Actuellement, dans quelle filière êtes-vous et en quelle année ?
Médecine 2ème année

Quelle fac, quelle année, quel numerus clausus ?
Clermont-Ferrand, 2014-2015, NC : 178

Votre bac ? Votre spécialité ? Votre mention ?
Bac S, spécialité Physique-Chimie, mention TB

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?
Bizuuuuuth

Quel(s) concours avez vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?
Seulement le concours médecine, arrivé 165ème/178

Votre niveau au lycée ? Etiez vous assidu ou dilettante ?
J’étais très bon élève. Je dirais que je travaillais de façon assidue tout en m’accordant pas mal de sorties durant l’année.

Lors de votre PACES, habitiez vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?
J’habitais chez mes parents. (cf. plus de précisions plus bas)

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?
Environ 25-30min. (J’aimerais développer ce point dans la question suivante)

Avez vous trouvé vos repères facilement à la fac ?
(suite de la question précédente)
En PACES, le temps est un élément primordial, et il est vrai que 25 à 30 min de trajet (et encore je n’avais pas à me garer, mon grand-père me déposait devant la fac et me reprenait à la fin des cours) cela peut paraître vraiment trop pour quelqu’un qui ne veut pas perdre une minute de travail.

Certaines personnes que je connais et qui habitent aux alentours de mon village ont pris un appart pour éviter les trajets, ce qui a plutôt bien réussi pour quelques uns, mais pour d’autres non. En fait c’est une histoire de savoir si l’on va être capable de gérer courses, ménages, linge etc. à côté des cours ou pas. Personnellement, je ne le sentais pas, donc j’ai préféré revenir chez moi tous les jours.
Les avantages d’avoir un appartement, c’est de pouvoir dormir plus longtemps (et le sommeil est très important !) et de n’être pas loin de la fac, et donc des cours et du tuto. J’ai un peu regretté ce côté là, mais en même temps j’étais bien content de rentrer chez moi le soir pour voir ma famille ne serait-ce qu’un petit moment, et qu’ils puissent me remonter le moral lorsque j’avais un coup de mou, ou quand j’avais complètement raté une colle.

Et ça, malheureusement, quand on est tout seul dans un appartement, on ne peut l’avoir.
Etre à 25-30 min de la fac, ça me faisait lever beaucoup plus tôt que la plupart des gens, rentrer plus tard, mais au final ça se fait. Beaucoup de personnes me disaient que cela ne serait qu’une perte de temps, mais il faut apprendre à ne pas écouter grand monde en P1, surtout lorsque ceux qui conseillent n’y connaissent rien, et puis ça fait une coupure qui est, selon moi, absolument nécessaire.

Pour répondre à la question initialement dédiée à cet emplacement, je n’ai pas eu de soucis à trouver les différents amphis ou salles à la fac. Tout est bien indiqué, que ce soit par des panneaux à l’entrée ou sur le trajet pour se rendre à la salle.

Avez vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?
On m’avait conseillé d’acheter un livre relatif à l’UE1, que j’ai un peu feuilleté durant l’été et la semaine avant la reprise des cours. Au final, cela n’a servi qu’à m’embrouiller l’esprit avant de commencer à apprendre les cours de la fac, et à me faire un peu paniquer.

Je trouve qu’il n’y a aucun intérêt (en tant que primant) à bosser des polys ou des livres, dont le contenu nous sera bien mieux expliqué par les profs de la fac durant les cours. On a 9 mois pour apprendre bien correctement nos cours, pas la peine de se rajouter quelques semaines en extras.

Pratiquiez vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?
J’ai du faire une fois une séance d’une heure de sport au premier semestre, après rien du tout haha. J’étais trop occupé à bosser mes cours, surtout que j’ai pris rapidement du retard.

