Actuellement, dans quelle filière êtes-vous et en quelle année ?
Médecine 2ème année

Quelle fac, quelle année, quel numerus clausus ?
Je suis à la Faculté de Médecine de Poitiers, en deuxième année lignée médecine, qui a un numerus clausus de 197.

Votre bac ? Votre spécialité ? Votre mention ?
J’ai eu un Baccalauréat Scientifique, spécialisation Sciences de la Vie et de la Terre, avec mention Bien.

Obtention de la PACES en primant(e), doublant(e) ou triplant(e) ?
J’ai obtenu mon année en qualité de primant.

Quel(s) concours avez vous passé ? Votre classement dans les différentes filières ?
Je me suis seulement inscrit dans la filière médecine, où j’ai eu pour finalité de me placer à la 90e place.

Votre niveau au lycée ? Etiez vous assidu ou dilettante ?
Sans volonté d’orgueil, j’estime avoir eu un bon niveau au lycée. Je travaillais dur, j’étais assidu, la plupart mes temps de pause entre les cours étaient consacrés au travail.

Lors de votre PACES, habitiez vous chez vos parents ? Tout(e) seul(e) ? En colocation ?
Pour mon année de PACES, j’ai eu un appartement où j’ai vécu sans colocation, seul donc. Il me faut du calme et de la solitude pour pouvoir travailler et apprendre au mieux de mes capacités.

Quelle était la durée de votre trajet fac – habitation ?
Je n’étais qu’à cinq minutes en bus, quasiment pareil à vélo et vingt minutes à pieds de ma Faculté.

Avez vous trouvé vos repères facilement à la fac ?
J’ai très vite trouvé mes repères en PACES, et globalement, à la Faculté de Médecine. Je pense que ceci a été du en grande partie à ma grande capacité d’adaptation, pour ce qui est des facteurs internes, mais aussi grâce au soutien et l’entraide d’un groupe d’amis qui refaisaient leur année de PACES, avec qui j’ai partagé chaque jour, sans faille, la prise en note des cours le matin, et le Tutorat le soir.

Avez vous travaillé les cours l’été avant votre rentrée en PACES ? Pourquoi ?
Durant l’été avant ma PACES, j’ai très brièvement été jeté un œil sur les cours de médecine en PACES par internet, mais par curiosité, pas par envie de prendre de l’avance.
Je savais très bien que je payerais le prix fort sur mes sorties avec mes amis, sur mon « temps social » durant neuf mois, donc je ne me suis pas infligé des tortures psychiques préliminaires, et j’ai pleinement profité de mon été, sans m’en vouloir aucunement, et sans inquiétude.

Pratiquiez vous une activité physique en PACES ? Si oui, combien de temps/fois par jour/semaine ?
Durant toute mon année de médecine, j’ai pratiqué la musculation dans la salle du campus à raison de deux heures par semaine, le jeudi, en fin d’après-midi.
Cela me permettait de me défouler, de me débarrasser des tensions accumulées les jours précédents, et de préparer mon corps par l’imposition d’une fatigue physique en plus de la fatigue mentale, à la venue du weekend où je m’autorisais toujours un repos optimal pour pouvoir continuer, chaque semaine durant.

Durant mon second mois de révisions, qui a duré six semaines, et le beau temps aidant, je faisais une demie-heure de musculation par tractions et haltères par jour, afin de maintenir aussi bien mon corps dans un « bon état », que mon esprit acéré pour pouvoir travailler inlassablement.

Aviez vous des loisirs ? Des sorties ?
Mes seuls loisirs/sorties durant l’année de PACES ont été mes sorties hebdomadaires sportives, les fameuses « Blouses Blanches » et soirées « Post-Concours », ainsi qu’une soirée cinéma avec des amis au milieu du second mois de révisions.

Aviez vous dans votre famille des médecins, dentistes ou pharmaciens ?
Aucun membre de ma famille n’est affilié au domaine de la médecine.

