Actuellement, dans quelle filière êtes-vous et en quelle année ?
Médecine 2ème année

Quelle fac, quelle année, quel numerus clausus ?
Bordeaux, 2014-2015, 43e/334

Votre bac ? Votre spécialité ? Votre mention ?
Bac S, Spé SVT, mention TB

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?
Doublant

Quel(s) concours avez vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?
Uniquement médecine : 353e/334 (Primant) – 43e/334 (Doublant)

Votre niveau au lycée ? Etiez vous assidu ou dilettante ?
J’étais très assidu et je travaillais beaucoup. Mais je profitais quand même pas mal de mon temps libre.

Lors de votre PACES, habitiez vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?
J’habitais tout seul dans un appartement

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?
Entre 15 et 25 minutes à pieds et tram

Avez vous trouvé vos repères facilement à la fac ?
Au début un peu perdu par l’organisation des cours (matin / après-midi) et par les différents amphis, j’ai relativement vite pris mes habitudes dans cet univers.

A Bordeaux nous sommes environs 3 500 la première semaine donc c’est assez surprenant mais j’avais quelques amis du lycée avec qui je me retrouvais en amphis et dans les salles d’ED. On avait pensé à se mettre dans le même groupe afin d’avoir cours ensemble.

Puis petit à petit avec l’habitude et le quotidien nous avons pris nos aises dans la fac.

Avez vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?
Primant : Durant l’été précédent mon année j’avais eu la chance de récupérer les cours d’un ami donc j’ai pu feuilleter et lire quelques trucs mais pas du tout dans l’optique de commencer à apprendre.

Bien sûr on est excité à l’idée de commencer mais en regardant les cours, tout d’abord je ne comprenais rien, et puis ensuite ça m’a fait assez peur donc j’ai décidé d’attendre la rentrée et d’avoir les cours magistraux.

Doublant : L’été de mon redoublement j’ai tout d’abord profité puis j’ai retapé tous les cours qui avaient besoin de l’être afin de les rendre plus simples à apprendre. J’ai fait de la mise en page afin de mettre en lumière ce qui était important.

Puis j’ai fait des tableaux et des fiches révisions pour éviter de perdre du temps sur mon année. Mais surtout je me suis efforcé de prendre mes cours un à un et de les COMPRENDRE. Car c’est la clé. Pour pouvoir ingurgiter tant de connaissances, il faut tout d’abord les comprendre.

Et ça a vraiment payé ! Pendant l’année on n’a pas le temps mais pendant l’été, ne serait-ce qu’une heure par jour, décortiquer un cours pour le comprendre, c’est le secret de l’apprentissage !

Pratiquiez vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?
Aucune activité physique, si ce n’est le trajet fac-appartement et les sprints après le tram pour éviter d’avoir à attendre le prochain !

Aviez vous des loisirs ? Des sorties ?
Primant, je sortais assez peu. Je considérais que je n’avais pas le temps (ce qui était plutôt vrai vu mon retard) et que ça ne me servirait pas à grand chose.

Doublant, je me suis accordé un bon nombre de pauses et de sorties.
Pas forcément de soirées, peu d’alcool, mais des cinés, des balades en vélo, des balades à pied, des films, des dîners etc… Et ça m’a énormément ressourcé !

La semaine précédant les partiels notamment je m’imposais un après midi balade ou détente. Et j’ai fait pas mal de grasses matinées. Même si, comparé au reste, ce n’était que très rare !

Aviez vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?
Je n’ai absolument personne dans le corps médical autour de moi !

Combien d’heures de sommeil aviez vous par nuit ?
En primant je dormais peu. Pas moins de 6h par nuit mais j’étais quand même très fatigué à la longue.

En doublant je dormais minimum 8h par nuit !
Mais le week end je me levais à la même heure qu’en semaine, malgré quelques dimanches à dormir plus que de raison. Bien que fatigué à la fin de l’année, dormir autant m’a vraiment aidé !
Je me sentais bien plus concentré pendant la journée et je n’avais pas l’impression de m’endormir sur mes cours comme quand j’étais primant.

