Concours PACES au Parc des Expositions de Bordeaux

La PACES est la case obligatoire pour devenir médecin, pharmacien, sage-femme ou dentiste.
Année sanctionnée par un Numerus Clausus ridicule face à un nombre d’étudiants de plus en plus grand, les échecs sont donc malheureusement très nombreux. Nous sommes tous d’accord pour décrire le concours PACES comme étant inadapté (trop porté sur la mémoire…) et non sur le gout médical ou l’empathie avec le malade qu’a l’étudiant. Ce système de sélection est vieillissant et montre aujourd’hui (et depuis longtemps) ses limites.

La motivation de réformer est aussi financière ! En effet, la location d’hangar(s) par les universités pour faire passer les concours, la mise en place d’un couteux matériel vidéo pour suivre un cours depuis plusieurs amphithéâtres différents… coute cher.
Pour contrer ce « gâchis humain », des mesures ont été prises par certaines facultés :

La mise en place de passerelles

Les facultés de Paris Descartes (P5), Paris Diderot (P6), Bobigny (P13) et de Saint-Etienne on adopté un système de passerelle où un étudiant inscrit dans une licence de l’université puisse suivre en même temps des UEC (unités d’enseignement complémentaires) à caractère médical (anatomie, physiologie…). Ainsi, quand l’étudiant aura validé sa licence, il pourra se présenter devant un jury pour intégrer un parcours médical (médecine, pharma, maïeutique ou odonto) directement en 2ème année !

«Les élèves devront avoir validé les unités d’enseignement complémentaires, mais ils seront avant tout jugés sur leurs résultats dans leur domaine d’origine, que ce soit de la biologie ou du droit», explique Frédéric Dardel, président de l’université Paris Descartes.
Ce dispositif permet à un plus large panel de personnes de pouvoir réussir médecine car les statistiques montre bien que ceux qui n’ont pas eu de mention au bac ont peu de chance de réussir la PACES.
Ce système favorisera des étudiants au profil plus littéraire de pouvoir intégrer une deuxième année dans une des quatre filières médicales.

Enfin, si le jury refuse sa candidature, l’étudiant continuera dans le domaine de sa licence (vers un master…).
Les UEC seront mise en place à la rentrée 2014 et les premiers élèves à utiliser cette passerelle intégreront médecine à la rentrée 2015.
Le nombre de place accordé par ces passerelles sera bien sûr limité par un pourcentage (allant de 5% à 30%) du NC (Numerus Clausus) de la fac.

La PACES supprimée à la faculté d’Angers

En effet, la faculté supprimera la PACES dès la rentrée universitaire de 2015 pour laisser place à un parcours pluridisciplinaire : la licence « plurisanté ». Une fois validé sa L1, l’étudiant pourra accéder aux épreuves d’admission écrites et orales pour intégrer directement une filière médicale en deuxième année. Ainsi 75% du NC leur sera réservé et les 25% restants permettront à ceux qui ont échoué de retenter leur chance après un troisième semestre de licence plurisanté.
S’il échoue, l’étudiant pourra intégrer une autre L2 via un système d’équivalence. Ceci permet donc d’éviter aux étudiants de devoir en cas d’échec (reçu collé-collé) de devoir recommencer à zero leurs études.

Admission en deuxième année avec une L1 ou L2 à Rouen et Strasbourg

C’est la licence « science pour la santé » que la faculté de Rouen va mettre en place à la rentrée 2014, mais ici parallèlement à la PACES. Un certain nombre d’élèves de ce parcours conduisant à des professions paramédicales pourront rejoindre une filière médicale (après étude du dossier et entretient). Le nombre de places sera limité par un pourcentage du numerus clausus de la faculté.

Strasbourg permettra à quelques étudiants ayant validé une licence « science du vivant » de rejoindre médecine, pharma, maïeutique ou odonto. La validation d’une L2 de chimie sera également possible pour intégrer pharma.

Ces réformes suivent celles de 2009 afin de diminuer le taux d’échec de la PACES. Elles en sont encore à leurs débuts et une fois en application, seront pour la plupart en phase de test. Cependant, la tendance sera à leur généralisation dans les années à venir afin de permettre à un plus grand panel de profil d’intégrer une deuxième année dans une filière médicale et de diminuer le taux d’échec via un système d’équivalence et de réorientation plus performant.

(Mandar alias Armand. J.)

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