Actuellement, dans quelle filière êtes-vous et en quelle année ?
Médecine 2ème année

Quelle fac, quelle année, quel numerus clausus ?
Bordeaux, 2013/2014, 334 places en médecine (58 en dentaire et 136 en pharmacie)

Votre bac ? Votre spécialité ? Votre mention ?
Bac S, spé maths, mention AB

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?
Triplante 😀 (et oui on survit à 3 PACES !!)

Quel(s) concours avez vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?
Médecine : 51ème en janvier, 34ème au final. Dentaire : 10ème. Pharmacie : 4ème

Votre niveau au lycée ? Etiez vous assidu ou dilettante ?
Plutôt dilettante, je « travaillais » (ou pas) à l’arrache la veille des contrôles mais j’avais quand même des notes suffisantes sans rien faire.

Lors de votre PACES, habitiez vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?
Appartement toute seule et pr moi ça reste la meilleure des solutions. Cependant, mes parents n’étaient pas loin et toujours présents, et je n’ai jamais eu à gérer les courses, le ménage etc.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?
Moins de 5 minutes à pied, le top !

Avez vous trouvé vos repères facilement à la fac ?
Je ne me souviens pas m’être perdue un jour à la fac, même si mon arrivée commence à remonter ! Tout est bien indiqué à Bordeaux, de plus on est sur un campus « à part » qui est assez petit. De toute manière, il y a toujours quelqu’un pour nous indiquer notre route dans le pire des cas et il y a des visites guidées de la fac l’été pour les nouveaux arrivants.

Avez vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?
Pas du tout avant d’arriver en primante, je n’avais pas de cours, je ne connaissais personne ayant fait PACES, et je ne savais pas dans quoi je m’embarquais.
Avant de doubler, j’avais relu quelques trucs sur lesquels j’avais eu du mal mais vraiment sans me forcer et sans apprendre.
Avant de tripler, je n’ai ouvert absolument aucun cours.

Avec le recul des 3 P1, je pense qu’il vaut mieux profiter de ses vacances ! On n’en a que trop peu :p
Pour les primants les plus stressés vous pouvez toujours regarder en gros le programme et à quoi ressemblent les cours, mais ça sert à rien de les apprendre vraiment, surtout que plein de cours changent d’une année à l’autre. Eclatez-vous plutôt 🙂

Pratiquiez vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?
Absolument pas, mais avant la PACES je n’ai jamais fait de sport non plus, donc ça n’a rien changé. Si ça peut vous détendre pourquoi pas, mais je n’en n’ai jamais ressentit le besoin, et ce n’est pas plus essentiel qu’autre chose.
Personnellement je me détendais autrement (musique +++ et sorties).

Aviez vous des loisirs ? Des sorties ?
Oui, que ce soit en primante, doublante, triplante… mais un peu moins de loisirs/sorties aurait surement permis de s’arrêter à la case doublante 😉

Ce qui suit s’adresse surtout aux (futurs) triplants.

Tripler est un cas un peu particulier, personnellement j’avais loupé le concours de médecine à très peu de places tout en étant loin d’être au max de mes capacités, donc je savais que si je bossais vraiment et sérieusement (et il ne s’agit pas juste de venir à la BU ou de s’asseoir à son bureau en lisant ses cours hein), je pourrais prendre des pauses quand j’en aurais marre.

Personnellement j’ai trouvé que tripler c’était dur surtout au début, il faut le temps de « réaliser » et d’accuser le coup. Surtout qu’au début de l’année les P2 sortent, c’est le moment des semaines et des week-end d’intégration, du stage en hôpital etc. et nous on est ENCORE coincés là et il faut bosser (mais ça en vaut TELLEMENT le coup !!).

