Le métier

La mission principale du chirurgien dentiste est de soulager les douleurs dentaires, réparer, et embellir les sourires de ses patients.

Equipé d’appareils très coûteux et à la pointe de la technologie, il traite les maladies des dents, des gencives, et des mâchoires. 
          

 Après avoir posé un diagnostic, il élimine une carie, consolide une dent, soigne un abcès dentaire, pose une prothèse ou un implant tels que des bridges, couronnes, ou dents sur pivot. Il fait des piqûres dans les gencives pour anesthésier, pose des pansements et des plombages, il est amené à extraire des dents, et à pratiquer de véritables actes chirurgicaux comme la réparation d’une fracture de la mâchoire ou la réalisation d’une greffe osseuse, ou de gencive par exemple. Il effectue également des radiographies, et prescrit des médicaments. 

          

Il peut avoir à gérer des tâches administratives s’il travaille en libéral. Il a aussi un rôle de conseil et de prévention en matière d’hygiène bucco dentaire.

Il peut par exemple proposer d’effectuer un détartrage afin de prévenir les risques de problèmes dentaires. Son inscription à l’ordre national des chirurgiens dentistes est obligatoire pour exercer la profession. 

         

 On compte environ 40 000 chirurgiens dentistes en France. Etant donné le nombre important de praticiens qui doivent partir à la retraite ces prochaines années, cette profession a besoin de jeunes diplômés.

 Environ 90 % des chirurgiens dentistes exercent dans un cabinet privé. Beaucoup d’entre-eux s’associent avec des confrères afin de diminuer leurs charges, et amortir leurs investissements coûteux en matériel. Les autres, exercent dans des hôpitaux, centres de soins, ou encore au service de santé des armées. 

         

 Le chirurgien dentiste doit sans cesse se former et s’adapter à l’évolution des techniques et des appareils de soins. 
         

S’il travaille en libéral, son salaire varie en fonction de l’importance de sa clientèle, et de ses honoraires. Il peut gagner entre 3000 et 6000 euros bruts par mois. Sinon, s’il est salarié, il gagne entre 2800 et 3500 euros bruts par mois. 
      

 Enfin, il peut se spécialiser en orthodontie ou parodontie, chirurgie orale et médecine bucco-dentaire, mais également devenir enseignant-chercheur ou cadre de la fonction publique hospitalière.

  • Le prérequis

Le chirurgien dentiste doit avoir le sens de l’écoute, être résistant physiquement, rassurant, minutieux, très habile de ses mains, attentif, curieux car il doit approfondir en permanence ses compétences et acquérir de nouvelles techniques de soins, et enfin, avoir un bon niveau en sciences.

  • Les études et diplômes

 En odontologie, les études, qui durent entre 5 et 8 ans après la PACES, s’articulent autour de 3 cycles avec des enseignements théoriques et pratiques.

 

La 2ème année ou PCEO 2

Au cours de la 2ème année du 1er cycle (PCEO2), les étudiants – qui se retrouvent dans des promotions plus réduites qu’en 1ère année – approfondissent les enseignements généraux et découvrent les matières odontologiques.

 L’enseignement devient très pratique. En début d’année, ils effectuent un stage infirmier de 4 semaines, destiné à les initier aux techniques de soins, à l’hygiène hospitalière et aux gestes de premiers secours. C’est le premier contact avec le monde hospitalier.

 L’arrivée en 2ème année est un vrai changement de rythme. Les étudiants découvrent que la formation est basée sur des travaux pratiques, d’entraînement et de répétition.

Ils s’exercent par exemple sur des simulateurs qui représentent une tête, appelés un « fantôme ». « C’est ce qui m’a intéressé. On s’exerce sur des moules en résines, on soigne des fausses caries… Dès le début des études, c’est du concret », se réjouit Pierre. Marie se souvient d’avoir été surprise par la quantité de travail : « Reconnaître les dents, savoir les traiter, faire des cavités, apprendre à travailler avec un miroir et donc à l’envers… C’était intéressant mais ce n’était pas évident. » D’autre part, de 100 à 150 heures de stages cliniques d’initiation aux fonctions hospitalières sont prévues, dans des centres de soins, d’enseignement et de recherche dentaire ou dans les services d’odontologie des établissements hospitaliers.