Combien d’heures travailliez vous par jour ?
Lorsque j’avais cours, je travaillais 6h par jour. Quand je n’avais pas cours je travaillais entre 8h et 10h par jour.
Il m’est même arrivé de travailler jusqu’à 14h par jour en temps de révisions.

Mais je doute encore de l’efficacité que ça a eu… Je pense que, même si bien sûr il est nécessaire de travailler ENORMEMENT, la clé n’est pas dans le temps passé sur ses cours mais sur la façon d’apprendre.
Il m’est arrivé d’apprendre bien plus et bien mieux en 6h que ce que je n’ai fait en 10 ou 12h d’autres fois. Il faut valoriser la QUALITE à la QUANTITE !

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?(Soyez le plus précis)
Tout d’abord je retapais mes cours dans la journée même.

Beaucoup de gens recommandent de lire le cours une fois avant de commencer à l’apprendre. C’est vrai.
Mais je n’ai jamais réussi à le faire. Dans le meilleur des cas, et c’est quelque chose que je recommande vivement, il faut faire par petite partie. Je faisais souvent des sauts de lignes dans mes cours afin de l’aérer, et ça me délimitait donc des zones de texte dans mon cours. Je lisais donc cette zone de texte puis je l’apprenais. Mais pas mot à mot.

Le but était de pouvoir recracher ensuite l’important de cette partie et les mots clés, les chiffres clés. Mes cours sont des arcs en ciels quand on les regarde car il y a du stabilo partout, de plusieurs couleurs différentes (les protéines en vert, les chiffres en bleu, les mots compliqués ou importants en rouge, les définitions en orange…), avec des mots entourés ou soulignés au feutre, des points d’exclamation etc…
Le but est de s’approprier son cours et de le décortiquer de façon à ce qu’il soit logique et qu’on se le rende personnel.

Ensuite j’apprenais à voix haute. Du coup, pas de BU pour moi. Je me récitais et me faisais des exposés à moi même.
Quitte à répéter 20 fois la même chose. Je me faisais aussi beaucoup de tableaux de comparaisons avec toutes les infos nécessaires par exemple, les mesures, les infos importantes etc… C’était un moyen plus clair et plus rapide d’apprendre.

Pour ce qui est des cours avec des calculs je me faisais des fiches formules et sur des feuilles à part je m’écrivais plusieurs fois les formules pour m’entraîner. Avec beaucoup de moyens mnémotechniques.
Quand un cours était fini je faisais un petit trait sur la page de garde qui signalait que je l’avais appris. Le but était qu’à la fin du semestre il y ait entre 4 et 5 barres sur chaque cours.

De plus, à la fin de chaque chapitre (ou de chaque grande partie quand le cours était trop long pour l’apprendre en une seule fois), je me faisais tous les QCMs possibles et imaginables du tutorat et de la fac sur le chapitre en question. Sans oublier les annales ! Ce sont les plus importantes !

Pour les exercices de réflexion ou de calculs, il faut sans arrêt faire des exercices pour avoir le maximum de méthode et de rapidité. L’entrainement est la clé !

Et SURTOUT un conseil : apprenez UNIQUEMENT ce qui est dit dans le cours. Ne cherchez pas à approfondir et à aller voir sur internet.
Si vous avez des questions, posez les aux profs ou aux tuteurs. Mais internet est bourré d’erreurs ou bien d’informations contradictoires avec celles du professeur. Or n’oubliez pas que c’est lui qui fait les QCM. Alors cantonnez vous à ce qu’il dit !

Faisiez vous des fiches ? Si oui comment ?
Comme dit précédemment je faisais plusieurs types de fiches :
– Fiches TABLEAUX : c’étaient des tableaux récapitulatifs type « cellule : taille / forme / rôle / endroit du corps » etc… J’en ai fait énormément, même sur d’autres sujets.