J’en ai vite eu ras-le-bol et j’ai eu besoin de partir en vacances à la Toussaint pour respirer loin de tout ça. Ensuite j’avais quand même besoin de garder contact avec mes amis P2 et hors Paces, je n’ai pas raté leurs anniversaires, ni Noël, ni le premier de l’an… Si vous bossez bien tout le reste du temps vous pouvez vous accordez des pauses comme partir en week-end à la mer ou aller au gala de médecine (un peu de rêve en avance)…

Mais attention quand je faisais ça je travaillais beaucoup les jours avant de partir, et à la colle du mardi quand je revenais de week-end j’étais toujours mieux classée que quand je ne partais pas, tellement je travaillais dur avant de partir pour compenser ces longues pauses.
A vous de juger si vous être capables de vous défoncer 10 fois plus pour ensuite partir prendre l’air sans regret ! Perso j’ai préféré aller au bout de moi-même dans mon travail, pour pouvoir aller aussi au bout de moi-même dans mes pauses et surtout prendre de VRAIES pauses ;).

Et c’était aussi une super source de motivation de me dire qu’il fallait que je finisse vite (tout en restant efficace) si je voulais prendre mon week-end. Certaines
personnes préfèrent travailler plus « doucement » tout au long de l’année, ou culpabiliserais de partir comme ça pendant la P1, c’est très personnel comme méthode.

Mais quoiqu’il en soit en triplant vous avez normalement déjà un solide bagage de connaissances et vous pouvez vous permettre des moments de détente comme sortir boire un verre ou aller un ciné, je pense que c’est important pour finir ces 3 PACES sans devenir complètement dingue.

Aviez vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?
Oui mais ce sont des gens que je ne voyais pas ou très peu pendant ma P1, mes parents n’ont rien à voir avec le milieu médical ou même scientifique, et je suis pas sure que ça m’aurait servit à quelque chose de toute manière.

Combien d’heures de sommeil aviez vous par nuit ?
De beaucoup (je faisais grasse matinée le dimanche et quand j’étais vraiment vraiment HS, donc bien 10h/11h) à peu pendant les révisions des dernières semaines : je pouvais descendre à 5/6h par nuit, (et vive le Guronsan) !
Et si jamais je sentais que je n’étais pas apte à aller travailler VRAIMENT et AU MAX quand le réveil sonnait, je me rendormais un peu.
Je n’ai jamais eu d’heures fixes de travail. Je ne me suis jamais dit « à telle heure tu commences et à telle heure tu finis ».
Quand j’étais partie et motivée je pouvais travailler tard la nuit, du coup je dormais le matin.

Combien d’heures travailliez vous par jour ?
Ça dépendait des jours, je ne me suis jamais amusée à compter combien d’heures je travaillais vraiment et efficacement (c’est ce qui compte au final).
Ça pouvait aller de 0 (mais attention je triplais, donc je connaissais mes limites, les moments de l’année et les cours où je pouvais me le permettre etc.) à vraiment beaucoup (en période de révisions je faisais l’ouverture de la BU à 8h30, je mangeais en ½ h ou ¾ d’h max, je travaillais ensuite jusqu’à la fermeture de la BU puis la fermeture de l’amphi de nuit à 23h30 ou 00h, mais je n’étais pas autant efficace à chaque instant de la journée).

Je dirais donc que je travaillais environ 12h par jour au grand maximum en période de révision. Mais ça sert à RIEN DU TOUT de se dire « il faut travailler X heures par jour ». Y’a aucune règle.
Il faut faire de son mieux, travailler au maximum du possible pour n’avoir aucun regret, mais quand il arrive un moment où vous n’en pouvez plus et vous ne retenez plus rien, ça ne sert à rien d’insister, bien au contraire ! ça va vous rendre dingue et vous dégouter. Autant prendre une pause, voir arrêter pour la journée et repartir à fond le lendemain.

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?(Soyez le plus précis)
Je n’ai jamais eu de méthode de travail avant d’arriver en PACES, j’ai essayé d’en trouvé une tant bien que mal, mais l’organisation ce n’est vraiment pas mon fort ! De toute manière il n’y a pas de recette miracle, pas de méthode universelle, chacun doit trouver (assez rapidement si possible) une méthode adaptée à lui-même.

Je prenais donc des cours le matin en partant (sans prévoir quoi, je ne sais pas suivre un planning), je les amenais à la BU, je m’asseyais et je les apprenais!