Aviez vous des loisirs ? Des sorties ?
Au premier semestre, j’ai du passer 2h à une soirée, des amis sont passés me voir 1h et d’autres sont venus manger 1h avec moi un midi. J’ai bossé le 24 décembre jusqu’à 18h environ, puis j’ai fait le réveillon, le lendemain matin pour ouvrir les cadeaux, et à 14h le 25 décembre je revenais sur mes cours : j’avais du retard, je ne pouvais pas me permettre de louper une journée de révision à J-12 du concours.

Je n’ai pas fait le jour de l’an avec mes copains, mais un petit repas vite fait avec mes parents où j’allais bosser entre entrée-plat et plat-dessert. Et mo anniversaire étant l’avant veille du concours, j’ai soufflé mes bougies au dessus de mes cours de biochimie haha

Pour faire une petite parenthèse sur les copains, il est vrai que c’est dur de voir ses potes « non-P1 » sortir alors que tu es dans ta chambre à bosser comme un dingue.. Mais il faut savoir résister et connaître ses véritables motivations ! Il ne faut pas hésiter à écrire ses objectifs sur un papier pour les relire lorsque l’on se sent démoralisé !

Il faut savoir que tu fêtes Noël, le jour de l’An, ton anniversaire devant tes cours, mais ton concours tu le fêtes comme jamais ! Donc surtout, penser au « Après » 😉

Aviez vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?
Pas du tout, juste ma mère qui est infirmière.

Combien d’heures de sommeil aviez vous par nuit ?
Les journées sont chargées en P1 !
Le temps de rentrer chez moi après la prépa, il était bien 21h50-22h00, le temps de manger, de préparer le sac pour le lendemain, me doucher, etc. je devais me coucher au minimum à 23h. Ca me faisait du 6-7h de sommeil, ce qui n’est pas énorme non plus mais je résiste bien au manque de sommeil. Certains dorment beaucoup beaucoup, d’autres peu, ça aussi c’est fonction de la personne.

Je dormais moins au premier semestre car il fallait que je réserve tôt des places dans les amphis certains jours de la semaine, alors qu’au second semestre pas mal de personnes abandonnent après le dévoilement du classement du premier concours, donc il était plus facile de trouver une place.

Combien d’heures travailliez vous par jour ?
La semaine, je devais bosser entre 10 et 12h par jour en comprenant les cours à la fac le matin. Je prenais 45min à 1h de pause le midi (qui comprenait le trajet jusqu’à la BU), parfois une pause de 10-15min dans l’après-midi, et 15min de trajet pour aller jusqu’à la prépa 3 fois pas semaine le soir (je prenais un encas sur le trajet).

Les week-ends, je commençais à bosser vers 9h et je devais finir vers 21h-22h « théoriquement » (je modifiais souvent ces horaires car je préférais travailler tard le soir), ce qui est donc relativement semblable à la semaine niveau quantité, mais cela me paraissait beaucoup plus intense car je ne faisais que rester dans ma chambre, et je voyais donc moins de « paysage » que durant ma semaine de cours.

Durant le mois de révision, c’est du NON-STOP (surtout au premier semestre, où ma vitesse de travail à du avoisiner celle de la lumière pour que je puisse boucler mes révisions à temps). Je me levais tôt, je me couchais (très) tard, je ne faisais de pauses que pour manger et me laver (si, quand même). Attention, je ne dis pas que c’est la marche à suivre : j’avais énormément de retard, et je devais tout faire pour rattraper les chapitres manquant et finir mes révisions.

Mon quota d’heures de sommeil devait avoisiner les 5-6h par nuit, ce qui n’est pas du tout bien car il faut vraiment arriver en forme au concours.. J’avais l’air d’un zombie à la fin du mois de révisions !

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?(Soyez le plus précis)
Certaines personnes parviennent à trouver leur méthode de travail très facilement en PACES, d’autres mettent un peu plus de temps. Personnellement, j’ai mis TRES longtemps.