– Fiches FORMULES : Pas de surprises, ce sont toutes les formules des cours (avec de temps en temps la méthode type pour répondre aux exercices, les pièges d’unités, de conversion etc…)

– Fiches TEMPORELLES : surtout en embryologie, on avait plusieurs cours sur le développement avec tel événement qui se passait tel jour ou telle semaine etc… J’ai fait une fiche où je marquais SEMAINE TANT avec en dessous tous les événements concomitants de l’ensemble des cours. Comme ça je me faisais une idée de la chronologie sans avoir à courir d’un cours à un autre

-Fiches CHIFFRES / MESURES : En anatomie surtout.
Il y a une quantité monstrueuse de nombres à connaitre, de mesures et d’angles. Je les ai toutes regroupées dans des tableaux ou inscrites sur la même page afin de bien les distinguer et les rendre apparentes

Avez vous travaillé seul(e) ? En groupe ?
Je travaillais seul dans l’ensemble mais j’avais 2 ou 3 amis avec qui on se complétait lorsqu’on avait des questions sur un cours ou qu’on ne savait pas comment faire, lorsqu’on avait des doutes sur un cours etc. Mais pour apprendre j’avais besoin d’être seul.

Travailliez vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?
Je suis allé quelques fois à la bibliothèque pour me redonner la motivation ou confiance en moi.
Mais aussi pour me forcer à travailler quand la flemme ou la fatigue se faisaient sentir. Mais la majorité du temps c’était chez moi. J’aime mon confort et mon calme pour apprendre. J’aime être dans mon cocon, les chocolats et les gâteaux à proximité !

Etiez vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?
J’ai fait le tutorat pendant mes 2 années et c’est vraiment une expérience que je recommande à tout le monde. Je vais parler du tutorat de Bordeaux en occurrence mais je pense que c’est pareil partout.
Tout d’abord le coût de l’année du tutorat est vraiment dérisoire.

Cela tout en sachant la quantité de QCMs qu’ils nous fournissent, de corrections, de colles et autres documents, sans oublier leur présence et la qualité de leurs enseignements.

Les séances se découpent en 2 :

– Les ED : 2 séances de 1h30 un soir par semaine. En primant j’aimais m’y rendre pour comprendre les cours et commencer à apprendre. Ils distribuent des QCMs pour s’entraîner et les corrections qui vont avec.
Par groupes de 40 environs, on a un tuteur qui nous fait un récapitulatif de cours et qui le décortique, répond aux questions et surtout, nous le rend accessible !
En doublant j’y allais moins car je n’avais pas l’impression d’en tirer autant de connaissances et de bénéfices qu’en primant. Mais c’est un choix qui était individuel

– Les COLLES : Toutes les semaines nous avions un entrainement en conditions réelles au concours pour nous entrainer et nous évaluer par rapport aux autres.
En primant j’étais largué à cause du retard donc j’aimais pas y aller mais en tant que doublant c’était un challenge que d’y arriver prêt et de m’entraîner face à tous les autres.

La prépa est bien lorsqu’ils donnent les cours faits en amphi. Ca m’a permis, par le biais d’un ami, de récupérer des cours que je n’avais pas réussi à prendre en amphis à cause du bruit ou de la rapidité du prof.

Mais à choisir, c’est TUTORAT !! D’autant plus que les tuteurs sont super, très accessibles, répondent vite aux mails et on a l’impression que ce sont des grands frères / grandes soeurs qui sont là pour nous aider non seulement dans notre travail mais aussi dans la motivation.
Des liens peuvent se former et c’est vraiment très agréable de se sentir encouragé et poussé par des étudiants ayant déjà eu leurs concours.