Quand c’était la première fois que je voyais un cours, je le lisais en le surlignant de plein de couleurs (j’ai une mémoire visuelle) et je me servais de symboles (genre flèches, panneaux attention, encadrement etc.) pour attirer l’oeil sur les parties plus importantes.
Au final c’était très personnalisé et j’arrivais à voir mon cours dans ma tête grâce aux couleurs et symboles.

En général, quand je révisais, je me récitais le cours à l’écris AVANT de le relire, donc à froid !! Je relisais ensuite le cours au fur et à mesure pour vérifier et corriger ce que j’avais récité à l’écris (et donc réapprendre les détails sur lesquels je me suis trompée ou ce que j’ai oublié) et à la fin je relisais le cours en entier pour avoir une image globale.

Si je ne me récitais pas le cours avant, je faisais des QCM (toujours à froid!!) pour voir ce dont je me souvenais et où il allait falloir que j’insiste en relisant ensuite mon cours.
Mais pour les cours plus simples ou que je savais bien je me contentais de relire le cours une fois.
Pour les matières avec des exercices au concours, je m’entrainais avec des anciennes colles et ED.

Par contre, une fois le concours blanc passé (donc genre les 2 semaines avant le vrai concours), je ne faisais plus rien du tutorat, je me concentrais exclusivement sur les annales et ED de la fac, puisque ce sont les seules banques de données rédigées par les profs.
A ce moment de l’année, il faut maitriser tout ses cours et les annales et donc j’estime qu’il n’y a plus de temps à perdre avec les colles rédigées par les tuteurs (que ce soit tutorat ou prépa), surtout qu’il y a souvent des débats stériles sur certains items, et on ne saura jamais ce que le prof aurait dit.

Quand je ressentais le besoin de faire un tableau parce-que ça partait dans tous les sens dans ma tête je le faisais (mais ce n’était pas systématique).

Quelque chose d’important pour moi : tous mes cours étaient PROPRES, COMPLETS et RANGES. Je prenais les cours du prof à l’ordi ou alors j’imprimais les diapos quand elles étaient complètes et j’annotais par dessus à la main. Ensuite, je les reliais avec une relieuse.

Pour les petites UE j’avais au final qu’un gros « tas » relié, pour les grosses UE (UE1, UE2 par exemple) je séparais les parties en suivant le découpage de l’UE (chimie/physique, biochimie, génome pour l’UE1 par exemple) sinon c’était trop gros et trop lourd à transporter.

Ensuite, en plus de ça, j’avais UN porte vue avec UNE couleur (ou un motif parce-qu’il n’y a plus de couleur à force :p) pour UNE UE. Dans ce porte-vue je mettais tout ce qui était « extra » au cours du prof = fiches, tableaux, compléments, EDs et colles du TUTORAT (<3) etc…

Donc quand je partais à la BU le matin, je me disais par exemple « tiens je vais faire de l’UE7 aujourd’hui », je prenais mes cours d’UE7 reliés et mon porte-vue correspondant (la couleur prédéfinie permet de le retrouver plus vite le matin si vous êtes bordélique et toujours en retard comme moi :p).
Je travaillais par UE, en « bloc ». Pendant l’année je travaillais l’UE jusqu’au cours au quel on en était. Quand je travaillais pour les colles, je revoyais toujours tout depuis le début jusqu’au programme de la colle. Le classement aux colles me motivait beaucoup.

Pendant les révisions je faisais UE par UE. Donc je faisais par exemple toute l’UE9 un jour, puis toute l’UE11 le lendemain etc. C’est à ce moment là que je faisais de très grosses journées de 10/12h pour terminer mon UE avant de dormir.
Mais là encore c’est une méthode TRES personnelle. Je suis très brouillon et mal organisée, donc je ne voulais pas faire des bouts d’UE par ci par là ou plusieurs choses dans la journée.

En faisant une seule chose, une seule UE, je restais concentrée et j’étais sure de ne rien oublier niveau cours/fiches (vu que je bossais à la BU/amphi de nuit, je partais à la fac pour la journée et je préférais ne pas rentrer chez moi dans la journée pour ne pas être tentée par l’ordi ou des pauses qui pourraient vite s’allonger…).