Combien d’heures de sommeil aviez vous par nuit ?
Durant la semaine, je dormais sept heures par nuit (0h00 – 7h00), et le weekend, je me laissais la liberté de dormir autant que mon corps en avait besoin. Ainsi, au tout début de l’année, j’avais besoin de dormir environ dix ou onze heures durant les deux nuits du weekend pour être en forme, mais à la fin de l’année, je n’en avais besoin que de huit.

La PACES change aussi notre organisme et son fonctionnement… C’est inévitable, c’est une adaptation obligatoire.

Combien d’heures travailliez vous par jour ?
Si l’on observe mon temps total de travail durant une journée de la semaine de cours, il était réparti ainsi : 3h30 de cours chaque matin, inclus dans la tranche horaire 8h00 – 11h45, puis après le repas de midi, le travail personnel d’apprentissage de 5h00, entre 13h30 et 18h30. Puis venait le Tutorat le soir, d’une durée fluctuante, mais souvent d’environ 1h30, entre 19h15 et 20h45.

Et si j’avais la foi, pour ainsi dire, je pouvais retravailler jusqu’à une demie-heure avant de dormir, entre 23h30 et 0h00. Disons donc, en prenant chaque part de la journée, que je travaillais environ 10h à 10h30 par jour. Je comptabilise les cours, car ceux-ci sont pour moi une des clés de l’apprentissage : si l’on écoute bien et que l’on cherche à comprendre tout en retranscrivant, la moitié du travail est déjà faite.

En ce qui concerne les mois de révisions, j’ai observé les mêmes horaires pour celui de décembre et de avril-mai : je me levais à 8h00, pour me mettre à travailler à 9h00, je travaillais jusqu’à environ 12h30-13h, prenais une heure et demie pour manger et faire ma pause, puis travaillais de nouveau entre environ 14h30 et 20h30, pour revenir par la suite sur mes cours pendant environ une heure, entre 23h00 et 0h00.

Quelle était votre méthode de travail pour l’apprentissage ?(Soyez le plus précis)
Je pense que ma méthode de travail pouvait se résumer en quatre points : Travailler, Manger, Loisirs et Sommeil.

La partie Travail est évidemment la plus importante. Lorsque je m’y mettais, je me plongeais totalement dans ma tâche, toute autre chose pouvant troubler mon attention devant être éloignée.
Je pouvais ainsi passer des heures sans relâcher mon attention et en étant optimum. Pour ce qui était de la construction de mes cours, je ne retapais pas mes cours.
Je les ai toujours notés à la main, chaque matin, de l’écriture la plus lisible qui soi malgré la vitesse d’élocution des professeurs, afin que durant la suite de la journée, je repasse dessus sans buter. Ecrire à la main était pour moi une manière de m’approprier le cours, une méthode que j’ai apprécié, protégé et préservé toute mon année malgré les influences informatiques.

La seule exception que j’ai posé fut pour la création d’un grand recueil de toutes les données « essentielles » sur document texte des cours d’UE7 (dates, nombres-clefs, articles de loi…) au second semestre, qui m’a pris beaucoup de temps, mais qui pour le dernier mois de révisions, a été l’arme-clef de ma réussite en cette matière.

Il faut donc savoir sacrifier une partie de son temps de travail pour la construction de l’arche qui nous sauvera finalement lors du déluge de la fin de la PACES. Il faut anticiper, tout prévoir, juger le pour et le contre, les bénéfices, et les risques, il faut faire la balance, faire le juste choix, et travailler pour que toute notre organisation finisse par nous délivrer le jour du concours une avance implacable.