Je vais d’abord vous expliquer comment j’ai bossé durant les 80% de mon premier semestre, et qui correspond à l’une des PIRES FACONS DE TRAVAILLER POSSIBLE en P1.
Déjà, je me rends compte que je suis arrivé en P1 trop sur de moi : j’ai toujours été un très bon élève qui n’a jamais eu de difficultés pour retenir ses cours. Mes résultats au lycée et au bac m’ont donné une confiance qui a, je pense, conforté de façon excessive mon potentiel, et cela m’a empêché de commencer à fond dès le départ. J’étais tellement confiant que je ne cherchais pas à changer ma méthode de travail par rapport à celle des années précédentes, alors que la PACES n’a strictement rien à voir avec le lycée.

Je pensais bêtement que les informations allaient rentrer « comme ça » dans ma tête simplement en les lisant plusieurs fois, comme elles l’avaient fait durant des années. Mais la précision demandée et le nombre de détails infimes étant tellement importants, il était en fait inconcevable que tant d’informations se gravent dans mon esprit avec une telle simplicité dans la méthode. Je ne m’en suis malheureusement pas rendu compte immédiatement, et pendant un bon mois j’ai continué sur ma lancée, ne cherchant pas à apprendre « par coeur » alors que j’aurais du faire ça depuis le début.

J’ai donc accumulé rapidement beaucoup de retard (cf. plus bas), des chapitres que je ne maitrisais pas, et mon apprentissage était donc en perpétuel décalage avec la fac et les colles.
J’ai réussi à rattraper in extremis moi retard durant les révisions de fin de premier semestre en trouvant enfin ma méthode de travail : synthétiser de manière la plus complète possible les informations d’un cours sur un support qui soit imagé et facilement mémorable : fiches sous formes de tableaux, schémas bilans, diagrammes, etc.

J’ai continué d’appliquer cette méthode au second semestre (fiches, apprentissage par coeur) et je n’ai eu quasiment aucun retard.

Il revient à chacun de trouver sa méthode de travail. Et même si vous pensez l’avoir trouvé trop tard, il n’en est rien ! J’ai finalement trouvé comment procéder en décembre et j’ai quand même eu mon concours, alors ne baissez jamais les bras 🙂

Faisiez vous des fiches ? Si oui comment ?
Oui, beaucoup, et souvent trop tard. J’ai du faire 50% de mes fiches durant les 3 semaines de révision au premier semestre.

Pour l’UE1, il y a beaucoup de choses (formules, principes clefs, réactions, mécanismes biochimiques, etc.) qui se résument par fiches, idem pour l’UE3 et l’UE4 : j’avais une feuille par chapitre que j’apprenais par coeur.

Pour l’UE2, je faisais également des fiches, notamment en Histologie et en Biologie de la Reproduction. En fait, ce n’était pas des fiches à proprement parler, mais plutôt un remaniement de cours : je refaçonnais la structure du cours à ma façon, et cela me permettait d’acquérir les informations beaucoup plus facilement. Inutile de privilégier une information à une autre en UE2, car c’est du par coeur.
Mais par exemple, pour le cours sur le tissu sanguin, classer les cellules dans un tableau en fonction de leurs rôles, leur forme, leur noyau, leurs organites, leur coloration au microscope, etc. m’a permis de mieux acquérir les données que sous la forme d’un texte en noir et blanc.

Ce n’est qu’une simple histoire de forme, mais lorsque l’on a une tonne de petits détails à retenir il est indispensable de privilégier une façon personnelle d’acquisition des connaissances. J’ai une mémoire visuelle, les tableaux me correspondent bien alors j’ai choisi cette méthode de mémorisation. Et cela m’a permis de mémoriser beaucoup d’informations en peu de temps durant mon mois de révision, lorsque je n’avais pas fini d’apprendre certains chapitres que je devais connaitre sur le bout des doigts.

Au deuxième semestre, je m’étais fait un classeur de fiches qui me servaient carrément de support durant le mois de révision tellement elles étaient à la fois synthétiques et complètes. En UE5, mes fiches comportaient beaucoup de schémas et d’annotations.

Avez vous travaillé seul(e) ? En groupe ?
A la BU, je travallais avec mes potes de la fac mais en silence. Il faut avoir une grande discipline, mais c’est toujours pratique lorsque l’on a des questions à poser ou que l’on désire s’interroger pour tester nos connaissances.