Faisiez vous des fiches ? Si oui comment ?
Oui, et ça dépend vraiment des UEs !

Dans à peu près toutes les UEs, j’ai fais des tableaux à l’ordi (que j’imprimais, je ne travaillais jamais direct sur l’ordi) avec plein de couleurs/tailles/polices différentes.
Comme j’ai une mémoire visuelle ça m’aidait beaucoup à bien organiser les données dans ma tête. Ensuite j’étais capable de me dire, par exemple : «ah oui ça c’est en bleu dans la case jaune en haut du tableau, donc ça correspond à ça ».

En UE1 pour la biochimie j’avais récupéré des schémas récapitulatifs de mes tuteurs.

En UE3 et UE4 je faisais des fiches des formules et des unités et aussi des fiches « erreurs » que je complétais avec toutes les erreurs que je faisais dans les EDs, colles et annales. Ce sont ces fiches que je relisais rapidement avant le concours, pour me remémorer les formules et ne pas refaire les mêmes erreurs.

Avez vous travaillé seul(e) ? En groupe ?
Toujours seule. Mais je travaillais à la BU et mes amis aussi, donc si j’avais une question, besoin d’aide pour un ED, une fiche ou quelque chose, ils étaient toujours dans les parages pour me répondre rapidement ou me filer ce dont j’avais besoin. (big up didi, minhou, pdd <3)

Travailliez vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?
A la BU. Et j’évitais au maximum de prendre mon ordinateur pour ne pas être déconcentrée ou finir en train de trainer sur internet (mais bon au final j’y allais quand même sur mon téléphone…).
Je travaillais que très rarement chez moi, vraiment quand je n’avais pas le choix (BU fermée).

Etiez vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?
TUTORAT les 3 années, sans aucun regret !!! Le tutorat de bordeaux est vraiment top et ça vous permet d’avoir une certaine liberté. Vous pouvez choisir d’aller à une séance un soir ou un autre, de changer de tuteur si il ne vous convient pas et la présence n’est pas obligatoire.

Perso pour certaines UE je préférais bosser seule, et je considérais que me rendre aux EDs aurait été une perte de temps. Mais, attention encore, j’étais triplante… donc je savais parfaitement pour quels cours je n’aurais pas besoin du tutorat.
Par contre, j’ai toujours assisté aux colles (majoritairement relues par les profs pour le tutorat !!! avantage que n’ont pas les prépas) et je les ai toujours faites sérieusement, d’autant plus les concours blancs.

Ça veut dire respecter les temps, s’arrêter quand on vous dit stop même si personne ne vérifie (ça apprend à gérer son temps), respecter l’interdiction de calculatrice (l’entrainement c’est super important pour le calcul mental), ne pas faire la colle avec son cours etc.

Je pense qu’une prépa est mieux uniquement si vous avez besoin d’un gros encadrement. Sinon le tutorat est vraiment GENIAL 🙂

Etiez vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?
(En doublante, non pas du tout, pour cause beaucoup trop de retard).

En triplante oui, les classements c’était mes petites motivations tout au long de l’année. Au premier semestre, j’étais quasiment tout le temps dans les 100 premiers, il m’est arrivé de majorer quelques colles. Au concours blanc j’étais 120 et quelques.

Au second semestre, j’étais un peu moins à fond (à cause de mon bon classement du premier), du coup j’étais globalement moins bien classée, mais par contre aux 2 concours blancs d’avril et mai j’étais quand même dans les 50 premiers.

Aviez du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez vous ?
En doublante, j’avais un retard de FOU.
Je suis arrivée aux révisions du mois de décembre en étant encore en train de découvrir des cours de septembre/octobre. Surtout qu’en primante je n’avais rien fait, donc il me restait tout à voir pour la première fois.
Je n’y croyais plus trop pour médecine, mais j’ai quand même décidé de faire de mon mieux pour rattraper un maximum de retard d’ici le concours pendant les révisions.