Manger : c’est très important. Ce que vous mangez est ce qui va faire que vous tiendrez, énergétiquement parlant. Il ne faut pas sacrifier la qualité de notre apport en nourriture, ou tenter de la réduire au maximum. Les féculents ne sont pas la clef, on ne peut pas seulement se nourrir de pâtes ! Durant mon année, j’ai mangé de tout, de manière équilibrée, je mangeais des fruits et légumes en bonnes quantités, des féculents, davantage le mercredi ou jeudi pour mon sport hebdomadaire, de la viande, en quantité raisonnable, pour l’apport de protéines, le maintien de la forme physique et de la musculature.

Mais j’ai eu la chance de ne pas habiter trop loin de chez mes parents, et de pouvoir revenir chaque weekend chez eux. Ils me préparaient mes repas de la semaine, qu’ils mettaient dans des boîtes, que je n’avais qu’à réchauffer au micro-ondes pour mes repas. On pourrait lever les sourcils et murmurer « assistanat » en voyant ce fonctionnement, mais cela étant dit, c’est encore une fois méthodologique.

Le temps passé à cuisiner est supprimé pour être remplacé par un temps pour travailler. Donc on oublie l’orgueil, la fierté, et si on peut se faire aider, « assister » par notre famille, il faut l’accepter, et même le demander. C’est aussi une clef de la réussite, qui ne fait pas partie du travail en soit, mais qui joue aussi un très grand rôle.

Ensuite, les Loisirs : ils sont très importants aussi, c’est eux qui permettent de ne pas « péter un câble » et de tenir jusqu’au bout de l’année. Il ne faut pas hésiter selon moi à se faire des petites pauses, de cinq minutes par exemple de temps en temps, même si c’est toutes les heures si notre concentration peine à se maintenir. pour ma part, j’en faisais davantage durant le mois de révisions – normal, la quantité de travail à ce moment-là est énorme, le temps de relaxation en conséquence doit donc être en équilibre et suivre.

Dans mes propres loisirs, je comptais surtout le sport, pour être exact, la musculation, que je pratiquais deux heures par semaine en période de cours, et une demie-heure par jour en période de révisions. Mais la notion de loisir dépend de chacun, de chaque caractère : pour certains, ce sera de la lecture, ou des films, d’autres des jeux vidéos, ou des sorties entre amies…
Les temps de loisirs doivent être présent, mais pas non plus envahissant, ils doivent être ponctuels, cadrés, maîtrisés, sinon, l’équilibre travail-détente va vite se rompre et le travail, perdre en importance.

Enfin, le Sommeil : une partie au combien importante aussi. Je n’ai jamais négligé mes besoins de sommeil, car pour ma part, si je sacrifie une partie de mon temps de repos, cela se reportera par la suite en perte notable d’attention et de capacité de travail et de réflexion. J’ai donc toujours donné une voie de priorité au sommeil, afin de toujours être en bonne forme.
Il faut arriver, encore une fois, à trouver le temps de sommeil qui nous convient, c’est-à-dire celui qui va nous revigorer, tout en ne nous bourrant pas non plus. Pour ma part, c’était environ huit heures. Huit heures, et c’était reparti.

Mais bien évidemment, lorsque je sentais que j’avais besoin de davantage, je me donnais davantage de temps pour dormir en reprogrammant mon réveil. Et ça, je ne l’ai jamais regretté.
Ainsi, en résumé, pour avoir une bonne méthodologie de travail, il faut se connaître, savoir ce dont on a besoin, ce dont on n’a pas besoin, connaître ses objectifs, être sérieux et pouvoir s’imposer des règles, des devoirs, mais aussi des droits que l’on suivra.

Faisiez vous des fiches ? Si oui comment ?
Mis à part en UE7 – Sciences humaines – je n’ai jamais fait de fiches. Je ne jugeais pas utile de faire des fiches sur des leçons dont, de toute manière, il fallait en savoir tous les détails.