Etiez vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?
En primant j’étais mal classé aux colles du tutorat.
J’avais trop de retard pour être prêt et je m’y rendais pour pouvoir récupérer des QCMs et leurs corrections.
En doublant j’étais souvent très bien classé, ce qui m’a permis de prendre confiance en moi et d’être prêt pour le concours.

Aviez du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez vous ?
En primant j’avais beaucoup de retard.
Mais j’avançais progressivement en préférant connaitre par coeur un cours en détails qu’en ayant uniquement survolé certaines connaissances. En effet au concours ce sont les détails qui tombent et non les idées globales.

En doublant j’étais très souvent à jour, voire même en avance au deuxième semestre

Quel était votre rythme de travail ?
En doublant, ma méthode de travail était, je trouve, une des plus adaptées pour mélanger le travail et les pauses, ainsi que les loisirs.
Je marchais avec un planning. Sur mon agenda je me faisais des créneaux de 2h avec chaque matière du type :
8h-10h = UE 2
10h – 12h = UE 4
12h-13h30 = REPAS

Bien sûr je dépassais et il m’arrivait d’avoir 1/2h de décalage mais ce n’était pas bien grave.

L’essentiel était d’avoir un plan pour la journée et ne pas divaguer en me disant « tiens, qu’est-ce que j’ai envie de faire aujourd’hui ? ». Je sais aussi que durant la journée il m’arrivait d’échanger 2 matières parce que sur le moment je n’avais pas envie de travailler tel ou tel cours.

Mais je m’efforçais de faire 2h de chaque matière mais pas plus car au bout d’un certain temps mon cerveau se mettait à bugger et plus rien ne voulait rentrer. Néanmoins si je me sentais à l’aise ou avec l’envie de continuer, de finir un chapitre, alors je poursuivais jusqu’à plus soif.

Il n’était pas question de m’imposer des barrières strictes mais d’avoir un plan à suivre. Puis il se modelait avec le temps en fonction de mes envies.
Je savais aussi quelle matière travailler à quel moment ou au contraire ne pas faire.

Par exemple, je savais que juste après manger, étant sur la digestion, j’avais pour habitude de divaguer et de somnoler. C’est pourquoi je mettais ce créneau de 2h au profit d’une matière à calculs par exemple où j’étais réellement actif et « obligé » de me concentrer de façon didactique.

Car oui, faire des exercices de physique devenait presque une pause et un loisir dans la journée, entre plusieurs heures de « par cœur ». Je me mettais aussi des créneaux « détente » où j’en profitais pour lire, regarder la télé, une série, un film, faire le ménage (oui, ça aussi ça me détendait…).

Pendant les repas, je regardais une série ou un film, mais SURTOUT je ne travaillais pas. Il faut mettre son cerveau en veille.
Puis un bon café et un chocolat en lisant un livre ou en finissant la série pendant 20 minutes et je repartais.

Le soir j’arrêtais de travailler à 20h-21h mais rarement plus tard. Puis je lisais ou regardais la télé comme tout étudiant normal. Et je me couchais tôt.
Du coup j’arrivais à travailler 10h / jour en faisant de vraies pauses et en me reposant à fond. J’ai même réussi à lire la trilogie du « Seigneur des Anneaux » et les 2 premières intégrales du « Trône de Fer » en 2 mois avec un rythme PACES ! Comme quoi, tout est possible !

Dans quel état d’esprit étiez vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?
Au début très altruiste (je passais mes fiches de révisions et mes tableaux à mes amis, je répondais à toutes les questions posées sur le forum du tutorat, j’aidais les autres tuteurés de mon groupe…) je me suis rendu compte que tout ça me desservait plus qu’autre chose dans le sens où je n’avais rien en retour, rien en échange.

Je donnais sans que personne ne me rende la pareille. J’ai donc arrêté tout ça et me suis concentré sur moi.
J’avais quelques amis proches avec qui j’échangeais toujours conseils et fiches avec plaisir, car en retour ils m’apportaient de même, et ça favorisait l’esprit d’entraide qui existe quand même un peu (et puis j’avais envie de les voir réussir aussi : vu qu’ils ne passaient pas le même concours que moi, ce n’étaient pas des concurrents ! 😉 ).