Attention, ce n’est pas une bonne technique du tout, il faut vraiment essayer d’avoir le moins de retard possible et de se tenir à peu près à jour. Mais si je voulais vous faire part de ça, c’est parce-que au final je n’ai pas fini si mal classée que ça au concours en janvier (à 76 places du clausus).
Donc c’est POSSIBLE. Même avec un retard qui vous semble insurmontable, N’ABANDONNEZ JAMAIS. A un moment faut juste se réveiller (pas à une semaine du concours non plus hein :p), y aller à fond et tout donner.

C’est possible de tout changer pendant la période de révisions, elle est importante ++++. Je n’ai pas réussi à remonter assez de places pour médecine au second semestre, mais je n’ai pas travaillé au max… et j’étais quand même admise avant choix en pharmacie.
Alors même si vous avez du retard, que vous pensez que c’est trop tard, ou que vous n’êtes pas dans le clausus, continuez à bosser DU MIEUX QUE VOUS POUVEZ et n’arrêtez jamais (ça n’a pas l’air compliqué comme ça mais on perd vite la motivation quand on pense que les résultats ne suivent pas). Dans le pire des cas, vous n’aurez aucun regret.

En triplante, je n’avais pas de retard (ou alors un cours ou deux à la fin du semestre, pas plus). J’ai eu le temps de refaire plusieurs fois le programme pendant les révisions (mais au bout d’un moment ça ne sert plus à rien et ça ennui plus qu’autre chose).

Quel était votre rythme de travail ?
Je pense avoir déjà un peu répondu avant.
En doublante, j’avais un rythme beaucoup trop « cool ».
Mon problème c’est aussi que j’avais l’impression de travailler alors qu’en fait je n’étais pas toujours efficace, j’étais présente à la BU, mais pas concentrée.
C’est d’autant plus inutile qu’au final ça n’a servit à rien et on s’est fait chié pour rien alors que sortir prendre l’air aurait eu le même résultat. Il faut vraiment être EFFICACE dans son travail = quand vous arrêtez de bosser votre cours, vous le savez, et vous savez répondre aux QCMs.

Ça sert à rien de venir à la BU pour se donner bonne conscience. (Là aussi, ne faites attention à ceux qui parlent autour de vous, disent qu’ils travaillent 10h tous les jours, qu’ils font l’ouverture et la fermeture de la BU tout les jours blablabla, la plupart ne travaillent en fait pas sérieusement et il vaut mieux travailler moins mais plus efficacement).

En triplante c’était aléatoire, je pouvais rien faire, comme avoir un rythme très très soutenu (cf les autres réponses).

Dans quel état d’esprit étiez vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?
Avec mes amis, si ils avaient besoin d’un cours ou d’une fiche, je leur donnais sans problème, idem si ils avaient une question.

Par contre avec tous les autres, c’était la guerre !!!! :p Plus sérieusement, je n’aurais pas filé mes cours ou mes fiches à des inconnus mais je répondais quand même à des questions sur le forum du tutorat ou si on me demandait à la BU/en amphi.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?
(trop) décontractée les deux premières Paces, jusqu’à stresser à la fin de la seconde paces parce-que je sentais bien que ça n’allait pas passer… Puis plutôt très stressée en triplante, même si j’étais sure de mes connaissances, c’était plus fort que moi, surement le fait que ce soit la toute toute dernière chance.

Les pires scénarios catastrophes se passaient dans ma tête (et si je décalais en cochant, et si j’oubliais tout, et si j’avais un accident de voiture en allant au centre d’examen…) mais au final rien de tout ça ne s’est passé 😉 Mais le stress est plutôt un moteur pour moi, et me faisais travailler encore plus.

Quelle attitude aviez vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?
Ça dépendait vraiment du cours ! En général, j’allais en cours seule pour rester concentrée et éviter de bavarder. Mais il m’arrivait parfois de me laisser quand même déconcentrer par le téléphone ou mes voisins de table… Après si je suivais vraiment plus rien, je partais faire autre chose, ça sert à rien de rester en amphi pour fixer le diapo dans le vide ou discuter avec ses voisins.