Travailliez vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?
Lorsque j’avais prépa le soir, je travaillais à la BU. Sinon, je travaillais chez moi.

Etiez vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?
J’étais en prépa privée. Au départ, je désirais aller au tutorat car c’était (ça l’est toujours) beaucoup moins cher qu’une prépa, et que je trouvais cela assez malhonnête de faire payer aussi cher une année pour quelques cases à cocher sur un papier 3 fois par semaine.
Au final, en me renseignant sur les différentes possibilités, j’ai appris que mes résultats pouvaient me donner accès à une prépa dont le taux de réussite était très élevé et dont les frais d’inscription n’étaient pas exorbitant. J’ai donc décidé de mettre le maximum de chances de mon côté en m’y inscrivant.

Au final, je ne pense pas que j’aurais eu mon année en bizuth si je n’avais pas été à la prépa pour m’entraîner aux QCM type concours.De plus, c’est là-bas que j’ai commencé à discuter avec les personnes avec qui je suis resté toute l’année : j’y ai fait de très belles rencontres.

Pour information, le tutorat à Clermont-Ferrand est vraiment excellent : les colles correspondent parfaitement aux exigences du concours, suivent l’avancée chronologique des différents cours dispensés à la fac, et les tuteurs font tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les P1 à décrocher leur année. Si vous voulez plus d’infos, je vous invite vivement à aller sur le site internet de l’ATPC (Association Tutorat de la Paces Clermontoise) : http://www.atpclermont.fr/

Etiez vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?
J’étais quasiment toujours dans les 10 derniers.
Cela me décourageait beaucoup au début, surtout que je recevais beaucoup de commentaires désobligeants de la part du responsable de la prépa. Je pense qu’il utilisait la méthode de psychologie inversée, mais ce n’est vraiment pas quelque chose qui marche avec moi : je devais prendre encore plus sur moi pour continuer à avancer, à résister face au manque d’encouragement, au retard, au doute, et à la peur grandissante de l’échec que je n’avais jamais connue auparavant.

Mais bon, le classement n’était pas si réaliste que cela finalement 😉

Aviez du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez vous ?
Comme je l’ai expliqué précédemment, j’ai eu du retard durant tout le premier semestre.
C’est seulement une fois que j’ai trouvé ma méthode de travail que j’ai pu être constamment à jour (c’est-à-dire au second semestre).

Il faut essayer de toujours être à jour, pour que apprentissage, cours à la fac et colles concordent bien. En effet, il est inutile de faire une colle sur un chapitre que vous n’avez même pas encore lu tellement vous avez du retard (c’est ce qui m’arrivait souvent au premier semestre, on a vraiment l’impression d’être trop nul et de perdre son temps..
Donc autant éviter cela !), et vous comprendrez beaucoup mieux ce que le prof vous raconte si vos connaissances sont à jour, je vous le garantie.

Le principal, c’est d’arriver au mois de révision en ayant déjà vu tous les chapitres du semestre au moins une fois, comme ça vous attaquez vos révisions tranquillou, sans s’acharner non plus (pas comme moi quoi :3)

Quel était votre rythme de travail ?
Je pense avoir explicité la réponse à cette question dans les autres réponses 🙂

Dans quel état d’esprit étiez vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?
J’étais vraiment dans un esprit altruiste. Lorsque l’on me posait une question et que je savais y répondre, je n’hésitais pas à aider l’autre. je passais mes fiches à mes potes, je leur donnais des conseils sur certains points. Mon seul concurrent était moi-même, je devais me surpasser et surpasser mon désir de tout balancer à la poubelle !

Malheureusement, beaucoup oublient que la PACES ouvre les portes des différents métiers du secteur médical, au sein duquel le soutien psychologique comme physique de la personne et l’apport d’une aide à autrui sont les clefs de voute.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?
Stressé, mais j’essayais d’être le plus positif possible et de (quasiment) toujours garder le sourire, même si j’avoue que parfois c’était difficile.