Mais pour le reste j’ai totalement arrêté. Je n’ai jamais été jusqu’à mettre des bâtons dans les roues des autres étudiants non plus et j’ai quand même continué à prodigu
er certains conseils.
Mais je me suis centré sur moi car on est seul devant sa feuille au concours. Et il faut savoir être un peu égoïste aussi pour arriver à ses fins !

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?
J’étais extrêmement stressé. A en être malade.
J’en ai développé de l’eczéma, des troubles compulsifs, des troubles du sommeil, j’ai eu des épisodes un peu dépressifs et je me suis rapidement retrouvé à prendre des stimulants et des médicaments pour me décontracter.
Mais tout ceci sous contrôle d’un médecin qui a fait les bons choix et qui m’a fait confiance quant aux doses à prendre.

Je prenais rarement ces médicaments, sauf en cas de grosses crises d’angoisses et pendant le concours. Il faut trouver le maximum d’alternatives. Ne pas stresser est impossible. Relativiser, c’était aussi impossible pour moi. Mais respirer, ça, chacun peut le faire, et ce à bon escient.

Quelle attitude aviez vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?
Bon d’accord j’étais très dispersé quand le prof ne faisait que lire son diapo ou ne disait pas grand-chose d’intéressant. Mais tous les cours où les profs dictaient ou parlaient vite, avec quasiment rien sur le diapo, j’étais ultra concentré et je prenais mon cours à l’ordi de manière très assidue.

Après il m’est arrivé (très, très souvent, je l’accorde) de ne pas aller en cours, surtout en doublant quand les cours étaient les mêmes, quand les profs ne changeaient pas ou que leurs diapos étaient les mêmes. Ca me permettait de travailler chez moi pendant ce temps.
Après ce n’est pas un conseil du tout ! J’incite les PACES à aller en cours. Après vous êtes à la FAC, vous êtes adultes, vous savez vous gérer et vous faites vos choix par vous-même !
J’ai pris un gros risque, heureusement ça a marché pour moi, mais ce n’est pas pour autant que c’est une démarche à suivre et qui fonctionne à tous les coups !

Comment preniez vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?
Je prenais mon cours par ordi, accompagné d’un dictaphone pour les profs qui parlent vite et qui utilisent beaucoup de termes précis. Après, le dicta ne doit surtout pas dispenser de la prise de note en cours. C’est une énorme perte de temps !

Vous serviez vous des annales pour réviser ?
Oui totalement ! Et j’insiste ! FAITES DES ANNALES ‼

Comment était organisée votre journée ?
Cf question « Quel était votre rythme de travail ? »

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?
Tout d’abord je conseille aux futurs P1 de profiter de leurs vacances tout en se renseignant à propos de ce qui les attend.

Il est important d’être préparé à cette année, principalement mentalement.
Vous vous apprêtez à démarrer une des années les plus difficiles et les plus stressantes de votre vie mais n’oubliez pas de vivre ! C’est important ! J’étais en couple pendant ma deuxième PACES et, bien que ça ait été difficile à de nombreuses reprises, nous avons tenu et nous nous en sommes sortis. L’organisation est le maître mot, avec la compréhension.

En outre, n’attendez pas avant de commencer à travailler. Dès le premier cours passé, apprenez-le. Même si le début est calme, vous n’allez pas tarder à être débordés !

De plus, ne confondez pas QUANTITE et QUALITÉ. Ce n’est pas le temps que vous passerez à travailler qui vous avantagera au concours mais ce que vous avez appris et retenu. Travailler 13h dans un état de somnolence sera bien moins bénéfique que travailler 8h en étant actif et opérationnel.