Les cours suivis concernent des matières médicales comme l’anatomie générale et cervico-céphalique, l’histologie et embryologie de la cavité buccale, la bactériologie et la parasitologie, la biochimie, la physiologie générale, l’immunologie, l’oncologie, la génétique, la sémiologie, etc. Tout ce qui a été vu en 1ère année est appliqué à des problèmes bucco-dentaires.

Les étudiants abordent aussi des disciplines cliniques spécifiques à l’odontologie comme l’odonto-pédiatrique, la médecine et la chirurgie buccale et la parodontologie, la prothèse, l’orthopédie dento-faciale. Vous avez également des matières à la frontière de la chimie, de la physique et de la biologie comme les biomatériaux, discipline qui donne les clés pour choisir les matériaux à utiliser en fonction du cas clinique. Le passage dans l’année supérieure est subordonné à la validation des enseignements théoriques, dirigés, pratiques, obligatoires et optionnels, mais aussi à la validation des stages.

 Les 3ème, 4ème et 5ème années

En DCEO1 (1ère année du 2ème cycle des études odontologiques), les enseignements cliniques ou stages constituent la moitié du volume horaire total des enseignements. Les matières médicales étudiées sont dans la continuité des années précédentes, mais pour l’odontologie de nouveaux cours apparaissent. La DCEO2 est un grand pas pour les étudiants, qui réalisent enfin des actes sur des patients.

Pendant ces 2 premières années du 2ème cycle, des stages de participation hospitalière dans un service d’odontologie, des stages hospitaliers hors des services d’odontologie, comme des services d’urgences, d’anesthésie-réanimation, de cancérologie ou chirurgie maxilo-faciale, sont prévus. En 5ème année, un stage d’initiation à la vie professionnelle chez un chirurgien-dentiste, d’une durée d’au moins 25 demi-journées, est également organisé. Le passage en 3ème cycle est subordonné à la validation des enseignements et à l’obtention du certificat de synthèse clinique et thérapeutique organisé à la fin de la 3ème année du 2ème cycle.

6ème année ou internat ?

2 choix s’offrent aux étudiants pour le dernier cycle de leur formation. Soit ils optent pour un cycle court, d’une durée d’1 an, qui mène au diplôme de docteur en chirurgie dentaire et à l’exercice autonome de la profession ; le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire est délivré aux étudiants ayant validé l’ensemble des enseignements et soutenu leur thèse avec succès.

 Soit ils choisissent l’internat en odontologie, qui dure 3 ans et est accessible sur concours national. Les étudiants peuvent s’y présenter en 5ème année ou en 6ème année de leurs études. L’internat prépare à une carrière hospitalo-universitaire et permet d’obtenir l’attestation d’études approfondies et le titre d’ancien interne en plus du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire. À noter qu’une fois diplômés, les chirurgiens-dentistes peuvent se spécialiser dans 3 domaines grâce à l’internat national :

Orthopédie dento-faciale

Diplôme d’études spécialisées en orthopédie dento-faciale
Certificat d’études cliniques spécialisées mention orthodontie (CECSMO)
Afin de corriger les dysharmonies dento-maxillo-faciales, les problèmes de positionnement dento-maxillaires et les problèmes d’occlusions. Cette spécialité prépare à l’obtention du DESODF (Diplôme d’Études Spécialisées en Orthopédie Dento-Faciale).

Chirurgie orale

Diplôme d’études spécialisées en chirurgie orale
Afin de réaliser des actes de chirurgie orale et maxillo-faciale plus lourds. Cette spécialité prépare à l’obtention du DESCO (Diplôme d’Études Spécialisées en Chirurgie Orale) et est également accessible aux internes en médecine par l’intermédiaire des ECN. À la fin de l’internat, les chirurgiens qu’ils soient issus d’odontologie ou de médecine ont le même diplôme et les mêmes compétences.

Médecine bucco-dentaire

Diplôme d’études spécialisées en médecine bucco-dentaire
Afin de prendre en charge des patients à risque, porteurs d’une ou plusieurs pathologie(s) lourde(s), de diagnostiquer des pathologies bucco-dentaires et de gérer les conséquences de pathologies générales sur la sphère oro-faciale. Cette spécialité prépare à l’obtention du DESMB (Diplôme d’Études Spécialisées en Médecine Buccale).