Mais c’était uniquement si c’était le même cours au mot près que l’année d’avant ou si tout était écrit sur le diapo ! Quand il fallait suivre un cours, je notais tout en détail. En général, j’aimais bien aller en cours, écouter le cours une première fois, et entendre sur quel détails insiste le prof cette année.
Beaucoup de personnes dans mon entourage n’allaient pas en cours quand il ressemblait à celui de l’an passé, mais moi je pense que c’est que du bonus et qu’au final ça m’a servit à grappiller des places dans le haut du classement (en plus ça fait une pause dans la journée, on voit d’autres gens et en cours je n’ai pas l’impression de travailler, alors qu’en fait on fait un premier travail d’écoute super important).

Comment preniez vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?
Sur ordinateur. Ça me permettait d’avoir des cours propres et clairs et de pouvoir éventuellement rajouter des notes et corriger avant d’imprimer sans que ça devienne sale et que ça parte dans tous les sens.

Je tape très vite donc je faisais la mise en page pendant le cours tout en le tapant. Le plus souvent j’avais aussi le temps d’insérer en même temps les diapos durant le cours, sinon je les insérais rapidement en rentrant chez moi avant d’imprimer.

Au premier semestre j’avais tout le temps le dictaphone, ça m’a souvent servit pour boucher des petits trous, ou réécouter un passage où je doutais de mes notes. Au second semestre, je n’ai pas le souvenir d’en avoir eu besoin.

Vous serviez vous des annales pour réviser ?
OUI, OUI, OUI !!! C’est SUPER important !!!!! Il y a souvent les mêmes choses qui tombent (parfois les mêmes QCMs en entier !!). C’est un super entrainement, c’est la seule banque de QCMs rédigés par les professeurs que l’on a.

Comment était organisée votre journée ?
→ hors révisions :

environ 9h30: arrivée BU
Pause repas (1/2h ou ¾ d’h).

14h : Cours ou révisions l’aprem. J’allais toujours en cours l’après-midi (je me levais trop tard le matin pour arriver à l’heure en cours). (A savoir que normalement il y a une rotation et on alterne cours le matin et le soir, mais avec un peu de pratique on arrive à rentrer en cours quand on veut :p)
Si je restais à la BU je bossais jusqu’à la fermeture.
Si j’allais en cours je rentrais ensuite chez moi pour imprimer, relier, et manger rapidement.

19h : Amphi de nuit, l’heure de mon départ dépendant de mon travail. Au début des semestres je rentrais vers 21h pour voir la télé et me reposer. Puis petit à petit je restais plus tard : étant donné que je revoyais tout depuis le début pour les colles, au fur et à mesure de l’année, la charge de travail augmentait.

Le samedi j’arrêtais à 18h30 (fermeture de la BU) et le dimanche je me reposais, je ne travaillais pas.

→ En mode « hard » = révisions ou rattrapage d’un surplus de pauses 😉 :

7h45/8h : réveil et 8h30 : arrivée BU (l’avantage d’habiter pas loin !)
Pause repas (1/2h) ou sandwich à midi
Révisions jusqu’à la fermeture de la BU (19h)
Pause repas (1/2h)
Amphi de nuit jusqu’à 00h.

(A Bordeaux les amphis de nuit sont des amphis vides mis à notre disposition pour pouvoir réviser en dehors des horaires d’ouverture de la BU).

Quand je rentrais, je faisais une pause musique/détente jusqu’à environ 1h et j’essayais d’être toujours couchée à 1h.
A la toute fin des révisions, je continuais à réviser en rentrant chez moi même après minuit, jusqu’à 1h ou 2h dans le pire des cas mais jamais plus. Le stress du concours qui approchait me tenait bien réveillée et j’ai toujours été plus efficace tard le soir de toute manière.

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?
Défoncez-vous !!!! Donnez tout ce que vous pouvez, « impossible n’est pas français ». Restez motivés quoiqu’il arrive, ne baissez jamais les bras, peu importe votre retard, vos résultats aux colles, même (et surtout) si vous êtes primants et que vous n’êtes pas bien classés en janvier.