Mais en ce qui concerne l’UE7, sachant qu’il y avait des centaines de pages de leçons sous format texte pur, et encombrés de très – trop – nombreux détails, il était là nécessaire pour moi de faire des fiches, ou je dirais plutôt, des dossiers-fiches, vu leur ampleur.
Il y avait un dossier pour chaque professeur d’UE7, et pour chacun, trois fichiers documents : un contenant toutes les dates des tous leurs cours, un deuxième contenant tous les nombres, et un dernier contenant tous les articles de loi, avec des surlignages pour les données sur lesquels les professeurs avaient bien insisté.

Cela fait donc une multitude de fichiers à composer, et le temps pour les faire est très conséquent, mais le bénéfice que j’en ai retiré l’était également, et m’a permis, je le sais, de devancer de nombreux concurrents le jour J.

Avez vous travaillé seul(e) ? En groupe ?
Au tout début de l’année de PACES, j’ai essayé de travailler avec mes amis à la BU – Bibliothèque Universitaire – mais je n’arrivais pas à me concentrer comme je le voulais. J’ai donc travaillé durant mon année, seul chaque après-midi, dans mon appartement.
Je retrouvais mes amis pour les cours et le Tutorat.

Travailliez vous à la bibliothèque de votre université ou chez vous ?
Je travaillais chez moi, à mon rythme, sans influences perturbatrices extérieures.

Etiez vous au tutorat de votre fac ou dans une prépa privée ? Pourquoi ? Que recommandez vous ?
J’étais inscrit au Tutorat de ma Faculté, un choix que je ne regrette en rien. La première raison de ce choix est le prix : environ 70€ pour l’année – pour couvrir les frais papier et encre – contre 2200€ ou plus pour une prépa privée.

Ensuite, ce que je trouve très positif dans le cadre du Tutorat, c’est que l’on reçoit les conseils de deuxièmes années qui ont vécu ce que l’on vit, et qui savent comment procéder ainsi pour réussir. Ils donnent des méthodes, leurs techniques, leurs secrets.
Ils savent comment nous sommes psychologiquement, et savent trouver les mots pour soutenir, remonter le moral, nous pousser à avancer.

Je ne suis pas sûr que les professeurs en prépa sachent gérer cela, mais je laisse la place au doute, ne l’ayant jamais expérimentée. Mais je sais que des amis qui sont allés en prépa ont apprécié, car ces institutions cadrent bien davantage les étudiants que le Tutorat, qui demande plus d’indépendance. Et certains se sentent mieux, cadrés.

Pour ma part, étant très indépendant, le Tutorat a été parfait, mais à chacun de faire ses choix, notamment selon l’ampleur de son porte-monnaie.

Etiez vous bien classé aux colles du tutorat et/ou de la prépa privée ?
Au Tutorat, je n’ai jamais vraiment cherché à être le meilleur, d’être dans les premiers aux colles. Je me fixais toujours pour objectif d’avoir la moyenne ou plus, sans me comparer vraiment aux autres.

Aviez du retard dans vos cours ? Si oui, comment le gériez vous ?
Durant toute mon année, j’ai toujours tout fait pour ne pas avoir de retard sur mes cours. J’apprenais l’après-midi les cours du matin. J’ai eu quelques fois un peu de retard, mais je le rattrapais toujours, le plus souvent grâce au weekend – et pas en travaillant davantage dans la journée, et la nuit, car il faut savoir dire « stop ».

Par contre, à noter : il ne faut JAMAIS se dire que l’on rattrapera le retard d’apprentissage que l’on a durant le mois de révisions ! Le mois de révisions est, comme le nom l’indique, un temps de RÉVISIONS. Les cours doivent avoir été vus et appris par au moins un premier grand passage minutieux avant cette période.
Les seuls personnes que j’ai connu qui étaient dans l’optique de rattraper tout leur retard durant leur mois de révisions ont fini expulsé de la PACES donc… C’est un conseil juste, je pense.

