Actuellement, dans quelle filière êtes-vous et en quelle année ?
Médecine 2ème année

Quelle fac, quelle année, quel numerus clausus ?
Université de la Réunion – 2016 – numérus clausus : 93 places

Votre bac ? Votre spécialité ? Votre mention ?
Bac S Mention Très Bien

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?
Primante

Quel(s) concours avez-vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?
Médecine et pharmacie. J’ai été classée 25e en Médecine et 4e en Pharmacie.

Votre niveau au lycée ? Etiez-vous assidu ou dilettante ?
J’ai toujours été très bonne à l’école, assidue. En fait, j’ai toujours aimé travaillé.

Lors de votre PACES, habitiez-vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?
J’habitais chez mes parents et cela m’a vraiment aidée.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?
Entre 30 et 45 min

Avez-vous trouvé vos repères facilement à la fac ?
Plutôt. Mais ma prépa me prenait vraiment beaucoup de temps et au final, je ne me suis pas sentie comme étudiante en université, je passais très peu de temps là-bas.

Avez-vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?
Non, pas du tout. Nous n’avions qu’un mois et demi de vacances pour se préparer à une année intense. Je me suis dit « oh que non !! ».

Pratiquiez-vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?
Au début, je continuais mon heure de danse hebdomadaire. Au bout d’un moment, c’était compliqué, j’ai fini par arrêter tout le sport. Je pense que c’est important d’en garder une au moins une heure par semaine mais si ça n’influe pas sur le retard.

Aviez-vous des loisirs ? Des sorties ?
Oui, en loisirs je lisais, je regardais des films, j’écrivais, je trainais sur internet. Par contre, je ne sortais quasiment pas mais j’ai toujours été plutôt ermite.

Aviez-vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?
Du tout. Mes deux cousines ont cependant passé le concours avant moi et l’ont obtenu avec un classement brillant (lauréates).

Combien d’heures de sommeil aviez-vous par nuit ?
Quand j’allais à la fac, 7h. Quand je restais chez moi, 8h.

Combien d’heures travailliez-vous par jour ?
Alors là, c’est la question que je déteste.
Je n’ai jamais compris le délire de compter ses heures de travail, car honnêtement je connais des gens qui prétendent travailler 12h alors qu’ils se lèvent de leur chaise toutes les 5 min.

Mais parfois j’essayais de chronométrer mentalement : en moyenne 8h (en bossant chez moi), et avant le concours maximum 10h. Rien que 10h remplis sérieusement, c’est énorme ; plus, ça voudrait dire qu’on ne prend quasiment pas de pause pendant la journée et personne ne peut survivre longtemps comme ça.

Je suis certaine que je devais être très souvent dans les 6h de travail quand je prenais beaucoup de pauses dans la journée.

Je ne dis pas que j’étais une glandeuse mais il faut comprendre que la PACES est très très différente du travail qu’il faut fournir en Terminale où il y a juste des exercices et des devoirs maison à rendre.

Il faut tenir dans la durée, et l’état physique et moral influe énormément sur l’efficacité fournie.

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?(Soyez le plus précis)
Je lisais une première fois le cours et dès ma première lecture, j’essayais de tout comprendre. Cela pouvait prendre du temps mais une fois compris, c’est facilement appris.

Durant cette première lecture, je surlignais les passages importants : j’aimais bien prendre deux couleurs, à savoir le jaune pour le très très important et une autre pour les choses intéressantes.

Je n’apprenais pas tout d’un coup mais partie par partie. Par exemple pour un cours de 30 pages, dense (car quand c’est fluide et facile, on peut boucler ça rapidement), j’apprenais 10 pages par jour pendant 3 jours. Le lendemain, je voyais une nouvelle partie et me rappelais de celle de la veille.

Parfois cela dit, j’essayais d’apprendre tout d’un coup et revoir les détails toute la semaine.

Ensuite, le cours bien assimilé, je le révisais une fois par semaine.

Faisiez-vous des fiches ? Si oui comment ?
Très rarement. Je faisais des fiches juste en Biocell au premier quad, avec des schémas et des explications que je trouvais parfois sur internet (attention, il ne faut pas s’embrouiller).

Pour le deuxième, des fiches en Physiologie. Bref, les matières touchant aux cellules parce que j’avais beaucoup de mal avec ça. En Anatomie et en Biomol particulièrement, je n’en faisais pas.

J’ai toujours trouvé que les fiches expédient bon nombre d’informations importantes mais beaucoup de mes camarades en faisaient, et des tonnes !

Avez-vous travaillé seul(e) ? En groupe ?
Je travaillais seule. Ce n’est pas que je n’aime pas le travail de groupe mais mes camarades n’étaient pas capables d’être réunis et de ne parler que boulot.

Pourtant, je pense que c’est un grand atout en PACES de se faire réviser mutuellement les cours, notamment ceux à connaître bien bien par coeur (l’UE7 et ses milliers de chiffres à retenir).

Travailliez-vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?
Je travaillais chez moi. La prépa était trop bruyante. L’université était beaucoup trop loin de la prépa et de chez moi, ç’aurait été une perte de temps.

Etiez-vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?
J’étais dans une prépa privée. A la Réunion, les cours de la Fac sont dispensés à la va-vite, il est presque impossible d’avoir son concours sans prépa privée.
Forcément, j’en recommande une dans mon département mais, ailleurs, j’ignore comment ça se passe.

Etiez-vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?
Oui. Au début de chaque semestre, j’étais plutôt moyenne et à la fin, j’étais classée dans les dix premiers aux colles.