Allez jusqu’au bout de vous, c’est pas facile, il m’est arrivé de péter les plombs, mais n’abandonnez jamais, ça en vaut tellement le coup !!! Vous ne devez rien regretter à la fin de votre P1, quoiqu’il arrive. C’est une année difficile mais très loin d’être insurmontable ! C’est accessible à n’importe quelle personne qui reste motivée et qui bosse EFFICACEMENT tout le long.
Trouvez rapidement une bonne méthode de travail adaptée à VOUS!! Et entourez vous bien aussi, c’est important 🙂

Pour les futurs triplants (BIG UP !), félicitations d’avoir choisi de tripler (sisi). Ca demande du courage, beaucoup de gens reconnaissent ne pas en être capable. Ce n’est pas un échec, c’est un pas vers la victoire, une CHANCE en plus de réaliser votre rêve. Ça en vaut largement le coup. Un proverbe chinois (cc minh) dit : « Ne craignez pas d’être lent, craignez seulement d’être à l’arrêt. » !! 🙂
Voir son nom parmi les admis après 3 ans, c’est une sensation de fou. C’est facile à dire maintenant, mais au final l’année passe plutôt vite, et un an pour un rêve, c’est rien ! alors stay positive, stay happy, partez motivés et à fond dès le départ, la P2 n’attend plus que vous !

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?
Je dirais le fait que j’ai découvert cette année que j’étais capable de travailler vraiment beaucoup d’un coup (et le fait que j’ai 2 PACES derrière moi m’a forcément aidé :p)

+ Mes amis en PACES (ou en médecine) mais aussi hors PACES (thouéris<3) qui ont toujours été là pour moi, et surtout mes parents, qui ont tout géré pour moi pendant les 2 années où j’étais toute seule dans l’appartement (= gain de temps énorme) et qui m’ont toujours soutenue à fond malgré les échecs !!

(Doublant uniquement) Qu’est ce qui a contribué selon vous, à votre redoublement ? Quels enseignements en avez-vous tiré pour in fine, réussir ?
Ce qui a contribué à mon redoublement c’est une absence totale de travail (autant dire que mon année de primante a été une année « blanche »). GROSSE GROSSE bêtise de rien faire en primant en se disant qu’il reste un an…

Ce qui a contribué à mon triplement, c’est le fait d’avoir commencé à bosser trop tard dans l’année de doublante je pense… faut vraiment démarrer dès le départ, pas se réveiller en décembre en se disant « ah bah oui le concours est dans 3 semaines ça serait bien que je commence à voir les cours du mois d’octobre »… du coup je pensais être trop mal classée pour pouvoir encore avoir médecine, donc je n’ai pas travaillé entre le concours et les résultats (soit 3 semaines environ) → GROSSE ERREUR.

Ensuite, il n’y avait que 2 semaines de révisions en mai et j’avais (encore) pris trop de retard, j’ai fait une impasse entière sur une UE, et vu qu’il me manquait que 0,1 pour avoir médecine, on peut dire que ça m’a couté mon concours.

En gros le responsable est : ne pas avoir travailler au fur et à mesure et donc avoir toujours eu un gros retard.

Pour terminer, comment avez vous trouvé cette première année des études de santé ?
LONGUE, forcément, 3 ans ce n’est pas rien !! Mais avec le recul c’est une bonne expérience, j’ai fait plein de rencontres au top, je me suis fait plein d’amis (oui c’est possible !) et je ne regrette rien, j’en garderai un bon souvenir.
Ça m’a aussi permis d’acquérir des capacités de travail que je me pensais incapable d’avoir et d’aller au bout de moi même pendant l’année du triplement.

Tout le monde le dit, mais c’est vrai : la PACES ça en vaut LARGEMENT le coup et si c’était à refaire, je le referais sans hésiter (et non je n’ai pas de tendances masochistes!)

Que pensez vous du site www.reussirmapaces.fr ?
Super pour les témoignages, j’espère que ça aidera plein de futurs P1 à voir que la paces n’est pas insurmontable, loin de là !!! 🙂

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