Quel était votre rythme de travail ?
Mon rythme de travail était régulier, rythmique, organisé. Je prenais mon temps pour apprendre, je ne passais pas sur les leçons à la « va-vite ». Mais si je passais trop de temps, que la lassitude me gagnait, j’arrêtais d’apprendre la leçon et je la prenais le lendemain – cela concernait surtout l’anatomie, qui était une matière si dense que je découpais souvent l’apprentissage du cours en deux parties, une pour le jour même, et une pour le lendemain.

Il faut savoir gérer son travail, accepter ses limites, tout en n’abandonnant pas. Il faut être méthodologique.

Dans quel état d’esprit étiez vous pour réussir ? Esprit compétition ? Altruiste ?
Intérieurement, j’étais en compétition avec les autres, mais j’étais extérieurement ouvert pour donner des conseils à ceux qui peinaient, qui hésitaient sur la conduite à tenir, du haut de mon expérience de simple primant.

Je n’hésitais pas à donner mes avis méthodologiques, si cela pouvait aider. Je n’étais pas de ces personnes qui n’ont que le classement en tête et des rivaux en ligne de mire. Je voyais des humains, qui comme moi, ont des limites, et qui peuvent avoir besoin d’un bras qui les relève s’ils peinent à se maintenir debout.

Vous étiez plutôt stressé(e) ou plutôt décontracté(e) ?
Durant l’année, j’étais plutôt décontracté. Le fait de n’avoir qu’une « grosse masse » d’épreuves à chaque fin de semestre était pour moi moins stressant – du moins jusqu’à arriver à quelques jours du concours – que durant le lycée où il y avait régulièrement des contrôles, des devoirs à rendre…

En PACES, il n’y a pas de contrôles – si l’on exclue les colles du Tutorat qui sont facultatives – mis à part les épreuves, et cela permet, je pense, de pouvoir mieux se concentrer durant toute la période de travail.

Quelle attitude aviez vous en cours théorique ? Concentré(e) ou dispersé(e) ?
J’étais toujours concentré en cours, sauf évidemment, durant quelques moments où l’attention se relâche, ce qui est naturel. Mais être bien concentré en cours permet de suivre le cheminement du professeur, sa logique, et ainsi de mieux comprendre la leçon, de mieux l’intégrer par la suite lors de son apprentissage, et parfois, de repérer les points sur lesquels certains professeurs insistent, parfois presque imperceptiblement, et qui peuvent sous-entendre une tombée au concours.
Il est donc indispensable d’être bien attentif.

Comment preniez vous vos cours ? Sur ordinateur ? Sur papier ? Avec un dictaphone ?
Durant l’année, j’ai pris chacun de mes cours à la main, je n’ai jamais utilisé mon ordinateur. Mais pour ce qui est des cours d’anatomie, j’utilisais mon appareil photo pour les prendre.

Vous serviez vous des annales pour réviser ?
Je me suis servi des annales durant les mois de révisions, mais pas pour réviser spécifiquement. Je passais beaucoup de temps à apprendre les cours, et je finissais par les annales, pour finir d’incruster les données dans ma mémoire par la mise à l’épreuve des connaissances.
Je travaillais par contre davantage mes annales pour les QCMs faits par certains professeurs qui mettent chaque année des questions de même type.

Comment était organisée votre journée ?
Durant les semaines de cours, mon programme de la journée était réglé presque comme du papier à musique : je me levais à 7h00, je déjeunais, je me préparais, puis je prenais le bus à 7h35. J’entrais dans la Faculté dix minutes plus tard, je m’installais avec mes amis dans l’amphithéâtre pour discuter un peu avant le début du cours.

Les cours étaient entre 8h00 et 9h45 puis après une pause entre 10h00 et 11h45. Je partais ensuite de la Faculté assez rapidement pour avoir le bus qui passaient quelques minutes plus tard pour pouvoir être chez moi à 12h00.
Entre 12h00 et 13h30 était ensuite ma pause de la journée : je me laissais le temps de manger calmement, de prendre un café et de me détendre tout en regardant deux épisodes de série.
Puis je travaillais entre 13h30 et 18h30, et à cette heure, je prenais mon vélo pour rejoindre la Faculté, aller dans un amphi avec les amis pour parler un peu et se détendre avant le Tutorat qui commence à 19h15.

