BU (de Bdx2, Bdx 1…), en salle d’ED.
Je retiens le calme des salles d’ED qui permettent un certain dynamisme (plusieurs étudiants)en évitant une promiscuité parfois gênante de la BU.
Toutes les 2 ou 3 semaines (pour généraliser), je changeais de cadre. C’était parfois un réel besoin, je me lasse vite des lieux !

Etiez vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?:
Tutorat pendant mes 2 P1.
Ambiance agréable, équipe motivante,colles/ED pertinents, moyen de nouer des contacts…
4 arguments qui m’ont amplement satisfait.
Reste l’avantage du prix, également.
Je me refusais de payer pour me mettre à niveau. Et l’ambiance cloisonnée du lycée m’avait suffisamment fané pour que je ne veuille plus renouer avec un climat aussi strict qu’en prépa.
Puis le tutorat, c’est un contact tuteurs-prof, ça reste également un plus non négligeable, à mon humble avis.

Aviez du retard dans vos cours ?  Si oui, comment le gériez vous ?:
Un retard monstrueux en primant, quasiment pas en doublant (excepté l’anatomie, ma bête noire).
J’étais en stress perpétuel dès qu’un léger décalage faisait surface, je me mettais alors à travailler sans relâche jusqu’à me remettre totalement à jour. Ouf !

Quel était votre rythme de travail ?:
Je pense avoir déjà donné une idée de ce point-ci.
Lever vers 7h ->; 4h de cours (en doublant, je n’allais que peu en cours au 1er quad -disons la moitié). Entre potes, on se tenait informés des éventuelles modifications du programme et nous alternions niveau présence en amphi).
Si je ne rejoignais pas les CM, je partais directement sur mes leçons, dès 8h ->; 12h/13h.
1h – 1h30 pour manger, puis taff de 13h/14h à 18h/19h. Retour à l’appart, pause jusqu’à 20h/21h puis travail jusqu’aux alentours de
23h/00h.

Dans quel état d’esprit étiez vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?:
Aucun esprit de compétition, ce qui m’a parfois mis dans des situations désagréables. J’avais tendance à être un peu trop sympathique/disponible avec tout le monde, y compris ceux qui ne cherchaient qu’à me « battre » en colle. Si c’était à refaire, je serais probablement moins agréable…

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?:
Stressé. Je rigolais pas mal en surface, mais psychologiquement, c’était globalement assez chaotique. Retour d’une vieille dépression dès Octobre, qui m’a fait louper plus d’une semaine de cours/travail, pour une reprise particulièrement affreuse parsemée de crises d’angoisses,cauchemars, cachets, ETC.
Ajoutons un tempérament migraineux et la recette n’est pas très enthousiasmante.
Ceci dit, je faisais bonne figure, et mes potes ne se douteront probablement jamais à quel point ils m’ont tiré vers le haut à ce moment là, rien que par leur présence à la fac !

Il m’arrivait de vérifier mes notes de colles chez moi et d’être absolument désespéré de mes résultats, là ou d’autres connaissances gardaient sans cesse la volonté de faire mieux et de devancer les autres.
J’étais pas vraiment assez stable pour avoir un tel recul, chaque échec me mettait dans un état peu commode.

Quelle attitude aviez vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?:
Concentré !

Mais disponible pour les vannes et quelques petites pirouettes de doublant… 😉

Comment preniez vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?:
Papier en primant.
Ordi en doublant, papier quand j’assistais à un cours qui ne me posait aucun problème au niveau du rythme/débit de parole.
Très peu de dictaphone, pour ma part !

Vous serviez vous des annales pour réviser ?:
Beaucoup !

Comment était organisée votre journée ?:
Déjà répondu un peu plus haut 🙂

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?:
De toujours garder une volonté de fer, et d’y croire quoiqu’il arrive!
Les retournements de situation sont légions en PACES, il est toujours possible de remonter (comme de se planter). Alors haut les coeurs, croyez-y, et le rêve deviendra immédiatement nettement plus accessible, à défaut d’être donné sur un plateau d’argent !
Il faut travailler régulièrement, le plus possible mais…ne pas négliger les PAUSES quand le besoin s’en fait sentir ! L’intérêt est avant tout d’être rentable et de ne pas s’épuiser directement:
la P1 est un marathon ! Mieux vaut être efficace pendant 3h que travailler 6h et s’abrutir en ne retenant que la moitié de son poly.
Et au travail dès le DEBUT, la première semaine ! Courage à tous les futurs PACES, très honnêtement. Mais tout est possible, entourez-vous de personnes agréables et vous obtiendrez au moins l’un des concours, c’est certain 😉

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?:
Je n’en ai pas la moindre idée.
La motivation, je dirais. Je me suis accroché jusqu’au bout, en prenant pas mal de risques, mais ça a tout de même relativement bien payé.

Pour terminer, comment avez vous trouvé cette première année des études de santé ?:
Harassante.
Primant, le stress était toutefois assez relatif. J’avais tendance à procrastiner en pensant à une éventuelle « 2ème P1 », compte tenu de mes grosses difficultés. Le travail m’épuisait.
En effet, les changements par rapport au lycée sont drastiques : c’est une toute nouvelle ambiance à laquelle il faut s’adapter le plus brillamment/rapidement possible, sous peine d’être lâché fissa.

Doublant, les choses étaient plus simples sur le plan des études.
J’en garde cela dit un assez mauvais souvenir. J’avais énormément de problèmes familiaux/personnels qui m’obligeaient à voir un psy très régulièrement après une dépression particulièrement violente (mais n’ayant pas de lien réel avec ma P1).

Que pensez vous du site www.reussirmapaces.fr ?:
Un bon site ! J’en retiens surtout le fameux onglet « Témoignages », qui, j’en suis persuadé, permet de se sentir moins seul dans cette année difficile, et de mieux l’appréhender! Il faut garder en tête qu’on en a tous ****, autant que nous sommes !

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