Enfin, n’oubliez pas de vous changer les idées, regardez les infos, allez au ciné, informez vous du monde autour. Vous êtes dans une bulle mais qui n’est qu’éphémère. J’ai appris qu’il y avait eu un attentat à Copenhague 2 semaines après les faits. Oui j’étais en médecine mais c’est quand même inadmissible de ne pas le savoir, quel que soit le contexte dans lequel nous sommes.
Pensez à vous mais relativisez. La terre ne s’arrêtera pas de tourner parce que vous êtes en PACES, d’autres sont passés

avant vous, d’autres passeront après vous.
Prenez de la hauteur et voyez le monde tel qu’il est vraiment. Bien sûr que vous allez avoir peur, bien sûr que ça va être dur. Je le sais aussi bien que vous. Mais gardez en tête que c’est possible. Pendant 2 années j’ai cru que c’était au dessus de mes forces, au dessus de mes capacités, que c’était IMPOSSIBLE d’avoir ce concours.
Et pourtant je suis bien là à vous écrire. Alors gardez espoir et continuez vos efforts !

Il m’est arrivé (et ça vous arrivera peut-être) d’avoir de grosses crises de nerfs.
A dire que la médecine c’est de la merde, que vous n’y arriverez jamais, que vous voulez arrêter, de vous effondrer en pleurs, de hurler même… mais il faudra vous relever et vous accrocher. Oui ce concours c’est de la merde. C’est un fait et je crois que peu sont ceux qui pensent le contraire.

Mais malheureusement c’est la seule voie pour étudier la médecine. Alors accrochez vous, parce que la suite en vaut vraiment la peine !

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?
Je crois que c’est justement mon esprit de combattivité et ma capacité à repousser toujours mes limites. La PACES c’est avant tout le mental et c’est ce qui m’a aidé. Bien sûr il y a aussi la compréhension des cours, le désir d’apprendre, l’intérêt que j’avais pour ce que j’apprenais et l’organisation.

(Doublant uniquement) Qu’est ce qui a contribué selon vous, à votre redoublement ? Quels enseignements en avez-vous tiré pour in fine, réussir ?
Bien que je ne l’aie loupé que de peu, mon premier concours a été loupé à cause de mon manque d’organisation en début d’année.

Je ne savais pas comment travailler et me débrouiller pour être à jour et j’ai accumulé trop de retard au premier semestre. Au deuxième semestre j’étais plus à l’aise mais ça n’a pas suffi.
L’année suivante j’ai réussi grâce à mon habitude et surtout sans me reposer sur mes lauriers, bien au contraire.

D’ailleurs, le fait d’avoir énormément travaillé au 2e semestre de mon année de primant a été un plus par rapport aux autres en doublant. Pendant qu’eux découvraient presque les cours, moi je les connaissais déjà et c’était presque que des révisions.

Pour terminer, comment avez vous trouvé cette première année des études de santé ?
Ces deux années ont été incroyablement constructives et enrichissantes.
Tout d’abord par l’aspect médical.
J’ai appris les bases de la vie et de la médecine et j’ai été intéressé par ce que j’ai appris. Ensuite aussi au niveau de la confiance en moi et du surpassement de soi. Maintenant je sais de quoi je suis capable.

Enfin au niveau de la maturité et de la gestion de ma vie. J’ai appris à faire des sacrifices, des efforts et à me prendre en main. Je crois que j’ai vu la réalité en face à de très nombreux niveaux et ça me donne de bonnes bases dans la vie.

Pour finir, oui, j’ai eu mon année donc forcément je n’en tire que du positif, mais même si je ne l’avais pas eue, j’en aurais tiré de nombreuses leçons, des méthodes et maintenant je sais comment travailler.

Que pensez vous du site www.reussirmapaces.fr ?
Je connais ce site depuis le début et je m’étais acheté la première édition du livre « Je vais vous apprendre à réussir la PACES » que je recommande très vivement. Continuez ainsi, vous êtes au top !

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