Aviez-vous du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez-vous ?
Non, pas vraiment. On m’avait beaucoup stressée en début d’année avec ce fameux retard et, peut-être un jour ou deux je me suis sentie à la bourre, mais pas jusqu’au concours. Evidemment, la veille du jour J, on se sent forcément en retard mais c’est normal.

Quel était votre rythme de travail ?
Soutenu mais pas ininterrompu. Je me laissais beaucoup d’espace car quand j’étais inefficace, c’était pour de bon et je préférais me regarder des petites vidéos drôles le temps de recharger mes batteries et de repartir de plus belle.

Mais je me forçais quand même à travailler le matin, pour débuter la journée, sinon on la perd.

Dans quel état d’esprit étiez-vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?
A la fois altruiste et en compétition, il faut le dire. Dans ma prépa, on sentait la concurrence entre les doublants et les primants pour les colles.
Mais les colles, ce n’est pas le concours et peu ont l’air de s’en rendre compte. Je souhaitais que mes amis l’aient et que mes ennemis ne l’aient pas, il faut l’avouer.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?
J’étais stressée, stressée, stressée ! Pas tous les jours, il y avait des moments parfois décontractés mais les deux semaines avant le concours étaient une torture.

Quelle attitude aviez-vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?
Concentrée. Ça ne sert à rien de venir en cours si ce n’est pas pour écouter ; un concours, ce n’est pas comme au lycée…

Comment preniez-vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?
Sur papier, rarement sur ordinateur. Mais ma prépa retapait les cours pour nous, de toute façon ; les notes de la fac étaient le plus souvent des rajouts de la part des profs et les corrections des colles.

Vous serviez-vous des annales pour réviser ?
Oui, bien sûr. Cela dit, il faut faire très attention parce que le jour J, le sujet pourrait ne pas du tout ressembler à une annale et c’est très déstabilisant.

Comment était organisée votre journée ?
Selon que j’avais la fac ou la prépa, les horaires étaient compliqués et changeants.

Sinon, lorsque je travaillais chez moi, je me levais à 8h (8h30 maximum sauf le week-end je m’autorisais parfois 9h) puis je bossais jusqu’à ce que j’en ai marre, soit en général 12h-13h. Ensuite, je prenais une heure pour ma pause repas, voir un peu plus.

L’après-midi était compliqué pour moi, je trainais souvent sur internet mais j’essayais de travailler deux heures avant de prendre une mini-pause. Le soir, j’arrivais rarement à travailler après 20h et je me couchais vers 23h-minuit.

L’organisation était loin d’être homogène. Quand j’allais à la fac, je ne dormais pas beaucoup parce que le réveil était plus tôt et certains jours je ne prenais quasiment pas de pause.

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?
Déjà, il ne faut pas écouter les bêtises comme « travailler 12h par jour ».

C’est totalement infondé. Chacun a son rythme et je peux vous dire : la plupart des gens que je connais et qui ont eu leur concours sont des gens qui ne se tuaient pas à la tâche, savaient gérer les besoins de leur corps, savaient reconnaître lorsqu’ils n’étaient pas efficaces et que ça ne servait à rien de continuer. Laissez-vous une marge, écoutez votre corps, écoutez votre raison mais ayez aussi de la volonté.

Je conseille ensuite de relire très souvent les cours déjà appris (personnellement, je relisais chaque cours au moins une fois par semaine – et quand on est surchargés, une fois toutes les deux semaines maximum).
De ne pas se laisser impressionner par les témoignages et les dires des autres ; c’est d’ailleurs l’objet de mon message, aujourd’hui.

Je voudrais montrer que la PACES est loin d’être l’enfer qu’on décrit, qu’on peut tout à fait garder un rythme de vie sain (sommeil, repos si besoin, alimentation) et passer en deuxième année.

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?
Mes nuits complètes de sommeil, mes après-midi « pauses » quand j’en avais marre, ma soirée « film » lorsque je voulais décrocher.
Mais aussi, je n’ai pas passé un jour sans travailler, j’essayais sans cesse de compenser les heures que j’avais perdues. Et j’étais très (je parle du « très » façon PACES, c’est-à-dire un fouillis dans un agenda et des notes rajoutées chaque jour) organisée.

Dans les cours que j’avais du mal à assimiler, j’encadrais les passages difficiles à rentrer et j’essayais de les revoir régulièrement.
Et puis, comme au premier quad j’étais juste, je me suis fixé des notes minimales à obtenir dans chaque UE pour faire une belle remontée.

Ça semble bête mais ça fonctionne vraiment : quand on a en-dessous lors des colles, on se donne à fond pour tenter de remonter. La preuve, j’ai gagné 65 places entre le premier et le deuxième semestre.

Pour terminer, comment avez-vous trouvé cette première année des études de santé ?
Difficile. Pas insurmontable mais éprouvante moralement.
A la fin de la deuxième session, on a juste la tête prête à exploser. Cela dit, ç’a été une expérience très enrichissante, le programme est magnifique et on a tellement hâte de passer en deuxième année pour voir ça plus en profondeur !

Et puis, c’est beau de voir son nom affiché sur le tableau après tant d’efforts.

Que pensez-vous du site www.reussirmapaces.fr ?
Ce site est fantastique, j’ai pu lire divers avis lorsque je doutais de moi et que je doutais de mon nombre d’heures de travail. Et nous pouvons à notre tour transmettre notre expérience.

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