Quelle attitude aviez vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?
La plupart du temps concentré, mais il m’arrivait parfois de divaguer un peu durant les cours d’embryologie, ou lorsque l’une de mes amies me passait le cours déjà rédigé et que je n’avais plus qu’à suivre le texte sur l’écran… 😉

Comment preniez vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?
Ordinateur majoritairement (UE1 sauf chimie organique, UE2, UE6, UE7, UE spé)
UE4 et UE3 à la main car il y a beaucoup de formules et de schémas à faire.

En anatomie (UE5), ma copine prenait les cours à l’ordinateur tandis que je faisais les schémas à côté.

J’avais toujours un dictaphone avec moi que je démarrais à chaque début de cours : une fois le cours terminé, je pouvais réécouter à ma guise les passages manquant dans ma prise de notes.

Vous serviez vous des annales pour réviser ?
Les annales sont absolument indispensables pour les révisions. Elles sont vendues fin novembre début décembre par le BDE de la fac. Il faut absolument les acheter et les faire en dernier dans les révisions, car beaucoup de questions sont similaires d’une année sur l’autre.

Comment était organisée votre journée ?
Typiquement, voici le déroulement d’une de mes journées de P1 lorsque je restais pour la prépa du soir :
5h50-6h00 : Le réveil sonne
6h40 : Mon grand-père m’amène à la fac (puisque j’avais pas le permis, merci Papy ! :P), à laquelle j’arrive vers 7h10-15 (au second semestre seulement : comme précisé auparavant, les amphis se vident un peu à cause des gens qui abandonnent après la publication des premiers résultats du concours. En arrivant à cette heure ci j’avais de la place, mais au premier semestre ce n’était pas possible, il fallait venir vers les 6h40 pour réserver des places pour mes amis et moi)
7h45-11h45 : Cours
11h45-13h (max. ! Souvent 12h30) : Repas au RU
13h-18h10 : Boulot à la BU
Puis prépa jusqu’à 21h30

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?
–> Ne pas écouter les petites rumeurs qui circulent dans le microcosme des P1 à propos des cours, du temps de travail, du concours, etc. C’est souvent n’importe quoi, et les écouter ne serait qu’une perte de temps. Si certains disent qu’ils travaillent jusqu’à 4h du matin, qu’ils ne font aucune pause etc. il est probable que l’on ait envie de se dire que l’on ne travaille pas assez, qu’il faut bosser plus et plus vite, etc. ce qui est totalement faux.
Il faut surtout te faire confiance et adopter un rythme de travail qui t’es propre et qui te convient, et surtout ne pas suivre celui de quelqu’un d’autre.
Il faut trouver SON propre rythme de travail.

–> Le travail à plusieurs est bénéfique si toutes les personnes du groupe ont le même rythme de travail et le même temps de compréhension. Sinon, il faut préférer son rythme personnel de travail.
Personnellement on avait la même « endurance » de travail avec mes potes cette année, et on répondait tout le temps aux questions des uns et des autres, on faisait certains ED ensemble, on se passait des fiches etc.

On avait le même rythme puisqu’on travaillait à la BU ensemble et ça a marché pour la majorité d’entre nous ! Par contre, il faut se mettre d’accord dès le départ, si l’on travaille ensemble, on va ensemble vers la réussite. La PACES possède une atmosphère continuellement sous tension, et on est souvent au bord du pétage de plombs.

Donc ne vous disputez pas pour rien entre potes ou ne la jouez pas perso : vous marchez ensemble en espérant que vous aurez ce concours ensemble, c’est ce qu’il faut se dire.
Un nombre incalculable de personnes vont en P1 accompagnés de leurs potes de lycée et ne se disent plus bonjour l’année suivante, ce qui est relativement dommage je trouve.