Ensuite, à la fin du Tutorat, qui pouvait se déterminer à 21h30 maximum, je rentrais en vélo à mon appartement, puis mangeais en regardant un épisode, me douchais, et si j’avais le temps, je révisais un brin avant de dormir. Et c’était reparti.

Les fluctuations de ce programme rigide : avec mes amis, on tournait toutes les semaines pour réserver les places dans l’amphithéâtre.
Lorsque c’était mon tour, je me levais donc toute la semaine à 6h00. Et le jeudi, je partais de chez moi à 15h45 pour aller à la salle de musculation du campus, d’où j’en repartais vers 18h30 pour retourner directement à la Faculté pour le Tutorat.

Quels seraient vos conseils pour les futurs étudiant(e)s en PACES ?
Je dirais qu’il est indispensable de savoir ce que l’on veut, d’être motivé. Pardon… VRAIMENT MOTIVE.

Il faut avoir envie de tout donner, d’utiliser toute son énergie et tout son temps pour avoir l’année, il faut accepter de sacrifier ses sorties entre amis, ses temps sociaux, il faut accepter le fait que ce qui va accompagner toutes ses journées, tous ses weekends, ce sont les leçons et leur interminable contenu dense.

Travailler tout le temps, ne pas se relâcher, se cadrer, s’organiser, se graver une méthodologie fiable et efficace dans son cerveau et tous ses actes pour que les choses que l’on met en oeuvre pour bien apprendre deviennent des automatismes, purement et simplement.

Le fait de se dire que l’on veut avoir la PACES en une année est aussi extrêmement important. Si l’on se dit que l’on a éventuellement la possibilité de redoubler, les efforts pour avoir l’année seront certainement bien diminués, et la motivation, affaiblie. C’est pour cela que du début, à la fin de l’année, je suis resté dans l’optique d’avoir mon année en « un coup », pour ne pas à avoir à perdre une année à revoir des cours aucunement essentiels, servant juste à faire le tri. Et cela a marché.

Qu’est ce qui vous a fait réussir selon vous, par rapport aux autres étudiants ?
Malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux face à l’apprentissage des cours en PACES, qui sont envoyés dans la figure des étudiants de manière peu ingurgitable. Il faut arriver à tout assimiler, et surtout, à pouvoir le ressortir sans problème, dans le détail le plus strict, et sans confusion.

C’est extrêmement difficile pour certains, aisé pour d’autres, mais cela, nous n’y pouvons rien. Pour palier cela, la seule arme efficace est une méthodologie et une motivation à toute épreuve. Tout doit être cadré et instauré dans une logique sans faille d’obtention de l’année.

Pour ma part, j’ai la chance d’avoir une bonne mémoire, un esprit critique et logique qui m’ont permis, en plus d’une méthodologie très planifiée et d’une volonté d’avoir mon année tenace, de tenir jusqu’au bout et de finalement, réussir.

Pour terminer, comment avez vous trouvé cette première année des études de santé ?
Pour essayer de rester sur des notes positives, disons que ce fut une bonne expérience, qui m’a appris à me regarder dans un miroir, à jauger mes erreurs, mes avancées, ce que je suis et ce que je peux être pour pouvoir arriver à mes fins.

Cette année m’a permis de mesurer ma volonté et ma motivation, mais également de me dépasser, psychologiquement premièrement, mais aussi physiologiquement – mon temps de sommeil récupérateur par nuit s’est par exemple réduit de deux heures.

Que pensez vous du site www.reussirmapaces.fr ?
Je pense que c’est un site qui permet aux futurs étudiants en PACES ou étudiants déjà plongés dans l’année de prendre quelques repères, de s’informer, de se rassurer, de se conforter, pour pouvoir partir du bon pied.

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