–> Faire un planning avec ce que l’on doit faire le week-end pour se fixer des objectifs est absolument primordial. Les après-midis aussi, il est nécessaire de mettre sur papier ce que l’on doit faire et en combien de temps on doit le faire, cela aide à optimiser l’apprentissage et à rentabiliser les heures (ne pas prendre plus d’heures pour accomplir une tâche qu’il n’en faut). D’ailleurs, il faut essayer de travailler de moins en moins dans la journée : par exemple, faire 8h-12h (donc 4h) puis 14h-17h (3h) puis 18h-20h (2h), 21h-22h (1h) …

On est plus efficace comme cela en général, mais le plus important est de ressentir que le rythme de travail adopté est le bon. Il faut également essayer de définir des pauses et surtout de ne pas les improviser : les horaires doivent être respectés.

–> Aucun bouquin n’est utile pour la PACES, puisque ce sont les profs qui font le cours qui rédigent également les QCM au concours. Donc inutile d’apprendre des détails qui sont dans un livre et qui ne tomberont pas puisque le prof ne l’a pas dit. Il y a déjà assez de détails à apprendre comme cela, inutile de s’encombrer avec des informations inutiles.

–> Pour faire un point sur les rumeurs entourant le folklore de la PACES, ses rites et ses doublants très très vilains : tous les clichés dont on parle sont des mythes qui sont destinées à faire croitre cette légende que la PACES est une année comparable à la Première Guerre Mondiale ! Il est vrai que les doublants sont déchainés durant le premier semestre, ils chantent des chansons durant les cours, font un peu n’importe quoi, sifflent quand tu arrives en retard, mais il ne faut vraiment pas le prendre mal !

C’est limite leur « devoir » de faire ça (si si) et puis personne ne t’empêche de chanter avec eux si tu veux 😉 Cela fait partie de l’ambiance P1 et concours, mais tout ça reste gentillet. Personne ne va jeter de l’eau sur tes cours, te balancer des atlas d’anatomie à la figure ou t’empêcher de rentrer dans un amphi ! Franchement, heureusement que lkes doublants son là pour animer un peu les amphis, parce que sinon tout les P1 seraient sous anti-dépresseurs !

De plus, je ne connaissais qu’une personne en arrivant en PACES à la prépa qui de plus n’était pas vraiment quelqu’un avec qui je trainais au lycée, et au final je me suis fait plein de potes là-bas, donc le mythe du « Tu resteras toujours tout seul, tu n’auras jamais de potes » c’est du n’importe quoi.

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?
Ma volonté inébranlable de devenir médecin, ma motivation à tout épreuve et mon état d’esprit très souvent positif.

Il est certain qu’être dans un état d’esprit négatif facilite le craquage mental et n’aide absolument pas à la concentration. Si l’on ne se lève pas le matin en se disant que l’on va apprendre des choses intéressantes durant la journée, alors on perd progressivement toute foi en nos objectifs.

Soigner les gens est une réelle vocation pour moi, et le fait de se dire que l’on va pouvoir travailler un peu à l’hôpital durant l’été si l’on décroche la PACES était également une réelle source de motivation.

Pour terminer, comment avez vous trouvé cette première année des études de santé ?
La PACES, ce n’est ni une promenade de santé, ni le bagne, c’est seulement un an. Une année très éprouvante mentalement et physiquement, mais qui en vaut largement la chandelle une fois terminée !
C’est comme si l’on s’engageait dans un marathon avec pour tout entraînement préalable les 5km de footing que l’on fait un dimanche sur deux. C’est extrêmement difficile de tenir, mais c’est possible !
Alors accrochez-vous ! 😉

Que pensez vous du site www.reussirmapaces.fr ?
Le site reussirmapaces.fr m’a beaucoup aidé durant ma P1, que ce soit au niveau des cours avec les moyens mnémotechniques, qu’au niveau psychologique en lisant les témoignages.
C’est d’ailleurs pour cela que je tenais à apporter mon expérience à tous les PACES ou futurs-PACES, pour qu’ils puissent savoir comment se débrouiller durant cette année marathonienne, et éviter de faire les erreurs que j’ai pu commettre 🙂

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